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01. Pour ceux qui ne te connaitrais pas malgré une déjà belle carrière, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut à tous vos lecteurs, moi c’est Dushan Petrossi et je suis guitariste et compositeur. J’ai débuté ma carrière avec MAGIC KINGDOM un groupe comme IRON MASK dans le style mélodique pour lequel je compose aussi les chansons. Avec IRON MASK, nous avons débuté en 2002 avec cinq albums jusqu’à présent dans un style métal mélodique, progressif, symphonique, prends l’adjectif que tu veux. Il est difficile pour moi de décrire ma musique, d’y mettre des étiquettes. Quand je compose, cela sort de moi naturellement. Ensuite les gens se font leur avis.

Tout a débuté à l’âge de cinq ou six ans. Mon grand frère, j’ai trois frères, plus âgé avec une guitare acoustique et une fois je l’ai prise en main et j’ai aimé. Il m’a montré quelques accords et je suis tombé amoureux de cet instrument. Et à partir de ce moment-là, je n’ai plus lâché la guitare. J’ai pu en avoir une moi-même, mon frère avait déjà quitté la maison, j’étais content et alors j’ai pas arrêté. Puis j’ai eu ma première guitare électrique, à sept, huit ou neuf ans je ne sais plus, et j’écoutais tous les groupes phares des années 80 : IRON MAIDEN, Gary Moore, tous ces artistes qui m’ont influencé. Donc j’écoutais et j’essayais encore et encore de reproduire ce que j’écoutais. C’était des heures chaque jour, parfois je n’allais pas à l’école. Ma mère partait bosser et quand elle revenait j’étais resté jouer à la maison en fait. Cela faisait de longues journées mais quand tu as la passion c’est du plaisir aussi. Je ne voyais pas le temps passer. Cela a été parfois dur au niveau des études mais je suis allé jusqu’à l’équivalent du baccalauréat en Belgique.

J’ai essayé de continuer des études mais la musique prenait trop de temps. J’ai alors fait un choix, la musique est un éternel apprentissage, même maintenant. Il était alors important pour moi de monter un groupe. A l’époque personne ne me connaissait, je ne pouvais pas envisager une carrière juste sur mon nom. Maintenant ce serait possible après huit albums, mais démarrer sans expérience c’est dur. Donc j’ai fait MAGIC KINGDOM puis étant bloqué avec ce label, j’ai fait IRON MASK. Je ne m’en plaint pas à posteriori, maintenant j’ai deux bébé et chacun a fait sa vie et connait une belle carrière. J’ai fait quelques titres instrumentaux mais ce n’est pas ce que je préfère. J’apprécie de composer pour le chant. Je commence par ça d’ailleurs quand je compose.

 

02. Comment te sens-tu quelques semaines après la sortie de Fifth Son of Winterdoom ?

Et bien à la fois heureux de libérer dans la nature le fruit de ton travail et stressé de voir comment ce disque va être perçu par les fans et le public en général. Tu espères surtout ne pas faire moins bien que les albums précédents et cela trotte dans sa tête jusqu’à la parution. Alors tu vois les premières critiques et tu es rassuré. Tout le monde n’aime pas, certains me catalogue trop vite en disant que je ne fais que du Malmsteen mais c’est pas vrai. Ma musique est très vaste, avec diverses influences. Pour certains, dès que tu apportes des touches néo-classiques, tu fais du Malmsteen…

 

03. Autant Black As Death était sombre et agressif, autant cet album commence de façon presque joyeuse. Etait-ce une évolution consciente ?

Oui tu as raison, tu ne trouveras pas des titres comme « Black As Death » sur ce nouvel album. Mais des passages thrash ou agressifs j’en ai aussi. Cela dépend de mon inspiration, j’essaye toujours de proposer un disque varié. Il faut aussi des titres plus légers, commerciaux peut-être. Les gens peuvent percevoir les albums différemment mais moi j’essaye toujours de faire un mix entre ces différentes influences. La première chanson d’un disque donne une couleur. A la fin, quand tout est enregistré, tu décides de l’ordre des chansons et donc je me casse la tête. J’ai voulu faire un peu différemment cette fois en ne commençant pas forcément par un truc speed. L’idée c’est de surprendre, de ne pas trop se répéter. Quand tu commences l’album avec un titre comme « Back into Mystery » c’est quasiment un titre de VAN HALEN époque David Lee Roth ou ce dernier qui joue avec Steve Vaï côté mélodie puis ensuite cela vire côté Gary Moore, tu vois. J’avais Gary Moore en tête en composant.

