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oshy_02032014_On_MachiVoici l’arrivée d’un petit nouveau sur la scène métal européenne, ONE MACHINE. Nous sommes cependant loin d’avoir en face de nous un perdreau de l’année tant ce groupe regroupe de très nombreuses années d’expérience. Sous ce nom se cache le nouveau projet de Steve Smyth dont la liste des groupes précédents ne peut qu’impressionner, jugez plutôt : TESTAMENT (en live), NEVERMORE, FORBIDDEN, DRAGONLORD ou encore VICIOUS RUMORS. Avec un tel CV, vous devinez qu’il ne s’est pas lancé dans le polka métal mais propose plutôt via ce premier disque, The Distortion Of Lies And The Overdriven Truth, un cocktail particulièrement rentre-dedans et épicé. Ayant au cours des années accumulé pas mal de chansons, il a voulu donné via à ce travail en montant un nouveau groupe.

Pour mener à bien ce projet, il s’en entouré d’une fine équipe, elle aussi très expérimentée. Au sein de ONE MACHINE, Smyth est accompagné de Mikkel Sandager (MERCENARY) derrière le micro, Jamie Hunt (BIOMECHANICAL) à la guitare, Tomas “O’Beast” Koefoed (MNEMIC) à la basse et enfin Michele Sanna à la batterie. Armé ainsi, le groupe possède le potentiel de faire de sacrés dégâts dans une veine power métal mélangeant allégrement les influences classiques et modernes. ONE MACHINE n’est pas là pour amuser la galerie et débute les hostilités sur les chapeaux de roue via un un titre éponyme très tranchant.

Et ce premier contact n’est pas des plus positifs tant la mélodie vocale me semble bancale et la musique inutilement bourrine et sans aucune finesse. Sandager a fait des merveilles avec MERCENARY mais il en fait ici des tonnes sans que cela sonne particulièrement bien. Les rythmiques pachydermiques et les quelques soli techniques de Smyth et Hunt peinent eux-aussi à convaincre. Et la suite ne s’avère pas être beaucoup plus convaincante. La puissance est là mais aussi bien les mélodies et les lignes vocales tombent presque systématiquement à côté de la plaque. The Distortion Of Lies And The Overdriven Truth s’apparente à un patchwork sans queue ni tête, un gloubi-boulga écœurant et indigeste. Un peu de simplicité dans ce maelstrom n’aurait pas été du luxe. Malgré plusieurs écoutes attentives, je ne parviens pas à trouver le fil conducteur de ces chansons et je me suis perdu corps et âme à chaque tentative.

Concernant ce The Distortion Of Lies And The Overdriven Truth de ONE MACHINE, je ne peux formuler que deux hypothèses: je n’ai rien compris au style et à la démarche du groupe ou cet album rate la cible de plusieurs milliers de km et se vautre lamentablement. Smyth et Sandager en fond des tonnes et scient avec entrain la branche sur laquelle ils sont assis. Ce disque me laisse perplexe…

Oshyrya (04/10)

 

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Scarlet Records / 2014

Tracklist (53:25 mn) 01. The Distortion Of Lies And The Overdriven Truth 02. Crossed Over 03. Kill The Hope Inside 04. Armchair Warriors 05. Defiance 06. One Machine 07. Into Nothing 08. Evict The Enemy 09. Last Star Alights 10. Freedom and Pain 11. *bonus track- I Don’t Care Anymore

Eldritch – Tasting The Tears

oshy_02032014_EldritJe me surprends année après année à constater que les italiens d’ELDRITCH continuent leur chemin contre vents et marées. Alors qu’ils avaient disparu de mon radar personnel depuis El Nino en 1998, je constate à la lecture de leur discographie qu’ils n’ont jamais cessé de travailler et ont publié avec une belle régularité un album tous les deux ou trois ans depuis leurs débuts. Respect pour ces presque vingt ans de carrière. Nos amis ne comptent pas d’arrêter en si bon chemin et proposent avec Tasting The Tears, un neuvième album.

