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oshy_08022015_Seriou_BlackSERIOUS BLACK se présente comme la nouvelle merveille sur Speed/Power Métal outre-Rhin, un super groupe qui rassemble une expérience impressionnante et de sacrées personnalités. Le succès a intérêt à être au rendez-vous sous peine de voir l’aventure rapidement prendre fin. Officiellement ce sont tous des amis animés d’une même passion mais chacun des membres traine aussi derrière lui un passé parfois sulfureux. A vous de juger si je vous dis que SERIOUS BLACK compte dans ses rangs : Roland Grapow (MASTERPLAN, ex-HELLOWEEN), Thomen Stauch (ex-BLIND GUARDIAN), Mario Lochert (EMERGENCY GATE, ex-VISIONS OF ATLANTIS), Dominik Sebastian (EDENBRIDGE), Jan Vacik (ex-DREAMSCAPE) et enfin Urban Breed (ex-TAD MOROSE, ex-BLOODBOUND). Reconnaissons que tous ces noms représentent une belle brochette de talents mais une aussi beaucoup d’ex qui ont parfois eu du mal à se fondre dans un collectif.

Le savoir-faire est évident et s’entend au bout de quelques secondes. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces et à SERIOUS BLACK à composer des titres solides à fois accrocheurs et puissants avec des rythmes et des ambiances variés. Le super brillant « High and Low » un peu STATOVARIUS dans l’esprit répond ainsi à un « Akhenaton » plus posé et orientalisant. L’histoire officielle dit qu’il s’agit d’un effort collectif des musiciens sans que les égos individuels ne rentrent en jeu. Difficile de complétement y croire, on se dit que ces chansons portent quand même nettement la patte de Grapow et Lochert. Mais avoir la musique c’est bien mais une voix pour l’interpréter c’est encore mieux. Le choix s’est alors porté sur Urban Breed malgré que ce dernier habite outre-Atlantique. Le suédois est un chanteur confirmé qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux groupes. Il assure une solide prestation ici et insuffle une belle énergie à ces chansons. L’album s’écoute avec naturel et plaisir et aucune faute de goût n’est à déplorer. Tout n’est pas génial, on sent bien que SERIOUS BLACK a joué la sécurité et passe parfois en pilotage automatique. Mais le savoir-faire est indéniable et la pilule passe finalement assez facilement.

Si je voulais être mauvaise langue je dirais que SERIOUS BLACK a encore tout a prouvé et que les allemands sont attendus au tournant sur la pérennité du groupe. Le scénario « Bisounours » officiel pourrait rapidement tourner au vinaigre et connaitre le funeste destin d’un autre super groupe, SYMFONIA. Nous surveillerons cela de près, en attendant As Daylight Breaks reste un album de qualité, solide et sérieux.

Oshyrya (7,5/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (41:44 mn) 01. I Seek No Other Life 02. High and Low 03. Sealing My Fate 04. Temple Of The Sun 05. Akhenaton 06. My Mystic Mind 07. Trail Of Murder 08. As Daylight Breaks 09. Setting Fire To The Earth 10. Listen To The Storm 11. Older And Wiser

Orden Ogan – Ravenhead

oshy_08022015_Orde_OgaIl est étrange de constater que les allemands d’ORDEN OGAN semble peiner à se faire un nom dans notre pays malgré des albums de qualités et des tournées incessantes sur nos terres. Espérons que ce 2015 change cette triste constatation alors que nos amis publient un nouvel album, Ravenhead, que voici et qu’ils se produiront au moins deux fois dans la capitale avec HAMMERFALL ces jours-ci et avec POWERWOLF à l’automne.

Ravenhead enfonce le clou et renforce encore l’impression très positive laissé par son prédécesseur, To The End (chronique ici), publié en 2012. Bien sûr la bande de Seeb ne révolutionne par le petit monde du Power métal mais ils abattent continuent de progresser en proposant des chansons résolument classiques mais très puissantes, mélodiques et franchement bien foutues. Si vous aimez les GAMMA RAY et autres HELLOWEEN, difficile de résister à un « The Things We Believe In » du précédent opus ou encore au premier single extrait de Ravenhead, « F.E.V.E.R. ». Et puis leurs tenues de scènes empruntées aux accessoiristes des films Mad Max en feront sourire plus d’un, les musiciens eux-mêmes avant tout. Seeb le chanteur et guitariste assure avec classe ses deux casquettes et il démontre un vrai talent pour pondre à la chaine des hymnes forts et fédérateurs. Et les bougres travaillent durs enchaînant les tournées éreintantes et les sorties d’albums à un rythme régulier, tous les deux ans. Ils restent pour beaucoup dans l’hexagone des seconds couteaux et pourtant ils peuvent désormais légitimement aspirer au statut de groupe confirmé.

