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New Found Glory – Resurrection

oshy_11012015_Ne_Fou_GlorResurrection est le huitième album studio du groupe de rock américain NEW FOUND GLORY. Ces derniers sont originaires de Floride et ont vu le jour en 1997. Ils ont émergés pendant la deuxième vague pop punk et ils ont rapidement été considérés comme un des leaders de ce genre aux côtés de groupes comme BLINK-182. Le titre du disque est loin d’être anecdotique puisque ce disque est le premier enregistré en tant que quatuor après le départ majeur du guitariste et parolier Steve Klein, un des fondateurs. Il ouvre aussi une nouvelle ère avec la signature avec le label indépendant Hopeless Records à la fin de leur contrat avec Epitaph Records.

L’annonce en décembre 2013 de Klein a fait l’effet d’une bombe parmi les fans de NEW FOUND GLORY. Ce qui se cache réellement derrière ces « différences personnelles » restent encore un mystère. L’avenir du groupe était posé même si ses membres ont rapidement annoncés lui chercher un remplaçant puisque le projet d’enregistrer un nouveau disque se faisait plus prégnant. Point de remplaçant pour le moment mais un nouvel album sous le bras, Resurrection.

Après dix-huit ans de carrière, NEW FOUND GLORY n’allait pas changer son fusil d’épaule. Le punk très accrocheur, mâtiné d’influences pop, hardcore et rock alternatif reste plus que jamais d’actualité. On sent bien que les musiciens souhaitent proposer des hymnes rock composés pour être chantés à tue-tête lors de fêtes ou soirées où l’alcool coule à flots. Si vous êtes amateurs de cette vague pop punk de la fin des années 90, vous retrouverez aisément vos petits et des structures familières. Convaincus de l’adage que « plus on est de fou, plus on rit », NEW FOUND GLORY n’a pas hésité à inviter quelques camarades sur ce disque comme Scott Vogel de TERROR ou encore Anthony Raneri de BAYSIDE. Et pour une fois, un album originaire de ce courant musical ne dépasse pas difficilement la demi-heure. Avec ces quarante-trois minutes au compteur, Resurrection fait figure de bon élève. Mais bien conscients des nécessités du music business outre-Atlantique, le quatuor a fait bien attention de calibré ses chansons autour des trois minutes pour maximiser ses chances d’être diffuser sur les radios.

Très gentil et radio-friendly, ce huitième album ne jurera pas dans la discographie du group et perpétue la tradition d’un rock punk / hardcore / pop très accessible et mélodique. Resurrection est programmé pour plaire et connaître le succès en Amérique du Nord, malgré son côté très sympathique, le potentiel est beaucoup moins radieux au niveau de la vieille Europe, hors Grande-Bretagne. Pas sûr que cela empêchent de dormir nos amis.

Oshyrya (06/10)

 

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Hopeless Records / 2014

Tracklist (42:49 mn) 01. Selfless 02. Resurrection (featuring Scott Vogel of Terror) 03. The Worst Person 04. Ready and Willing 05. One More Round 06. Vicious Love 07. Persistent 08. Stories of a Different Kind 09. Degenerate 10. Angel 11. Stubborn (featuring Anthony Raneri of Bayside) 12. Living Hell 13. On My Own (featuring Brendan Yates of Turnstile)

Nickelback – No Fixed Address

oshy_04012015_NickelbJe ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter le groupe de rock canadien NICKELBACK qui a eu son heure de gloire chez nous il y a déjà quelques années de cela (The Long Road leur quatrième opus publié en 2003). Et en bon mouton de Panurge, je bien avouer aussi ne pas m’être intéressé au groupe depuis qu'il n'apparait (presque plus) sur nos écrans. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit. Mais je vous rassure, le groupe va très bien sans moi (nous) et suit une très belle carrière outre-Atlantique.