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Fifth Son of Winterdoom ?

La fois précédente nous avions été en Allemagne pour enregistrer les batteries. Cette fois nous avons choisi le sud de l’Italie. Nous y avons passé une semaine, dans la famille de l’ingénieur du son là-bas. Il m’a contacté via mon site en me disant qu’il était un grand fan d’IRON MASK et m’a donc proposé d’y aller. Si je n’aimais pas on ne faisait rien et si tout allait bien j’allais bossé avec lui. Une petite semaine en Italie tu ne dis pas non. Nous avons fait le pari et c’était vraiment chouette. C’était encore meilleur par rapport à ce que j’attendais. Un studio très pro, très grand, avec de super plafonds, beaucoup de bois pour refléter le son, nous avions tout ce dont nous avions besoin pour faire du bon boulot. Donc la batterie en une semaine là-bas, puis de retour à Bruxelles, j’ai fait le reste.

Les rythmiques étaient déjà en boite. J’ai fait mes solos, en même temps le claviériste a ajouté ses parties. Puis j’ai attaqué les orchestrations puis j’ai enregistré les voix pour le chanteur, en démo. J’enregistre comme ça il sait ce qu’il doit chanter. Il fait de son côté et il m’envoie dès qu’il a fini un titre. Alors on discute et je lui demande des modifications. Avec Internet maintenant c’est facile. Ensuite il faut tout mixer. J’ai commencé à composer en janvier et en août le disque était bouclé. Tout c’est donc fait assez rapidement.

Quand nous enregistrons, les structures, les squelettes des morceaux sont figés. Je programme mes batteries pour que le batteur puisse les apprendre. Il ne peut pas les modifier et donc j’ai uns structure claire. Ensuite je me laisse des libertés au niveau des solos par exemple. J’essaye et si cela ne me plait pas je recommence… Il m’arrive de rajouter ensuite des thèmes mélodiques pour donner un contrepoint à la mélodie principale ou j’inverse entre mélodies principales et secondaires… A part la structure, beaucoup de choses peuvent changer. Je peux même parfois modifier la mélodie vocale mais c’est très rare, une ou deux fois maximum.

 

05. Dans le métal power/néo-classique le principal défi est de trouver l’équilibre entre technique et mélodie. Quelle est ta démarche ?

Cela dépend vraiment des chansons. Il faut trouver ce bon équilibre. Parfois tu as simplement besoin d’une guitare qui mène la mélodie et c’est tout. Parfois tu n’as pas de rythmiques derrière. Pour le premier morceau, tu vois, il a le solo mais rien d’autres en arrière-plan. Il faut aussi penser au live où tu n’as pas forcément de guitariste rythmique avec toi. En studio tu peux en mettre autant que tu veux, c’est facile mais il faut garder à l’esprit la scène. J’aime les harmonisations ou les contre-mélodies mais cela devient vite compliquée et à un moment il faut savoir s’arrêter. Rien qu’au mix cela devient un vrai challenge.

A force de lire les chroniques et les comparaisons avec Malmsteen, j’essaye de changer mon fusil d’épaule et de ne pas construite les chansons uniquement autour de la guitare. Techniquement aussi, je tente des choses. J’essaye de mettre moins de solo techniques même si avec des chansons comme « Like a Lion in a Cage » c’est naturel, cela coule de source. Ok c’est des gammes néoclassiques mais tout le reste, le refrain, le couplet se rapproche plus d’un RAINBOW que d’un Malmsteen. Lui-même n’a pas tout inventé et les gens ont tendance à l’oublier.

 

06. Quelle évolution de ton point de vue entre Black as Death et Fifth Son of Winterdoom ?

Je pense que ce nouvel album est plus progressif dans l’esprit avec des chansons plus longues en général. Et c’est la première fois que je compose avec la basse et tu peux l’entendre si tu fais bien attention. Par exemple sur « The Picture of Dorian Grey », la mélodie est venue à la basse et ensuite j’ai brodé autour de ça. Je voulais changer pour cette fois et ne pas toujours composer pour la guitare. J’ai fait un test et il a été concluant. Cela donne je trouve un petit style différent, un peu IRON MAIDEN peut-être, en tout cas une touche un petit peu différente. Il faut continuer à expérimenter car ce style de musique est limité, il faut suivre certaines règles. J’essaye toujours d’emmener certains éléments que les autres groupes évoluant dans ce style n’ont pas : des parties thrash, des blast-beats pour ne pas faire er refaire la même chose que dans le passé tout en conservant un certain niveau de qualité.