On ne change pas de recette après toutes ces années et les transalpins restent fidèles encore une fois ici au genre métal progressif. Cette fois-ci, le groupe dans sa totalité a travaillé ensemble pour composer ces onze nouvelles chansons en mélangeant subtilement les influences de chacun de ses membres. Tout en restant dans une veine métal prog, les ELDRITCH n’a pas souhaité s’enfermer dans un carcan trop rigoureux. Les marques de fabriques sont toujours bien présentes: guitares puissantes, mélodies fortes et un niveau haut technique assumé. Ajoutez à cela de nombreuses touches de couleurs avec des influences hard-rock classique, thrash et une atmosphère parfois sombre, lourde. Les guitares mènent les débats mais elles sont intelligemment complétés par les claviers et une section rythmique au top. Depuis le début, Terence Holler (chant) et Eugene Simone (guitares) tiennent fermement la barre et ne dévient pas du cap fixé. Comme leur camarades, ils offrent tous les deux de très belles performance et la majorité des chansons de Tasting The Tears s’écoutent avec un vrai plaisir. Difficile de résister aux refrains de « Inside You » ou encore « Tasting The Tears ». . Le son est très bon. La production a été assurée par Eugene Simone aux ES Studios à Livourne alors que le mixage est l’œuvre de l’omniprésent Simone Mularoni (DGM) aux Domination Studios de San Marin.

ELDRITCH a tendance à se faire assez discret et pourtant ils ont toujours su conserver des standards musicaux très élevés. Sans réinventer la poudre, ils se repositionnent avec Tasting The Tears avec les groupes de métal prog qui comptent sur la scène européenne. Ce disque s’avère solide, sans faute de goût. Comme moi, vous avez peut-être sous-estimé ses dernières années ELDRITCH. Les transalpins méritent mieux et je vous encourage donc à sérieusement vous intéresser à leur cas.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Scarlet Records / 2014

Tracklist (54:31 mn) 01. Inside You 02. Tasting The Tears 03. Alone Again 04. Waiting For Something 05. Seeds Of Love 06. The Trade 07. Something Strong 08. Don’t Listen 09. Iris 10. Love From A Stone 11. Clouds 12. I Will Remember (Queensrÿche cover) – Digipack bonus

Def-Con-One – II

oshy_02032014_De_Co_OnOn ne pourra pas dire que les britanniques de DEF-CON-ONE se sont endormis sur leurs lauriers. Moins de deux années après la parution de leur premier méfait, Warface (chronique ici) voici le nouveau chapitre sobrement titré II. Antton Lant (ancien batteur de VENOM) et Johnny Hunter avaient mis beaucoup de temps à constituer un line-up solide et depuis ils battent le fer tant qu’il est chaud. Encore plus forts et expérimentés après avoir donné de nombreux concerts en Grande-Bretagne, II reprend la recette du premier opus en poussant tous les boutons un cran plus loin.

La continuité est totale, de la pochette, simple version colorée de celle de Warface, aux dix salves métal proposées. Selon les britanniques ce disque doit être vu comme une progression naturelle. Difficile de leur donner tort sur le sujet tant ces deux albums se ressemblent. Les influences son nombreuses, entre métal moderne, rock old-school et punk. Nos amis ne sont pas là pour amuser la galerie et enchainent les gifles destinées à réveiller l’auditeur. Les compositions sont assez simples, tranchantes et particulièrement agressives. Quelques riffs et un chant un peu bourrin de Davey voilà DEF-CON-ONE rapidement résumé. N’attendez rien de très malin ni de virtuose, les britanniques ont effectivement du métier mais s’adressent plus aux tripes qu’à la tête. Ils savent quand même parfois faire preuve de subtilité comme sur « Soul Possessed » ou « Die Again ». Le reste s’apparente à un rouleau-compresseur que rien n’arrête.

La musique de DEF-CON-ONE a été décrire par les organisateurs du Bloodstock Open Air festival comme une bagarre entre MACHINE HEAD, SLAYER et PANTERA dans un bar. Cette comparaison s’avère être très flatteuse pour les britanniques qui sont quand même assez loin du niveau de ces groupes majeurs. Les racines sont les mêmes donc les ressemblances existent forcément ici ou là. Loin d’être mauvais, II peine quand même à convaincre car il s’avère être très lisse et convenu dans son style. La production est tout juste moyenne et aurait pu apporter beaucoup plus d’impact à ces chansons. DEF-CON-ONE a fait le boulot mais sans génie et nous attendons de constater une vraie progression par apport au premier album.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Scarlet Records / 2014

Tracklist (46:58 mn) 01. H8 Ball 02. Broke 03. Soul Possessed 04. Scarred For Life 05. Debt To Society 06. Skinhead Shaped Dent 07. Need A Reason 08. Die Again 09. Damned Disgrace 10. Drag Me To Hell