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Kattah – Lapis Lazuli

oshy_24112014_KattLa descente aux enfers et le long silence des parrains d’ANGRA aiguise bien des appétits au pays du Corcovado. Parmi ces jeunes loups, voici que s’amène KATTAH. Né en 2006, le groupe propose, selon le label, une approche qui sort des sentiers battus en mélangeant allégrement de très nombreux styles sur une base heavy métal. Ainsi, tout au long des différentes chansons, des touches arabisantes, slaves ou bien sûr brésiliennes infuseront la musique au travers des différentes atmosphères et rythmes. Leur premier album, Eyes of Sand en 2010, a été remarqué dans leur pays d’origine et leur a offert l’opportunité d’ouvrir pour ANGRA justement lors de la tournée européenne 2011 de ces derniers. Il fallait donc enfoncer le clou c’est bien l’objet de ce deuxième album, Lapis Lazuli.

Et avouons tout de suite que le premier contact avec KATTAH est loin d’être inoubliable. Le manque de relief, de saveur et d’attrait frappe assez rapidement. Les brésiliens connaissent le boulot mais il semble qu’ils jouent trop la sécurité et font preuve d’un manque flagrant de caractère. Le label nous annonçait monts et merveilles et l’auditeur se retrouve finalement avec un heavy métal déjà entendu des milliers de fois, un chanteur qui se prend pour Bruce Dickinson, en moins bien, et qui éprouve les pires difficultés à insuffler une âme à ces compositions d’une rare platitude. La mention du chanteur d’IRON MAIDEN n’est pas innocente car Lapis Lazuli a été produit par Roy Z qui a maint fois collaboré dans le passé avec le leader de la vierge de fer. L’Orient mystérieux reste quand même discret à part sur quelques chansons comme « Apocalypse ». N’imaginez pas trouver ici un disciple d’ORPHANED LAND. Avec KATTAH, cela tient plus du gimmick que de l’identité profonde.

Par une facétie du destin, nous venons de recevoir à la rédaction le nouvel album d’ANGRA qui doit sortir en début d’année prochaine. On pouvait craindre le pire et pourtant une première écoute ouvre bien des promesses. Et le contraste et saisissant avec leurs compatriotes de KATTAH qui font bien pâles figure avec un Lapis Lazuli convenu et assez ennuyeux. Le Calife peut dormir tranquille, le Grand Vizir n’est pas près de lui ravir son empire.

Oshyrya (4,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2014

Tracklist (55:41 mn) 01. Behind The Clay 02. Inside My Head 03. Apocalypse 04. Alpha Centaury 05. Vetus Espiritus 06. Rebirth Of Pharaohs 07. The Hidden Voice 08. Lapis Lazuli 09. A Capoeira 10. Land Of God 11. You Will Never Be Dead 12. Last Chance (Bonus Track)

Riot V – Unleash the Fire

oshy_24112014_RiLa carrière de RIOT a connu bien des hauts et des bas et les voici de retour pas seulement avec un nouvel album, Unleash the Fire, le quinzième mais aussi un line-up très remanié dû aux récents événements tragiques. Ce RIOT mark V donc voit l’arrivée de Todd Michael Hall en lieu et place de Tony Moore et surtout il s’agit là du premier album publié depuis la disparition du guitariste mythique du groupe, Mark Reale. Courage ou folie de poursuivre l’aventure sans lui, les fans jugeront.

Le précédent opus, Immortal Soul (chronique ici), qui avait marqué la renaissance du groupe, pouvait s’enorgueillir de biens des qualités et nous avions été alors convaincus dès les premières notes. C’est tout le contraire ici tant le premier contact avec Unleash the Fire surprend désagréablement. Tout sonne bien vieux, suranné. L’introduction de « Ride Hard Live Free » est tout simplement ratée avec un son de guitares qui nous ramène vingt ans en arrière et une production qui manque nettement de puissance et d’impact. Déjà la pochette de ce disque pouvait prêter à sourire pour son côté un peu naïf et cliché mais cette impression perdure une fois la touche play enfoncée. L’auditeur finira par s’habituer à cette production sans relief mais les compositions elles-mêmes ne seront aps capables de susciter l’enthousiasme.