 

07. Quel est ton processus de création ?

Je m’installe dans mon studio, je prends ma guitare et je joue jusqu’à ce que je percute et que je produise quelque chose qui me plait. Quand je démarre un album, j’ai toujours déjà les titres des chansons et cela me sert d’inspiration, je laisse mon esprit vagabondé autour de ces thèmes. J’adapte la musique selon les titres et pas l’inverse. Pour « Black As Death », j’avais juste le titre mais je savais que cela allait sonner plus thrash, plus lourd, plus power. Ces titres sont rédigés par mes soins par ce qu’ils me plaisent, qu’ils sonnent bien où ils font référence à une histoire que je veux abordé comme celle de Gengis Khan. J’ai bien abordé des thèmes historiques, c’est assez large.

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08. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment et pourquoi travailler avec Genzoman ?

Je leur dit ce que je veux voir sur la pochette, avec le détail précis. Ils n’ont pas la musique mais le titre de l’album et le descriptif de ce qui doit apparaître. Par un mail je décris tous les éléments visuels. Lors de son premier essai Genzoman m’avait dessiné le bébé dans la gueule du loup. Je lui ai répondu : « non, non il faut me deux loups, un bébé au centre et notre mascotte derrière sans un ambiance d’hiver, de la neige. ». Même chose pour Black As Death, il a dessiné à partir de mon idée. On échange et cela avance progressivement. La pochette ici a pris environ six mois soit le temps de création et d’enregistrement du disque. Il travaille lentement, très perfectionniste et minutieux. Et moi pareil. Je suis rentré en contact via Phil Giordana (FAIRYLAND) avec qui j’avais travaillé. J’aime pas trop le style manga et je lui demande de s’éloigner de ce style-là. Il a fait aussi le booklet et nous faisons actuellement des nouveaux t-shirts.

 

09. Vous aviez tourné un clip pour « Black As Death ». Est-ce un exercice que tu apprécies ?

C’est amusant mais là pour le clip « God Punishes, I Kill » nous avons tourné en Ukraine. Il faisait froid, nous n’avions pas de loge ou même de quoi nous assoir. Donc debout à -15 ou -20 degrés c’est loin d’être facile. On avait juste un chauffage d’appoint mais ce n’était pas assez pour ce hangar immense. Je te dis pas pour le chanteur qui débarque de Los Angeles où il fait quarante degrés… Il était mort le mec. Expérience intéressante mais douloureuse pour seize ou dix-sept heures. Pour ce nouvel album, le clip de « Rock Religion » est déjà en ligne et ce fut plus simple, enregistré dans une salle de concerts, avec un beau montage. C’est plutôt le groupe en live, et nous l'avons mis en boite en juillet lors de notre petite tournée.

 

10. N’es-tu pas fatigué des références à Malmsteen quand on parle de ton travail ?

Je ne me plains pas de cette comparaison, il y a quand même bien pire. Mais dire que je ne fais que du Malmsteen, c’est faux, c’est vraiment de pas avoir écouté mes disques et celui-là comme les autres. C’est cela que je n’apprécie pas. Il faut être sourd ou de mauvaise foi pour écrire cela. C’est comme si tu dis que Malmsteen c’est que du Ritchie Blackmore. Ok il a beaucoup pompé mais il ne l’a jamais caché. Moi non plus que je n’ai jamais caché mes influences. Pour te dire la seule fois où j’ai pu le voir il n’a pas voulu me parler. Je m’en fous, il a sa vie et moi la mienne mais dans ma jeunesse il m’a beaucoup influencé. J’ai pu utiliser certains artistes comme lui c’est qu’ils étaient bons et disponibles. Pour un chanteur, je cherche un mec de ce niveau en France ou en Belgique mais je n'y arrive pas. Des Marks Boals ne se trouvent pas si facilement.

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11. La stabilité du line-up semble être compliquée pour le groupe. Que se passe-t-il ?

