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Stargazery – Stars Aligned

oshy_15022015_StargazeJe ressors très déçu de mes lectures sur la toile concernent l’économie finlandaise. Vous trouverez à longueur de page de longs exposés sur Nokia, Kone ou Patria mais rien sur la contribution de la scène heavy métal locale sur la balance commerciale du pays. Cet oubli inexcusable devrait faire rougir de honte les contributeurs de Wikipédia. Ne croyez-vous pas que les STRATOVARIUS, NIGHTWISH, CHILDREN OF BODOM, HIM, SONATA ARCTICA, WINTERSUN, SENTENCED, MOONSORROW, ENSIFERUM, KORPIKLAANI FINNTROLL ou encore APOCALYPTICA font rentrer un paquet d’euros à Helsinki ? Parmi ces contributeurs à la santé économique de leur pays, STARGAZERY tente de se faire une place grâce à son nouvel album, le deuxième, Stars Aligned. En effet, les finlandais ne sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils comptent déjà Eye On The Sky paru en 2011 déjà chez Pure Legend Records à leur tableau de chasse.

Mené de main de maître par le guitariste Pete Ahonen, STARGAZERY reprend son chemin sur des bases similaires à celles inaugurées sur Eye On The Sky. On ne change pas une recette qui gagne et heavy métal mélodique des finlandais pourrait en surprendre plus d’un. Si vous aimez les mélodiques accrocheuses, les guitares lumineuses et les claviers omniprésents vous ne pourrez que succomber à Stars Aligned. Les influences des maîtres du genre comme RAINBOW ou le BLACK SABBATH période Tony Martin sont évidentes mais STARGAZERY a su développer une identité et un son qui lui appartiennent. Les chansons sont plutôt courtes et calibrées autour des quatre minutes pour un impact maximum. Les finlandais n’ont pas cherché à inutilement complexifier leur musique, les mélodies restent simples, accessibles, sublimées par des refrains accrocheurs et facilement mémorisables. Le chanteur Jari Tiura (ex-MSG) porte une lourde responsabilité, devant donner du corps à ces compositions mais il s’acquitte avec talent de sa tâche. Avec des brûlots comme « Voodoo », les finlandais flirtent avec les sommets. Un léger petit côté suranné, très années 80, saura également faire vibrer la fibre nostalgique de certains d’entre vous. Rien à redire sur le plan technique, chacun des musiciens fait preuve d’un solide professionnalisme et la production du disque rentre dans le standards européens.

On devine la scène finlandaise féconde en matière de hard rock et métal sans qu’aucun genre ne soit complétement oublié. STARGAZERY contribue à cette richesse en reprenant les vieilles recettes afin de les mettre au goût du jour. Rien de révolutionnaire là-dedans mais un talent évident à accoucher de titres accrocheurs à même de procurer de bons moments aux plus exigeants.

Oshyrya (07/10)

 

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Pure Legend Records / 2015

Tracklist (51:42 mn) 01. Voodoo 02. Angel of the Dawn 03. Missed the Train to Paradise 04. Invisible 05. Absolution 06. Academy of Love 07. Painted Into a Corner 08. Dim the Halo 09. Bring Me the Night 10. Hidding 11. Warrior's Inn 12. Dark Lady 13. Tumma Nainen (Special Bonus)

Tanzwut – Freitag der 13.

oshy_15022015_TanzwuLe Diable est de retour. Je vous rassure, la rédaction de Métal Chroniques ne tourne pas sataniste (666 the number of the Beast !) mais nous saluons ici du le retour des allemands de TANZWUT avec déjà un nouvel album après le encore récent Eselsmesse (chronique ici). Teufel et ses amis semblent vouloir battre le fer tant qu’il est chaud et proposent donc treize nouvelles chansons. Ils poursuivent sur le rythme effréné d’un album par an inauguré avec Höllenfahrt (2013).

Comme de tradition, les allemands ont favorisé des titres courts et pêchus. Il ne faudra pas chercher midi à quatorze heure, soit vous adhérerez de suite soit vous resterez insensibles aux beautés teutonnes. Les chansons sont courtes, entre trois et quatre minutes, et se veulent immédiatement accessible avec des mélodies simples et des refrains attrayants. TANZWUT se rapproche ici plus que jamais d’un IN EXTREMO avec ces grosses guitares martiales et cette cornemuse omniprésente comme sur « Brot und Spiele ». Les allemands donnent à leur public du pain et des jeux mais dans une ambiance plus médiévale que romaine antique. Le groupe continue à louvoyer entre deux tendances, ils affichent un visage clairement folk médiéval sans négliger cette touche indus. Le chant assez fort, puissant et en allemand de Mike "Teufel" Paulenz évoquera forcément Das letzte Einhorn. TANZWUT persiste et signe dans cette veine Neue Deutsche Härte. Les tentations plus électro se font plus discrètes même si vous trouverez çà et là des réminiscences comme sur un « Freitag der 13. » assez EISBRECHER et OOMPH! Dans l’esprit. Tous ces mélanges sont plutôt gouteux et harmonieux si l’album perd alors de la cohérence dans son ensemble. Freitag der 13. souffre d’un petit effet patchwork qui finit par le desservir. La qualité est au rendez-vous mais il y a ici franchement de quoi se perdre. On passe sans cesse du moyen (« Spielzeugland » et « Die Zeit heilt alle Wunden ») au bon (« Brot und Spiele » et « Ohne Sünde ») et le plaisir d’écoute souffre de cette inconstance.

