Le groupe de rock anglais GOD DAMN nous propose un avant-goût alléchant de son album à venir sous la forme d'une vidéo pour son single "Horus". Cette chanson sera disponible à la fin du mois chez One Little Indian Records. On va surveiller cela de très près:
Personne ne pourra contester que le fait que Neal Morse possède un véritable talent mais il faut constater que celui-ci s’exprime bien mieux une fois fondu dans un collectif. Autant la musique proposée à travers TRANSATLANTIC ou FLYING COLORS a souvent de quoi susciter l’enthousiasme des amateurs de douceurs progressives autant la carrière solo du multi-instrumentiste américain en laissera plus d’un de glace. Difficile d’y trouver le même souffle, le même enthousiasme comme si Morse jouait alors beaucoup trop la facilité.
Ce constat s’imposera une fois de plus avec Songs from November. Ce disque contient son lot de chansons sympathiques, légères mais elles ne risquent pas de laisser une trace très marquante dans l’esprit de l’auditeur. La lassitude et l’ennui arrive à vitesse grand V et il faut se faire violence pour avoir envie de relancer la touche play. Très doux, le rock proposé ici pourra plaire à un très large public et satisfaire la ménagère de moins de cinquante ans. La démarche et l’investissement chrétien de Morse est très respectable mais cela dégouline beaucoup et on tombe vite dans la bondieuserie très sirupeuse. Songs From November manque franchement de caractère et si le nom de Neal Morse n’apparaissaient pas sur la pochette, ce passerait très largement sous nos radars et nous ne nous en porterions pas plus mal. Comme fond sonore de la fête de charité du dimanche de l’église locale très bien, sinon passez votre chemin.
Les fans des anciens ou actuels groupes de Neal Morse ont peu de chance de trouver leur compte ici. Songs from November s’inscrit dans la carrière pop/rock chrétien de l’américain et aura bien du mal à dépasser ce cercle très spécifique aux Etats-Unis. Dans nos contrées, ces chansons feront sourire avant de rapidement ennuyer. Concentrez-vous sur le dernier FLYING COLORS, vous aurez nettement moins l’impression de perdre votre temps.
Tracklist (47:45 mn) 01. Whatever Days 02. Heaven Smiled 03. Flowers In A Vase 04. Love Shot An Arrow 05. Song For The Free 06. Tell Me Annabelle 07. My Time Of Dying 08. When Things Slow Down 09. Daddy's Daughter 10. Wear The Chains 11. The Way Of Love
Il est facile d’affirmer que Kavus Torabi, leader, maître à penser et fondateur du groupe KNIFEWORLD, est un original qui mène sa barque comme il l’entend sans trop s’intéresser à ce que peuvent bien penser les autres. Né d’abord comme un projet solo, cette aventure a pris la forme d’un véritable groupe à partir de l’été 2009. Pour son premier opus, Buried Alone – Tales of Crushing Defeat (2009), Torabi s’est chargé lui-même de la majorité des instruments et du chant, faisant appel à son carnet d’adresse pour le reste. Mais il s’entoure d’un véritable groupe pour mener à bien la tournée qui suit. Depuis, KNIFEWORLD aura proposé trois singles ou EPs avant ce deuxième véritable opus, The Unravelling.
Le ton est donné dès les premières mesures, seuls les plus audacieux sauront profiter de ce rock psychédélique bien barré. Votre serviteur n’a jamais réussi à rentrer dans l’univers foutraque des britanniques, à priori sans queue ni tête. Je dois sans doute être trop cartésien pour saisir la subtilité de ce qui pour moi s’apparente à un vaste fourre-tout, patchwork assez peu digeste entre différentes parties qui grand rapport entre elles. Il faut saluer la performance, difficile de savoir comme la britanniques travaillent pour s’y retrouver dans ce maelstrom. Les influences rock progressives et rock seventies sont assez évidentes et le pauvre naufragé pourra s’accrocher ici et là à quelques minutes de grâce comme une moule à son rocher. Mais l’océan aura toujours le dernier mot et l’auditeur finira irrémédiablement emporté dans ce tourbillon musical.
Amateur de douceurs progressives à la KING CRIMSON ou encore GENESIS période Gabriel, je me pensais armé pour faire face au défi posé par KNIFEWORLD. Je dois bien constater mon incompréhension devant un The Unravelling qui reste pour moi un mystère. Cet Objet Musical Non Identifié risque d’en épuiser plus d’un. Le labyrinthe KNIFEWORLD est encore loin de dévoiler tout son mystère.
Tracklist (45:23 mn) 01. I Can Teach You How To Lose A Fight 02. The Orphanage 03. Send Him Seaworthy 04. Don't Land On Me 05. The Skulls We Buried Have Regrown Their Eyes 06. Destroy The World We Love 07. This Empty Room Once Was Alive 08. I'm Hiding Behind My Eyes