Les gardiens du temple Mike Flyntz (guitares) et Don Van Stavern (basse) n’ont pas souhaité changer l’orientation du groupe et nous retrouvons donc douze titres power métal en cohérence avec les choix artistiques de RIOT depuis Thundersteel (1988). Mais malgré le sang neuf avec un groupe renouvelé au 2/5ème, à l’écoute, les américains sont restés bloqués au milieu des années 90. Unleash the Fire n’est pas mauvais mais cet album s’avère couvert de poussière. Le classicisme et la nostalgie ne sont pas mauvais par définition mais cette entreprise parait ici bien veine. Todd Michael Hall offre une belle prestation mais les chansons sont trop quelconques, pas assez catchy pour emporter notre adhésion.

Le label précise que les chanteurs Guy Speranza, Rhett Forrester et le guitariste Mark Reale sont en train de sourire depuis le paradis du rock n’roll constatant que l’héritage de RIOT brillera toujours. Je suis moins optimiste qu’eux, cela sent franchement le réchauffé et l’acharnement thérapeutique.

Oshyrya (05/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2014

Tracklist (55:41 mn) 01. Ride Hard Live Free 02.Metal Warrior 03.Fall from the Sky 04.Bring the Hammer Down 05.Unleash the Fire 06.Land of the Rising Sun 07.Kill to Survive 08.Return of the Outlaw 09.Immortal 10.Take Me Back 11.Fight Fight Fight 12.Until We Meet Again 13.Thundersteel (live) – Bonus Track

Megasonic – Intense

oshy_24112014_MegasonIl n’est pas franchement agréable de tomber sur la pochette de cet album des belges de MEGASONIC de bon matin. Il y a ici de quoi rapidement ressentir une intense nausée devant ces couleurs criardes et cette image pas très ragoutante. Espérons que l’habit ne fera pas le moine et que la musique nous réserve une plus agréable surprise.

A la lecture des informations transmises par le label, il semble évident que les trois larrons qui constituent MEGASONIC sont de véritables touche-à-tout incapable de ne mener qu’une activité de front. Pour un groupe peu connu, le DIY reste la règle mais Dimitri Verhoeven, Jeroen De Bock et Lieven De Wolf ont multiplié les contributions: deux d’entre eux se sont occupés des batteries, même chose pour les guitares ou encore les claviers. Cela aurait rapidement pu se transformer en joyeux capharnaüm. Heureusement, nos amis belges ont du métier et de l’expérience et ils ont dû éviter les principaux écueils. Ils ont surtout pu bénéficier du home studio de Jeroen De Bock pour passer autant de temps que souhaité sur ces chansons pour les peaufiner encore et encore.

Et MEGASONIC a mis les petits plats dans les grands pour frapper un grand coup. Après une petite intro assez incisive, l’offensive débute par un « Bombs Away » puissant et rentre-dedans. Les belges se sentent comme des poissons dans l’eau dans un Heavy Metal burné et pourtant pas dénué de finesse comme le prouve le soin apporté aux introductions comme sur « Demon’s Lust ». Vous aurez droit au grand spectacle avec chant en latin, chœurs virils et légères orchestrations. Les ingrédients utilisés ici sont bien connus des amateurs, grosses guitares, soli assassins, rythmes pachydermiques et chant très accrocheur. Ajoutez quelques touches de légèreté avec chœurs et claviers et vous obtenez un mélange séduisant sur le papier. Les influences sont très variées, la NWOBHM bien sûr mais aussi un peu de VAN HALEN, SAVATAGE ou UFO. Et la litanie pourrait encore être très longue tant MEGASONIC s’inscrit dans la tradition hard-rock / métal. Les compositions s’enchainent sans temps mort et le groupe montre son meilleur visage sur les titres les plus rapides. Les tentatives plus douces comme « Man in the Moon » peinent à convaincre et tombent à plat.

Pour un groupe sorti de nulle part, bien que les trois protagonistes aient déjà évolué dans le passé au sein de DAKOTA, MEGASONIC s’en tire avec les honneurs. Intense est un album solide et bien ficelé, bien enregistré avec un son clair et puissant. Quelques naïvetés et un manque certain d’originalité et de relief viennent assombrir un peu le tableau mais il fallait avant tout avoir le courage de se lancer. Gageons que le prochain opus démontrera de beaux progrès.

Oshyrya (06/10)

 

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Mausoleum Records / 2014

Tracklist (55:46 mn) 01. Sonic Tension 02. Bombs Away 03. Demon’s Lust 04. Witches Brew 05. Future Shock 06. Love Lost Love 07. Crash and Burn 08. Run for Cover 09. Raging Heart 10. Eye of the Storm 11. Man in the Moon 12. Down to Mexico 13. Does Your Mother Know