Teufel et ses petits camarades se complaise dans une certaine schizophrénie à force de vouloir faire cohabiter des influences très variées. Au sein de Freitag der 13. Vous trouverez à la fois du TANZWUT et du CORVUS CORAX. Ce constat brouille la cohérence du message et finit par desservir le groupe. Malgré de très bonnes choses, je me suis senti perdu dans cet album.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (49:21 mn) 01. Brot und Spiele 02. Brüder im Geiste 03. Freitag der 13. 04. Spielzeugland 05. Die Zeit heilt alle Wunden 06. Ohne Sünde 07. Der Zeitdieb 08. Niemals mehr 09. Des Teufels Braut 10. Vorbei ist Vorbei 11. Spiegelkabinett 12. Bis der Morgen graut 13. Wenn wir untergehen

oshy_15022015_WhyzdAlors que je fouillais sur internet à la recherche d’informations en préparation de la rédaction de cette chronique, je tombais sur des chroniques dithyrambiques, que dis-je, hagiographiques célébrant le génie de nos compatriotes de WHYZDOM avec ce nouvel album, Symphony for a Hopeless God. Eh bien permettez-moi de vous dire que ce disque ne manque sans doute pas de qualité mais mélanger chauvinisme et rédaction de chronique ne s’avère jamais être une bonne idée. Une grande partie de la presse métal outre-Manche s’est décrédibilisée à force d’encenser au-delà du raisonnable le moindre groupe originaire de la Perfide Albion. Ne tombons pas dans le même piège, nous finirions par tous passer pour des cons. L’inverse est vrai, ce n’est pas parce qu’un groupe est français que le résultat est forcément moins bon que les autres.

Cette bonne résolution en tête, il est temps de revenir à nos moutons et donc à ce troisième opus des parisiens de WHYZDOM après From The Brink Of Infinity (2009) et Blind? en 2012. Autant le premier nous avait beaucoup déçu (chronique ici) autant le second s’était avéré franchement convaincant (chronique ). Fort de cette vague très positive, les français se sont remis au travail pour accoucher de ces onze nouvelles compositions. Et ils ne sont pas moqués de nous via, comme d'habitude avec eux, une galette bien remplie. Plus de soixante minutes au compteur quand même; il va falloir assurer. Cette abondance ne devrait pas nuire si la qualité est au rendez-vous. On remarquera que le groupe continue de changer de chanteuse comme de chemise. Après Telya Melane, Clémentine Delauney et Elvyne Lorient, entre en scène depuis 2013 Marie Rouyer.

WHYZDOM est resté fidèle sa démarche Métal Symphonique inaugurée sur ses précédents opus. Dès les premières secondes de « While The Witches Burn », l’auditeur croira aisément l’argumentaire du label qui affirme que nos compatriotes ont encore poussé un peu plus loin leur concert de métal philharmonique. Nous ne dirons rien de cette ridicule manie de créer des étiquettes essayant de faire croire qu’un groupe fait preuve d’une grande innovation pour nous concentrer sur la musique. La continuité avec Blind? est évidente même si WHYZDOM a voulu être ici encore plus ambitieux en n’hésitant pas à en faire des tonnes en matière d’orchestrations et de chœurs. Reconnaissons que cette entreprise est menée avec un talent certain même si parfois l’indigestion guette devant tant de fioritures et de guimauve. Et c’est un fait de Luca Turilli qui vous dit cela !

Si on prend un peu de hauteur, dans sa globalité, les parisiens ont pêchés par excès de zèle. A force de rajouter encore et encore des couches ils ont perdu de vu leur objectif de proposer une musique riche bien sûr mais surtout attrayantes. Avec tant de circonvolutions, la ligne mélodique risque d’échapper même au plus téméraire et le plaisir d’écoute finira par en pâtir. Saluons le travail réalisé sur les orchestrations, cela a dû souvent représenter au beau cauchemar, de l’horlogerie de précision. Mais je ne peux m’empêcher de trouver que WHYZDOM a en trop fait, délayant à l’excès la majorité des chansons alors qu’il fait preuve d’une rare efficacité quand il prend une option plus simple et directe comme sur « Don’t Try To Blind Me ». Tous les musiciens offrent de belles performances. Marie Rouyer derrière le micro s’en tire avec les honneurs même si son accent français reste encore trop présent à mon goût. Sa devancière avait été plus convaincante. Joli travail au niveau de la production avec un son à la fois puissant et limpide rendant grâce au travail réalisé sur les chœurs et les orchestrations. Symphony for a Hopeless God a été produit par Vynce Leff et enregistré, mixé et masteries au Powermania Studio de Paris avec l’assistance de Mathieu Gillon (120dB Studio).

Ne nous voilons pas la face, Symphony for a Hopeless God est un album sérieux, tout à fait recommandable pour les fans de métal symphonique. Je reste quand même déçu face aux espoirs générés par un Blind? plus convaincant sur la durée. A trop vouloir en faire, WHYZDOM s’est un peu éparpillé et a perdu nettement de son charme. Il faut de tout pour faire un monde et nous ne prétendons pas détenir la vérité mais les notes faramineuses de certains de nos confrères nous laissent quand même perplexes. WHYZDOM a malheureusement régressé depuis Blind? et semble avoir bien des difficultés à combler son retard face aux ténors du genre.

Oshyrya (07/10)

 

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Scarlet Records / 2015

Tracklist (68:19 mn) 01. While The Witches Burn 02. Tears Of A Hopeless God 03. Let’s Play With Fire 04. Eve’s Last Daughter 05. Don’t Try To Blind Me 06. The Mask 07. Asylum Of Eden 08. Waking Up The Titans 09. Theory Of Life 10. Where Are The Angels 11. Pandora’s Tears