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Kyle Gass Band – s/t

oshy_25042015_Kyl_Gas_BanLE KYLE GASS BAND (KGB) est un supergroupe rock américain originaire de Los Angeles. A l’initiative de ce projet, vous trouverez bien Kyle Gass connu pour sa carrière au sein de TENACIOUS D ainsi que Mike Bray derrière le micro et à la guitare également, le guitariste John Konesky (TENACIOUS D), le bassiste Jason Keene et le batteur Tim Spier. Le quintet est né en janvier 2011 quand Gass a reçu la proposition d’ouvrir pour Mike Campbell, le guitariste de Tom Petty and the Heartbreakers. Ce premier album éponyme date de 2013 mais Steamhammer – SPV en assure désormais la sortie européenne.

A l’écoute de ces dix chansons, une vérité s’impose d’entrée. Les cinq musiciens sont des professionnels accomplis, appliqués et sérieux, mais ils se font ici surtout plaisir et prennent tous un pied dingue à proposer un rock classique mais franchement inspiré. Rien de bien nouveau sous le soleil si ce n’est des chansons courtes et bien calibrées avec de l’épaisseur et de la chaire. Le propos se veut d’une simplicité enfantine mais le feeling et le savoir-faire mis en œuvre ici force le respect. Du très calme « Bro Ho » aux énergétiques « Our Job To Rock » ou « Manchild » tout fleure bon le bel ouvrage et les plaisirs rock immédiatement accessibles. Les compositions se veulent assez courtes et directes, pas de chichis ou de masturbations techniques ici. Les trois guitaristes s’en donnent à cœur joie, en électrique ou bien en acoustique et je tire mon chapeau à Mike Bray qui assure une prestation remarquable. Sa voix est chaude, expressive et il met beaucoup d’ardeur et d’énergie chanson après chanson. Cela donne envie de s’intéresser à son autre groupe, BAND OF BIGFOOT, où il endosse le rôle de « The Abominable Frontman ».

Même si n’habitez pas à quelques encablures des plages californiennes, cet album du KYLE GASS BAND se transforme rapidement en bande-son idéal de votre prochain barbecue ensoleillé dans le jardin. Une bière à la main et entourés d’amis, vous vous laisserez tranquillement bercer par le rock des américains. En concert aussi, l’expérience promet d’être intéressante. Il y a d’ailleurs des chances qu’ils passent près de chez vous si vous habitez outre-Rhin, sinon ne les ratez pas lors de la saison des festivals. OH YEAH !

Oshyrya (7,5/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2015

Tracklist (39:28 mn) 01. Manchild 02. Dying Day 03. Bro Ho 04. Our Job To Rock 05. Tremendous 06. Ram Damn Bunctious 07. Questionable 08. Getting The Band Back Together 09. Road Chops 10. Gypsy Scroll

The Leather Nun – Whatever

oshy_25042015_Th_Leath_NuOn ne va pas se mentir, je ne sais pas si c’est le temps nuageux et le déjeuner du midi qui ne passé pas mais j’ai rarement eu aussi peu envie de m’attaquer à la chronique d’un album. Mêmes les daubes machincore qui nous polluent les oreilles à longueur de temps promettent plus de fun que ce nouvel album des suédois de THE LEATHER NUN. En fait si, je sais ce qui me met ainsi de mauvais poil. Là n’est pas l’essentiel mais quand même, qui a eu l’idée de proposer une pochette aussi déplorable ? Le niveau zéro de la créativité. Comme les futurs paquets de cigarettes, les Suédois semblent prôner les pochettes d’album neutres.

THE LEATHER NUN Késako la plupart d’entre vous demande ? Pareil pour moi, inconnu au bataillon. Et pourtant, après recherchent il semble (les labels ayant l’art de l’hyperbole) que ce groupe possède un statut culte dans le petit monde rock. En tout cas, ils ne sont pas arrivés jusqu’à moi. Formé à Göteborg en 1979, THE LEATHER NUN frappe à l’époque le public par son cocktail original fait de garage rock mâtiné de touches gothiques et indus. Ils se font un nom surtout en Grande-Bretagne aux côtés des RAMONES, THE CLASH ou THE CULT. En 1991, l’album Nun Permanent devient leur plus gros succès. La banqueroute de leur label amènera finalement à la dissolution de THE LEATHER NUN en 1995. En janvier 2014, Les suédois remettent le couvert et rentrent à nouveau en studio pour la première fois depuis vingt-trois ans. Voici le résultat, un cinquième album titré Whatever.