Souvent nous sommes dessus par les gens et les promesses qu’ils ont pu te faire un jour. Les mecs te disent qu’ils seront là et dispo pour les lives comme l’un de nos précédents batteurs il a juste enregistrer le disque et ensuite nous ne l’avons plus jamais revu. Mais Vassili Moltchanov notre bassiste je joue avec lui depuis plus de quinze ans et je n’ai jamais changé. Il est aussi dans MAGIC KINGDOM. Il est à Bruxelles avec moi et nous nous attendons comme des frères. Ramy Ali à la batterie c’est le deuxième disque avec nous. Il joue aussi dans FREEDOM CALL. Si je l’appelle demain il est là. Je veux garder ce genre de personnes, pas ceux qui promettent du vent. Après je passe pour un manque instable mais c’est pas vrai je dois aussi composer avec le professionnalisme ou son absence des autres. Goetz "Valhalla Jr." Mohr notre précédent chanteur n’a pas pu chanter pendant très longtemps à cause d’une chirurgie dans le coup… Les gens ne le savent pas ! Tu dépends beaucoup des autres pour un groupe.

 

12. Côté business, comment cela s’est-il passer pour signer avec AFM Rec pour ces deux derniers disques par rapport à Lion Music ?

Le changement était évident, c’est vraiment un autre monde. Tu peux voir la différence dans les interviews, les chroniques, tu as beaucoup plus d’impact pour ton travail. Je n’ai rien à dire contre Lion, ils font un bon boulot. C’était bien au début mais tu ne peux pas rester éternellement avec le label, il faut grandir et évoluer. Dans certains pays, nos cds n’étaient pas disponibles. Donc tu te casses le cul et derrière ça rame. Les fans des débuts sont vraiment des fans dévoués et die-hard car c’était bien difficile de trouver nos albums. Lion Music a repressé certains vieux albums, cela fonctionne et donc c’est pour cela qu’AFM te signe. J’ai investi et j’ai pris des risques pour grandir. La production de Dennis Ward coûte cher mais nous venions de signer avec AFM donc le risque était calculé.

 

13. Des nouvelles de MAGIC KINGDOM ?

C’est bien d’actualité car je travaille en ce moment même sur le nouvel album et la première chanson. Cette fois-ci je présenterai huit ou neuf chansons plus de titre de trente minutes ultra-orchestré. J’espère proposer un bon album de speed symphonique.

 

14. L’objectif n’est-il pas d’alterner entre MAGIC KINGDOM et IRON MASK ?

 Peut-être qu’IRON MASK a pris un peu le lead car Ramy Ali, le batteur, est arrivé et que nous jouons donc avec IRON MASK plus souvent. Le line-up est stable et donc nous en profitons. A part la chanteur, la base du groupe est là avec Vassili et Rami. MAGIC KINGDOM va faire un album mais certainement pas trop de live. 

 

15. Comment vois-tu la scène métal depuis la Belgique ?

Ah ah ah c’est de plus en plus dur, mais pour les jeunes qui démarrent. Les labels ne veulent plus signer de jeunes groupes qui débutent. Nous avons la chance d’avoir de la bouteille donc on y arrive. L’autre galère c’est de trouver des concerts ou de décrocher des tournées. Il y a tellement de groupes qui frappent à la même porte. Difficile de savoir combien de fans nous pourrions attirer lors d’une tournée en France par exemple. Faire des clubs c’est dur avec les frais générés par la tournée. Mon chanteur vient de Los Angeles, il y a donc l’avion… C’est la crise et la France c’est chaud. On veut jouer mais pas dans n’importe quelle condition.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

: 1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Ce n’est pas très modeste mais je prends « Rebel Kid » d’IRON MASK sur Black As Death. Je peux l’écouter sans arrêt. Pour une fois cela parle de moi.

 

2. Premier album acheté?

Un IRON MAIDEN ou un CRIMSON GLORY… Ou un Gary Moore alors oui c’est ça, Run for Cover !

 

3. Dernier album acheté ?

J’achète plus trop d’album… mais je ne télécharge pas non plus hein (rires) ! Je dirai Paradise Lost de SYMPHONY X mais cela date.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS (HSMF) ?

Pamy : Alors est un groupe de personne comprenant Stuffy à la guitare ainsi qu’au chant, Davy à la guitare solo, Pamy à la batterie et Dusty à la basse. Nous nous sommes formés en 2002 et nous avons depuis fait pas mal de concerts, des premières parties prestigieuses et voilà…

 

02. Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Pamy : Parce que nous sommes un grands fans des RAMONES et au départ nous n’étions pas partis pour un plan comme cela. Pour nous le rock n’roll high school c’est un truc de fou et donc le « Motherfuckers » est venu naturellement s’ajouter au « High-school ». Pendant un moment nous avons été un tribute band des RAMONES, c’était notre tout premier concert pour répondre à la demande d’un ami qui organisait le soirée. Nous avons joué une trentaine de chansons de ce groupe . Mais au-delà ça, nous avions déjà trois ou quatre titres pour voir, sans projet particulier. Nous avons donc tenté le coup en fin de set en sortant ces chansons et la mayonnaise a pris et c’était cool. Mais pour ce premier concert, notre chance, l’étincelle lors de ce premier concert a été la venue de Jean Beauvoir (chanteur, guitariste, compositeur et producteur de musique américain) qui a fait quelques chansons avec nous et là cela a été le summum… C’est maintenant ou c’est jamais. Désormais nous ne jouons quasiment plus de titres des RAMONES lors de nos concerts. Il ne doit rester que « Blitzkrieg Bop », « Commando » et puis « Ramones » mais cette dernière est de MOTÖRHEAD. C’est désormais derrière nous.

 

03. Quelques semaines après la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Pamy : Oui tu as raison c’est forcément d’une façon ou d’une autre un certain soulagement. Voilà tout le travail que nous avons fait, tout le boulot effectué, les enregistrements, l’édition tout cela est terminé.

Davy : C’est un aboutissement.

Pamy : Mais attention, les nouveaux morceaux nous les aimons et quand je les écoute encore maintenant cela me donne des frissons.

Davy : Nous avons un grand plaisir à les écouter mais également un grand plaisir à les jouer.

 

04. Quelle a été votre démarche avec la sortie d’un premier EP et sa mise à disposition facile pour les fans ?

Pamy : Nous avons tout simplement tenté un pari. On s’est dit personne ne fait ce genre de truc. Les gens qui s’intéressaient à HSMF savait que nous étions en studio pour proposer de la nouveauté et donc il nous a paru évident que c’était le bon moment pour leur offrir quelquechose. Et nous savions qu’un EP comme Jesus, nous ne pourrions jamais le vendre, jamais, donc notre démarche a été de dire, vous nous donnez ce que vous voulez. Cela peut-être un euro, nous payer un coup à boire, des cacahuètes, ce que vous voulez ! Un geste symbolique pour ce truc-là. En passant le message qu’un album allait rapidement arriver derrière.

Davy : Il faut le prendre comme un avant-goût. Ceci dit il existe des différence, au niveau de la production par exemple. Sur l’EP le son est beaucoup plus compressé, plus « gras ». Il s’agissait de donner une idée de ce que nous faisions et cela faisait un certain temps que nous étions en studio. Des personnes montraient une certaine impatience car nous avons aussi c’est vrai pris notre temps, cela a duré. Donc voilà donner un avant-goût, faire patienter avec un son différent mais les compos seront dans cette veine-là.

Pamy : Nous n’avons retiré de cette opération que des choses positives car au final on s’est bourré la gueule avec les EP. Lors des concerts, on disait aux fans, payer nous à boire et on vous donne ce disque en échange. Tu vois genre une Pálinka (eau-de-vie traditionnelle des Carpates) pour notre guitariste ! Tout le monde a joué le jeu et encore maintenant, quand nous les déballons, chacun donne ce qu’il veut : un euros, cinq euros…

Davy : Ce n’est pas un objet commercial, un objet promotionnel simplement. Cela peut donner envie d’en découvrir plus, ou pas et c’est tout. Certaines chroniques ont précisées que cet EP avait un énorme défaut, il est trop court. Oui mais ce n’est qu’un EP avec une démarche un peu particulière en plus. C’était dit avec humour, avec l’idée : « Putain mais quand arrive l’album ? ».

 

05. Avez-vous eu débat entre vous sur le choix des chansons qui allaient apparaître sur cet EP ?

Pamy : Nous n’avions qu’un titre de prêt, « Jesus » et nous voulions absolument mettre cette chanson en avant. Et on s’est dit qu’il en fallait absolument un deuxième pour donner un peu de substance au tout et donc nous nous sommes interrogés sur le choix. Il a été évident avec « Another Hangover », pour nous le plus logique à mettre dessus.

Davy : Ce dernier titre contraste avec l’autre avec « Jesus ». Pas au niveau de l’énergie qui est finalement assez similaire entre ces deux chansons mais peut-être plus joyeux. Et deux facettes de notre son et de cet album, un côté méchant et un côté plus festif.

 

06. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre Backseat Education et Say you Just Don't Care ?

