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oshy_20042015_Sloven_WorlNous avons souvent tendance à l’oublier de nos jours mais la musique reste plus que jamais une affaire de patience et de passion. A l’heure où des labels font et défont des groupes en quelques semaines, il est toujours salvateur de rappeler qu’un son, un caractère et une identité artistique prenne du temps pour naître et gagner en maturité. Nos compatriotes de SLOVENLY WORLD sont bien conscients de l’importance de ce chemin et progresse étape par étape. Créé en 2008 au Creusot, Le quintet mettra quatre ans pour accoucher en 2012 d’une première sortie, un EP appelé Alternate Ending. Après une cinquantaine de dates en France pour mieux se faire connaitre, le groupe sort en février 2014 Between Clouds and Earth son premier album et compte bien profiter de toutes les opportunités possible pour le défendre sur scène près de chez vous.

SLOVENLY WORLD ne cache pas apprécier des groupes comme MACHINE HEAD, SLIPKNOT et GOJIRA et cela se comprend aisément à l’écoute de ces dix chansons. La démarche s’avère être très proche, un mélange de style varié mais toujours bien rentre-dedans, bourré d’énergie, de colère et d’agressivité. Le quintet n’amuse pas la galerie et enchaine les offensives avec efficacité. Le disque débute sur les chapeaux de roue et la minute d’introduction de « My Livid Look on the Cross » fait office de calme avant que la tempête ne se déchaine. L’approche est résolument moderne, les riffs de guitares à la fois véloces et techniques tranchent dans le vif bien soutenu par une section rythmique basse/batterie au diapason. SLOVENLY WORLD n’a pas cherché midi à quatorze heure, l’impact se doit d’être direct et immédiat. Les chansons se veulent sans chichi, très resserrées pour atteindre en quelques secondes leur plein potentiel. Cela tabasse sec mais la victime est plus de consentante. Un mot également sur le chant de Florian Tribollet. Amis poètes, passez votre chemin, le monsieur ne s’économise pas et crache avec entrain ses poumons. Et pourtant sa prestation est loin d’être monolithique. Il varie beaucoup son chant principalement hurlé mais n’hésite pas à passer dans un registre chant clair quand cela s’avère nécessaire.

Les français risquent d’en impressionner plus d’un grâce à un Between Clouds and Earth solide et bien exécuté. Le son reste assez brut mais cela ne dessert pourtant pas ces compositions. On devine que les frnaçais ont fait avec le smoyens du bord et pourtant, la forme rejoint le fond. Cette production un peu « râpeuse » souligne encore plus la subtile violence de SLOVENLY WORLD. Reste maintenant à transformer l’essai sur scène, mais pour cela, nous leur faisons toute confiance.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2014

Tracklist (43:22 mn) 01. My Livid Look on the Cross 02. My Last Tears 03. Is this Reality 04. Venom 05. Between Clouds And Earth 06. Am I Still Alive 07. PILLS 08. Black Mirror 09. Heads or Tails 10. In the White Sand

Papa Roach – F.E.A.R.

oshy_22042015_pap_roacLeur récent séjour en France a quand même dû faire drôle aux américains de PAPA ROACH. Autant ils jouissent d’une grosse popularité outre-Atlantique autant leur succès reste plus confidentiel bien qu’assez respectable dans l’hexagone. En effet, tout le monde ne peut pas prétendre se produire à l’Olympia comme eux. Il était amusant de noter la cohue et l’intérêt auprès de la gente féminine généré par son chanteur Jacoby Shaddix à la sortir du studio d’enregistrement de l’énorme TV. On a la classe ou on ne l’a pas et eux il semble en être pourvu. Soulignons le professionnalisme et la gentillesse des musiciens qui se pliés aux divers séances photos avec leurs fans.

Face Everything And Rise (F.E.A.R.) est déjà quand même le huitième album des métalleux américains. Le groupe entre en studio le 4 février 2014 afin de se lancer dans la création d'un nouvel album pour une sortie fin janvier 2015. Le groupe parle lui-même d’un album féroce et dingue. A l’écoute de ce F.E.A.R. il semble que nous n’ayons pas tout à fait la même définition de ces deux termes. Le métal pas trop énervé proposé par les californiens restent quand même très sage et vise à plaire à un très large public en Amérique du Nord. Le quatuor, comme ses fans, a vieilli et montre un vrai savoir-faire et un talent certain pour pondre à la chaine des chansons accrocheuses et très mélodiques. On ne vend pas plus de vingt millions millions de disques sans posséder ce petit je-ne-sais-quoi qui est capable de soulever l’enthousiasme des foules. Disons que depuis Infest en 2000, PAPA ROACH semble s’être un peu assagis, nous somme depuis bien longtemps plus dans une veine nu/rap métal comme au début. On entend toutes les ficelles et tous les trucs qu’ils mettent en œuvre et pourtant ça marche encore. Difficile de résister et de ne pas au moins secouer la tête et taper du pied à l’écoute de « Face Everything and Rise » avec son mélange entre boucles électro et grosses guitares ou encore ce "Gravity" qui voit Shaddix partager le micro avec Maria Brink d’IN THIS MOMENT. Business avant tout et on croirait alors presque entendre EVANESCENCE. Aucun doute, ils devraient pouvoir en vendre par palettes entières.