A force de chroniquer des groupes publiés sur des labels métal européens, on oublie parfois l’efficacité et le savoir-faire des majors outre-Atlantique. No Fixed Address, le huitième album des canadiens, vient rappeler avec éclat que le business musical nord-américain est d’une effrayante efficacité. Dès les premières secondes le constat est évident, NICKELBACK livre avec brio la marchandise attendue et tant la forme que le fond sont d’une séduction redoutable. Dès les premières secondes de « Million Miles an Hour » ou de « Edge of a Revolution » la messe est dite. Son pachydermique, gros riffs, mélodies simples mais ultra-travaillées et refrain catchy au possible. Il faut se faire violence pour ne pas taper du pied et secouer la tête. Les canadiens ont déjà fait la preuve depuis longtemps qu’ils savent pondre des tubes en puissance à la chaine mais la magie fonctionne toujours mêmes si ces hits commencent sérieusement à se ressembler. La consanguinité c’est mal ! Ajoutez à cela un potentiel certain pour être utilisé comme bande-son de tel ou tel blockbuster hollywoodien, des paroles fortes, fédératrices et la participation en guest d’un rappeur à la mode (Flo rida) et vous ratisserez large pour obtenir un succès (presque) assuré. Tout est calibré aux petits oignons avec des chansons tournant autour des trois maximum quatre minutes pour le plus grand bonheur des nombreuses radios rock.

Alors bien sûr, le groupe baisse progressivement en intensité et la moitié des titres présentés sont faciles et ne cassent pas trois pattes à un canard mais ce n’est pas grave le quota de tubes est atteint quand même. Et sur scène avec une débauche de lumières et une mise en scène soignée cela s’annonce encore mieux. Je le sais et pourtant je tombe dans le panneau, ils sont trop forts !

Oshyrya (07/10)

 

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Republic Records / 2014

Tracklist (43:07 mn) 01. Million Miles an Hour 02. Edge of a Revolution 03. What Are You Waiting For ? 04. She Keeps Me Up 05. Make Me Believe Again 06. Satellite 07. Get 'Em Up 08. The Hammer's Coming Down 09. Miss You 10. Got Me Runnin' Round (avec Flo Rida) 11. Sister Sin

oshy_04012015_On_Las_Sho“Métal poussiéreux” (Dust Metal), voici la sympathique expression qu’utilise ONE LAST SHOT pour caractériser sa musique. Et autant les étiquettes nous fatiguent bien souvent par le portnawak assumé des labels autant, dans le cas qui nous occupe, aujourd’hui ces deux mots conviennent admirablement bien à la démarche du groupe.

Le quatuor originaire de la région parisienne se fait plaisir en jouant ensemble la musique qu’ils aiment depuis 2012. Nos amis sont loin d’être des perdreaux de l’année puisqu’ils accumulent collectivement quelques belles années d’expériences à travers leurs activités passées ou présentes au sein de divers autres formations comme THE OUTBURST, CRACK OV DAWN ou SIN AND DEATH. Ils se présentent au grand public à travers cet EP cinq titres, First Gear.

Comme je le précisais en introduction, effectivement les compositions du groupe évoquent des paysages lourds et désertiques ou le sable et la poussière sont les rois. Ce rock / métal bourré de testostérone affiche de belles qualités et possède de quoi satisfaire les plus exigeants: riffs gorgés de feeling, grosse section rythmique et chant hargneux de rigueur. ONE LAST SHOT va vous prendre aux tripes dès le début et ne va plus vous lâcher pendant plus de vingt minutes. Ils ne réinventent rien de bien nouveau mais mêlent habilement les influences rock sudiste, métal, blues, punk ou encore stoner. Le tout mené à un train d’enfer, ne cherchez pas de balade ici, vous n’en trouverez pas. Au jeu des comparaisons, nous pourrions citer MOTÖRHEAD ou LYNYRD SKYNYRD mais ne voit là rien de restrictif tellement le panorama s’avère large. Les titres vont à l’essentiel sans perdre du temps en circonvolutions inutiles. Les soli et les breaks techniques et convaincants ne sont pourtant pas oubliés et en feront headbanguer plus d’un. Saluons le niveau technique des différents acteurs, ils envoient du bois ainsi que la qualité du son, la production est aux petits oignons. Ce n’est pas si fréquent pour un premier EP.

Avec First Gear, ONE LAST SHOT frappe un grand coup sur la scène française et se positionne très nettement parmi les groupes à suivre de très près. La suite logique serait bien sûr un album complet qui pourrait nous permettre de confirmer cette bonne impression. Attention cependant d’apporter une certaine variété au niveau des compositions pour ne pas lasser sur la durée d’un disque complet.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Just for Fun Records / 2014

Tracklist (21:52 mn) 01. Brawler 02. Skateboard Song 03. G.A.S 04. Headbangers 05. Prophesick