Si je voulais être méchant, je dirais pourquoi avoir relancé la machine si cela débouche sur cet album sympathique mais guère plus. A part jouer sur la nostalgie des leurs fans transis, je vois mal la nouvelle génération s’enthousiasmer pour ces chansons. « All Those Crazy Dreams » se veut gentillettes, mélange de rock pas transcendant et de mélodies vocales faciles chantées avec un nonchalance certaine par Jonas Almqvist. Dans son interprétation, le timbre de voix de ce dernier évoque parfois Bono (U2), en moins bien quand même. Les choses s’améliorent un peu avec un « Outside My Window » montrant un peu plus d’épaisseur et une ligne mélodique musicale autrement plus convaincante. Mais la répétition ad nauseam de la phrase type finit par fatiguer. Sur la longueur, Whatever laisse un drôle d’impression, le sentiment d’écouter un album rock vieux d’au moins deux ou trois décennies. Le choc temporel surprend et laisse un goût un peu vieillot dans la bouche. Un presque-vieux comme moi pourra apprécier ici ou là quelques chansons ou mélodies lui rappelant sa jeunesse ou son adolescence mais cela ne durera qu’un temps. Et puis encore une fois, la façon de chanter d’Almqvist ne donne pas franchement envie d’aller plus loin.

Les motivations à l’origine de ce retour me semblent toujours bien obscures. THE LEATHER NUN reprend son chemin là où il l’avait laissé eu milieu des années 90 mais entretemps, bien de l’eau a passé sous les ponts. Ces chansons à la croisée des chemins entre THE MISSION et JOY DIVISION invoquent des temps révolus depuis bien longtemps. Quitte à se faire un revival, autant prendre les albums de l’époque, ceux de THE LEATHER NUN compris. En 2015, Whatever sonne un peu passéiste, presque rétrograde.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Wild Kingdom – Sound Pollution / 2015

Tracklist (53:43 mn) 01. All Those Crazy Dreams 02. Outside My Window 03. Dancing in the Rain (I´m in Love) 04. Red Hot Gwen 05. Godtherapy 06. Just Like a Dream 07. Star (Yes You Are!) 08. Not Afraid 09. Mainstream 10. For the Love of Your Eyes 11. Another Rainy Day 12. Candyass

oshy_24042015_Starsic_SysteIl semble que les succès et le buzz créés par des groupes de rock moderne américains comme ALTER BRIDGE, SIXX AM ou SHINEDOWN aiguise les appétits et crée de nouvelles vocations de ce côté-ci de l’Atlantique. Les italiens de STARSICK SYSTEM font partie de cette meute affamée et pas dénuée de talent qui tente de concurrencer les locomotives cités ci-dessus. Le projet est né en 2012 de l’alliance entre des musiciens expérimentés ayant déjà fait leurs armes dans de nombreux groupes. Citons la présence ici du chanteur et guitariste Marco Sandron (PATHOSRAY, EDEN’S CURSE, FAIRYLAND), la bassiste Valeria Battain (SYRAYDE), le lead guitariste David Donati (SYRAYDE) et enfin le batteur / producteur Ivan Moni Bidin (PATHOSRAY, ASHENT, SYRAYDE…). Ajoutez à cela de nombreux guests et vous aurez une idée assez précise de qui se cache derrière ce drôle de nom.

Pour pouvoir faire bonne figure, STARSICK SYSTEM devait relever un défi de taille: compenser des chansons très fortes, accrocheuses, brillantes aux refrains imparables et très rapidement mémorisables. Ces qualités font la force des grands groupes américains qui font souvent preuve d’un talent et d’un professionnalisme sans faille. Dès les premières secondes, le pied doit être à fond sur l’accélérateur et la pression ne doit pas être relâchée jusqu’au bout. En tout cas telle était les données du problème pour STARSICK SYSTEM. Et disons que les italiens méritent quelques louanges de ce côté-là. Sans atteindre la maestria de leurs influences, Daydreamin’ contient son lot de chansons de caractère, rapides, hyper mélodiques à même de plaire aux plus exigeants. Les compositions se doivent d’être très ramassées, optimisées au maximum pour maximiser leur impact. C’est en majorité le cas ici, le groupe fait preuve de son savoir-faire pour aligner des riffs à la fois consistants et techniques complétant harmonieusement mélodies et refrains accrocheurs. La touche américaine dans le son et le production est évidente mais cela reste plutôt bien fait. Le groupe a aussi fait attention de varier son propos en utilisant différentes ambiances et tempos tout au long de ces chansons. Histoire d’ajouter du buzz à la sortie de ce premier disque, STARSICK SYSTEM a pu compter sur l’aide de membres d’ELVENKING et ASHENT ainsi que sur une contribution sur le titre « Strong » du stakhanoviste Alessandro Del Vecchio (EDGE OF FOREVER, HARDLINE, LEVEL 10…).

En prenant un peu de recul, l’impression laissée par l’écoute attentive de Daydreamin' reste plus que positive. Le quatuor est très expérimenté et cela s’entend. Ils s’y connaissent pour composer avec efficacité et talent. Il reste quand même un sacré fossé entre eux et les ALTER BRIDGE et SIXX AM mais les transalpins n’ont pas à rougir. Il faudrait parvenir à atteindre les radios rock outre-Atlantique pour espérer se faire une petite place au soleil là-bas. C’est malheureusement quasi mission impossible.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2015

Tracklist (47:10 mn) 01. Start Again 02. Spit It Out 03. Believe 04. Tomorrow 05. Interlude 06. Pull The Trigger 07. Don’t Fly Away 08. Let It Go 09. Last Goodbye 10. Strong 11. Back In time 12. Daydreamin’