Pamy: Les évolutions entre ces deux disques ont été réfléchi, ce n’est pas le résultat d’un processus inconscient. Nous avons évolué en tant que groupe et même en tant qu’être humain au sin du collectif et le résultat est aussi plus professionnel même si nous n’aimons pas l’annoncer car nous aimons bien ce côté inconscient de la musique. Mais nous avons surtout passé un cap professionnel au niveau de l’enregistrement. Par rapport à Backseat Education où nous avons accumulé les problèmes, les problèmes techniques, c’était énorme et vraiment galère. La totale genre changement de bassiste en plein enregistrement. Celui-là tout a été fait avec le même line-up, tout s’est enchaîné comme il faut, malgré quelques soucis c’est normal. De mon point de vue, une certaine maturité est arrivée avec cet album.

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07. Quelles sont vos principales influences ?

Davy : C’est riche, c’est vraiment très riche. Au niveau des influences et de leur impact dans le son du groupe, c’est déjà Stuffy, guitariste et chanteur qui est le plus gros contributeur, il compose 90% de ce que propose HSMF. Il arrive avec la mélodie principal, couplet et refrain. Ensuite la mise en place de la compo est faite en commun, au gré des répétitions, chacun apporte sa touche et on avance comme cela. Maintenant Stuffy a une culture musicale immense, de musique populaire française type variété jusqu’à du black métal avec tout ce qu’il y a entre les deux. Maintenant son attrait principal vient du glam et des hair band des années 90. Et il possède ce génie de savoir utiliser le côté très mélodique, musical et très accrocheur, catchy sur les refrains. A tel point que parfois nous finissons par le détester car certaines de ses chansons te restent trois jours dans la tête sans que tu parviennes en t’en séparer. Mais c’est une super qualité. Voilà pour sa grosse contribution au sein d’HSMF.

Pamy lui aussi a une culture très large et il va aussi beaucoup apporter : des arrangements dans un esprit parfois plutôt punk, ou un côté glam ou hard-rock. Le bassiste apporte sa patte en écoutant beaucoup de choses hardcore et moi je suis rock n’roll bête et méchant à la MOTÖRHEAD. Donc tout cela donne notre son, un mélange détonant entre plans supers mélodiques mais aussi parfois hargneux, toujours super accrocheurs.

 

08. Vous avez partagez des scène avec des groupes divers de NEW YORK DOLLS, Gilby Clarke, QUIREBOYS L.A. GUNS, LIZZY BORDEN… Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

Pamy : Honnêtement que du bon, sincèrement que tu positif pour nous. Avec chaque groupe, cela s’est toujours super bien passé. Il n’y a eu aucun connard, enfin si un seul mais bon je tairai son nom et je n’en parlerai pas mais avec tous ces groupes tout s’est super bien passé. On touche du bois, on a eu que du bol.

Davy : Tu prends un groupe comme les NEW YORK DOLLS, sacré statut, culte, tu te balades avec ton petit matos sous le bras, tes pédales et tu passes alors qu’ils vont monter sur scène et c’est cool. Un mec de la salle te fait signe de dégager et toi tu te retrouves à côté d’eux dans les coulisses. Il ont un verre de pinard dans la main, ils boivent une bouteille de vin français et tu les voix s’amuser et chahuter comme des gamins de quinze ans pour savoir qui va monter en premier sur scène pour permettre à l’autre de finir son vin. Donc tu discutes avec eux, l’ambiance est cool, ils sont sympas et cela fait plaisir. Des mecs accessibles, gentils, adorables qui déconnent comme des jeunes, extra ! Tous ces groupes qui ont de la bouteille et un statut c’est ça, ils sont généralement cool.

 

09. Vu d’Ile de France, comment voyez-vous la scène métal française ?

Pamy : La scène rock métal elle-même se porte bien mais elle ne bénéficie que de peu ou pas de support et cela devient vraiment problématique. Il existe de nombreux groupes très très bons et pas assez de public ou d’opportunités de jouer.

Davy : Tu te trouves parfois en pleine contradiction. Parfois tu joues dans un petit troquet qui ne paie pas de mine, petit mais avec une ambiance rock de feu et un public chaud d’habitués. C’est rare bien sûr mais parfois tu as des micro-endroits avec deux cents mecs qui hurlent et c’est pas un concert, c’est une fête. A côté de ça, tu peux aussi te retrouver dans des clubs devant dix mecs et bien voilà. Il est vrai que les clubs font assez défaut en France mais c’est pas toujours la faute des organisateurs que du public qui ne se déplace pas assez. De nombreuses salles s’ouvrent ou existaient mais à force de faire peu ou pas de bénéfice, ils arrêtent. On discute beaucoup lors de nos concerts et on voit la difficulté du quotidien. Il y a des mecs courageux pour vouloir faire des choses. Je pense au Le Brin de zinc, un café-concert à Chambéry, super sympa, une belle salle et des mecs super motivés.