Ce nouvel album commence sur les chapeaux de roue avec une intro instrumentale grandiloquente à souhait avant que les choses sérieuses ne débutent vraiment avec une succession de brulots comme le groupe sait les proposer. Les guitares claquent et tranchent, soutenues par une grosse section rythmique avant que le chant de Seeb ne vienne ajouter le glaçage final. Je vous mets au défi de ne pas taper du pied et secouer la tête à l’écoute des premières chansons de ce disque. Les mélodies sont supers accrocheuses, les refrains font mouche et les chœurs apportent une emphase plus que sympathique. ORDEN OGAN reste très sage et applique la recette du parfait groupe Power métal mélodique mais le talent et la maestria sont bien au rendez-vous. Même les plus blasés, comme votre serviteur, salue et loue le travail des allemands.

La progression d’ORDEN ORGAN est impressionnante et les observateurs ne manquerons de remarquer que le groupe se bonifie année après année en engrangeant de l’expérience. Le groupe semble plus fort et solide que jamais puisque Ravenhead s’avère être un vrai travail collectif avec des contributions de chacun de ses membres. Ajoutez à cela une pochette soignée signé du célèbre Andreas Marschall et vous trouverez bien des raisons de prendre votre pied avec ce nouvel album.

Oshyrya (08/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (48:30 mn) 01. Orden Ogan 02. Ravenhead 03. F.E.V.E.R 04. The Lake 05. Evil Lies In Every Man 06. Here At The End Of The World 07. A Reason To Give 08. Deaf Among The Blind 09. Sorrow Is Your Tale 10. In Grief And Chains 11. Too Soon

oshy_08022015_Waver_Lie_NorWAVERLY LIES NORTH est un groupe Français originaire du Nord. Le projet est né de l’initiative des frères jumeaux Edouard et Julien Mehay (respectivement batteur et guitariste rythmique) qui ont souhaité d’entrée donner une orientation métal symphonique à cette aventure. Mais résumer leur musique à cette catégorie serait bien trop réducteur, ce serait passer sous silence les influences trash, heavy metal, musique classique et musique de film qui font tout le charme de la démarche de nos compatriotes. Pour mener à bien l’ambition de proposer un solide album, les frères Mehay ont su s’entourer d’une solide équipe composée d’Eric Pariche au chant (chanteur d’opéra officiant dans SUPERSCREAM et ex-DARJEELING), Jérôme Pecquery à la basse et Antoine Petit-Gas à la guitare lead. Audrey Escots, soprano, vient aussi donner un coup de main. Amateurs de beautés gothiques, à la fois sombres et virils, vous feriez bien de vous intéresser de prêt à ce A Soul in the Void.

Les premières minutes donne immédiatement le ton avec des rythmiques à la guitare à la fois agressives et techniques qui rappelleront à certains le jeu d’un Michael Romeo (SYMPHONY X). La dimension mélodique n’est pas oubliée avec des nappes de claviers omniprésents et un chant convaincant qui donne du caractère à l’ensemble. La musique est assez complexe tout en restant très accessible. J’ai aussi beaucoup pensé à ADAGIO en écoutant WAVERLY LIES NORTH même si l’option néo-classique est moins marquée et qu’Antoine Petit-Gas ne démontre pas la même maestria que Forté. Il n’en demeure pas moins un guitariste doué et talentueux qui imprime sa patte à la musique proposée. Vous ne trouverez pas de faute de goût sur A Soul in the Void tout fleure bon le perfectionnisme et le constant souci du détail du groupe. La composition s’est avérée longue et fastidieuse mais tout ce travail a porté ses fruits. Au niveau technique, rien à redire, le professionnalisme est évident. Malgré tout, tout en prenant du plaisir à l’écoute de cet album, j’ai ressenti une certaine frustration face à ces chansons. Il manque l’étincelle, le je-ne-sais-quoi qui fait la différence. Les titres peinent à durablement imprimer l’esprit de l’auditeur et il devra faire preuve d’une grande persévérance pour entrer complétement dans l’univers froid et bleuté de WAVERLY LIES NORTH. Contrairement aux deux groupes cités ci-dessus, la magie n’opère pas immédiatement et une fois l’album écouté, l’envie d’y revenir n’est pas immédiate.

A Soul in the Void confirme le sérieux du travail accompli et le potentiel du groupe. Tous les éléments sont là pour faire des miracles mais il manque encore au moins un ingrédient pour atteindre les sommets. La musique WAVERLY LIES NORTH reste encore un peu terne et manque de la flamboyance colorée des plus grands. Parions que, l’expérience aidant, la prochaine fois sera la bonne.

Oshyrya (07/10)

 

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Brennus Music / 2014

Tracklist (49:29 mn) 01. The Curse (lux in tenebris) 02 . A soul in the Void 03. Cherish no Hope 04. Labyrinth 05. Chimaera 06. Aria Nocturna 07. Gilded faith 08. Follow the river 09. Final