Dans l’ensemble, F.E.A.R. apparait être un peu moins abouti et convaincant que son prédécesseur, The Connection (chronique ici). Rien de bien grave je vous rassure, avec les moyens mis à leur disposition et leur talent, PAPA ROACH livre un album plus qu’honnête qui devrait atteindre une bonne place dans les charts nord-américains. En ce qui concerne la vieille Europe, la tâche va s’avérer plus ardue mais les californiens ne rechignent pas à prendre leur temps. Ils acceptent de démarrer en bas, de creuser leur trou patiemment. Une belle preuve d’intelligence.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Eleven Seven Music / 2015

Tracklist (42:38 mn) 01. Face Everything and Rise 02. Skeletons 03. Broken as Me 04. Falling Apart 05. Love Me Till It Hurts 06. Never Have to Say Goodbye 07. Gravity (featuring Maria Brink of In This Moment) 08. War Over Me 09. Devil 10.Warriors (featuring Royce da) 11. Hope for the Hopeless (Bonus) 12. Fear Hate Love (Bonus)

oshy_23042015_Strea_of_PassArjen Lucassen (AYREON, THE GENTLE STORM) est un homme doué et consciencieux. Il a, au cours du temps, planté bien des graines qui, pour certaines, on su fleurir et donner vie à de bien beaux projets. STREAM OF PASSION fait partie de ces aventures réussies. Marcela Bovio, la chanteuse mexicaine solide capitaine de ce navire, serait en colère à la lecture de cette introduction et la référence éternelle à Lucassen alors qu’elle qui sue sang et eau pour faire avancer son groupe. Mais reconnaissons que ce dernier lui a mis le pied à l’étrier en associant son nom au groupe mais s’il n’a contribué au premier album avant de les laisser s’envoler de leurs propres ailes. Toujours entourée de sa garde rapprochée néerlandaise, la chanteuse et violoniste mexicaine mène son petit bonhomme de chemin et nous présente son quatrième album, A War of Our Own. Le groupe reste stabIe avec des musiciens présents dans le groupe depuis de nombreuses années maintenant dont le bassiste Johan van Stratum fidèle depuis les débuts en 2005. ll s’agit du premier depuis leur départ de l’écurie Napalm Records et a été entièrement financé par les fans via une campagne de crowdfunding sur Indiegogo.

Le groupe n’a pas changé de philosophie depuis ses débuts. Il continue d’exceller dans un métal progressif assez classique dans la veine des WITHIN TEMPTATION ou autres DELAIN. La continuité avec par exemple Darker Days sorti en 2011 est totale. Les chansons s’enchainent avec naturel et une certaine grâce. Il faudrait être difficile pour ne pas trouver ces chansons charmantes à défaut d’être absolument géniales. Les bataves conservent des standards très élevés et livrent la marchandise attendue par les fans. Le tout est très pro, consciencieux et plaira avant tout aux souscripteurs de leur crowfunding et à leurs fans en général. Musicalement cela tient bien la route et Bovio n’a plus rien à prouver au niveau de la qualité de sa prestation. Les claviers continuent d’occuper une place de choix et tissent de jolies mélodies, les refrains s’avèrent sympathiques à défaut d’être toujours supers accrocheurs. Les guitares ne sont pas en reste et apporte une touche d’agressivité salvatrice. Le groupe évite l’écueil de proposer des titres à rallonge et a plutôt favoriser les chansons courtes autour des trois ou quatre minutes. Cela suffit pour assurer le développement des différents thèmes mélodiques sans tomber dans la démonstration stérile.

Mais depuis 2005 et leur premier album, Embrace the Storm, la marché a changé et ne compte plus les groupes européens qui évoluent dans le même registre que STREAM OF PASSION. La concurrence est devenue plus rude que jamais et les néerlandais peinent à tenir le rythme et le niveau des meilleurs. La nouvelle garde montre les dents et fait preuve d’une inventivité et d’une innovation supérieure. Les espagnols de DIABULUS IN MUSICA m’ont par exemple franchement plus convaincu. A War of our Own reste une album tout à fait agréable à écouter mais il lui manque un petit plus, un supplément d’âme qui lui permettrait d’atteindre les sommets. Et face aux sorties pléthoriques qui tombe chaque mois, cela ne pardonne pas. Terminons en vous rappelant l’information suivante: vous pouvez en ce moment même indirectement applaudir Marcela Bovio lors de la tournée THE GENTLE STORM puisqu’elle intervient en support d’Anneke van Giersbergen. Les relations avec la galaxie Lucassen (encore lui) doivent donc être toujours au beau fixe.

Oshyrya (07/10)

 

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PIAS – Rough Trade / 2014

Tracklist (59:22 mn) 01. Monster 02. A war of our own 03. The curse 04. Autophobia 05. Burning star 06. For you 07. Exile 08. Delirio 09. Earthquake 10. Secrets 11. Don't let go 12. Out of the darkness 13. The distance between us (digipack bonus track)