 

10. Quels sont vos espoirs et vos attentes pour HIGHSCHOOL MOTHERFUCKERS ?

Pamy : Nous c’est simple, ce que nous voulons c’est faire et multiplier les concerts. Il existe de belles perspectives en 2014, voir facebook pour suivre notre actualité. Il y a du booking qui arrive.

Davy : Notre objectif c’est de pouvoir jouer régulièrement des concerts de belles dimensions, dans des clubs avec un bon public pour continuer à nous faire connaître et diffuser notre musique. Pour l’été prochain des festivals, cela pourrait être cool !

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques …) ?

Pamy : « Miles away » de WINGER

Davy : « Railroad Track » de THE BONES

 

2. Premier album acheté ?

Pamy : premier cd acheté c’était Rock n’Roll de MOTÖRHEAD et The Years of Decay d’OVERKILL

Davy : en vinyle Bomber de MOTÖRHEAD

 

3. Dernier album acheté ?

Pamy : rien ne m’a plus récemment, à part le dernier PAIN

Davy : le dernier MOTÖRHEAD

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs DEFICIENCY ?

Vianney Habert : Oui bien sûr. Le groupe a été créé en 2008, nous évoluons dans une veine trash mélodique. Le groupe a pas mal tourné au début avec des reprises. Pour un répertoire s’est progressivement constitué pour aboutir à un premier album en 2011, State of Disillusion. Moi c’est bien à ce moment-là que j’ai rejoint les rangs, fin 2010, début 2011. Suite à cela on a tourné un peu partout en France et également en Belgique pour défendre ce disque sur scène. Ensuite nous avons connu quelques petits changements de line-up, notre guitariste Mathieu Michels est parti a été remplacé alors par Jérôme Meichelbeck qui est depuis avec nous. Suite à cela, on a continué les concerts et le processus de composition pour déboucher là avec notre deuxième album en octobre 2013.

 

02. Pourquoi être passé de BLACK AGE à DEFICIENCY ?

En fait entre les deux entités, le groupe avait complétement changé de line-up, entre les deux seul Laurent Gisonna (guitare / chant) faisait le lien. Le style avait également radicalement changé en passant d’un style heavy à un style beaucoup plus orienté thrash. Donc une page de l’histoire se tournait et donc changement de groupe, changement de style et donc changement de nom.

 

03. Un peu plus d’un mois après la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous croyons beaucoup en ce nouvel album, nous nous sommes donnés les moyens aussi bien au niveau humain que musicale de faire de belles choses. Nous avons aussi investi financièrement pour avoir un rendu costaud, avec de l’impact. Et donc on pense que le résultat est là et les premières chroniques le confirme bien. Vous-même Métal Chroniques avait bien aimé The Prodigal Child (lien vers la chronique d’Hamster ci-dessous). Tous les retours jusqu’à présent sont bons, positifs et cela fait plaisir.

Nous avons ressenti un certaine pression pour ce deuxième album, pour le composer et l’enregistrer mais également ensuite pour la sortie car nous avons tout fait par nous-mêmes. Nous agissons en tant qu’association et donc pour la soirée de sortie du disque nous avons tout géré nous-mêmes, de A à Z : location de la salle, la boisson, trouver les bénévoles, organiser un concert en résumé pas loin de Forbach à Creutzwald. Cela s’est très bien passé, sans encombre donc ce stress a été utile pour tout boucler à temps. Nous nous sommes vite libéré.

 

04. Au niveau business, comment c’est faite la signature chez Fantai’zic Productions ?

Le premier disque était en complète autoproduction, toujours du DIY. Et nous avons été mis en contact avec Fantai’zic Productions par le biais d’une rencontre. Le boss du label joue dans plusieurs groupes qui sont sur son label et donc nous avons eu l’occasion de jouer plusieurs fois avec lui. C’est Matthieu Morand (Guitare / ELVARON, AKROMA, SYMAKYA). Donc nous lui avons parlé à l’occasion de notre nouvel album et donc il nous a pris au sein de son label comme premier groupe auquel il n’appartient pas, nous avons été un peu cobaye.

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05. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre State of Disillusion et The Prodigal Child ?

Pour le premier, le groupe a tout fait lui-même, du début à la fin, production et enregistrement inclus. Là pour le deuxième c’est toujours autofinancé par nous mais nous avons travaillé avec des professionnels de chaque secteur pour avoir un produit plus abouti. Nous fournissons au label me produit fini, le cd lui-même. Le label nous aide pour la mise en bac, la distribution. Nous sommes donc présent dans différents réseaux comme la FNAC, ou en distribution digitale sur les grands site ou en partage sur Deezer et Spotify…

Cela nous permet de toucher plus de gens. Nous avons pas mal de chronique grâce à Replica bien sûr mais le label agit également. Fantai’zic Productions nous offre une structure sur laquelle nous appuyer pour avoir accès à des choses impossibles si tu n’as pas de label. La distribution en particulier. Les retours sont nombreux, soixante sur un mois, c’est pas mal vu le marché actuel du disque.

 

06. Quelles sont vos principales influences ?

Comme dit, nous évoluons dans une veine thrash mélodique avec des touches autant old-school que modernes. Notre identité vient justement du mélange des deux. Au niveau des groupes, on se rejoint tous sur METALLICA, MEGADETH et EXODUS. Pour les groupes plus modernes, citons MACHINE HEAD, SOILWORK et ensuite tous les autres ont des influences propres du djent, du prog… MESHUGGAH, DREAM THEATER… le tout condensé donne DEFICIENCY.

 

07. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Prodigal Child ?

Je te confirme que tout c’est extrêmement bien passé. Nous avons enregistré la batterie à part et tout le reste au Dome Studio à Angers. La batterie nous l’avons fait dans un studio près de Strasbourg en quatre jours je crois et le reste donc au Dome Studio en deux semaines et demi environ pour tout le reste à savoir les guitares, la basse et le chant. L’un dans l’autre cet album représente trois semaines de studio. Nous avions des titres déjà très aboutis et quasiment prêt mais nous nous sommes également laissé une petite partie de créativité et de liberté en studio directement.

Quelques éléments ont été modifié au dernier moment pour coller aux chansons ou en suivant les conseils du producteur. Mais nos chansons étaient globalement finies avant d’enregistrer. Nous avions beaucoup bossé en amont. Mais certains titres sont très techniques et il faut donc des prises très propres. Moi à la basse ça été mais c’était plus compliqué pour les guitares, c’est bien compréhensibles. Mais nous n’avons pas eu d’obstacle majeur.

 

08. Les chansons sont-elles résultat de jam ou tout est écrit d’avance ?

C’est plutôt la deuxième méthode. Nous fonctionnons avec un schéma simple. Laurent amène les bases des morceaux, ses idées. Il peut s’agir de riff ou des tablatures que chacun ensuite bosse à la maison. Donc chacun ce fait son avis et quand nous nous retrouvons en répétition nous la jouons et chacun y ajoute sa patte ou précise que telle chose ne lui plait pas. Donc les chansons évoluent, nous les modifions jusqu’à obtenir le bon équilibre. On modifie la structure jusqu’à ce que cela convienne à chacun. Nous arrivons alors au melting-pot final qui fait l’unanimité. A quatre c’est parfois compliqué mais bon on y arrive dans la bonne humeur.

 

09. Le chant en anglais est-il une évidence ?

Oui dès les débuts le groupe n’a chanté qu’exclusivement en anglais. Dès la période BLACK AGE c’était déjà comme ça. Laurent se charge de rédiger les paroles ainsi que le concept à la base de l’album. Il bosse et construit l’histoire avec sa compagne. Nous en avions beaucoup parlé entre nous. Comme pour la musique, il est venu avec la base et ensuite chacun a pu apporter ses idées pour aller plus loin : le thème des paroles et le visuel…

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10. Que peux-tu nous dire de la pochette absolument superbe, comment travailler vous avec l’artiste Ludovic Cordelières (Rusalkadesign) ?

Là pour le coup, comme il s’agit d’un concept album, nous avons été très directifs et avons directement préciser à Ludovic ce que nous voulions. Pour le premier disque c’était différent, l’artwork était une photo. Donc le rendu artistique est très différent. Cela devait faire un tout avec le concept et nous ne voulions pas faire les choses à moitié. Si on investit dans le son autant investir aussi dans le reste pour proposer un bel objet, que l’auditeur puisse avoir plaisir à feuilleter le livret qui encadre ce concept. Donc nous avons travaillé avec quelqu’un de sa compétences. La rencontre a été le fruit du hasard, nous avions entendu parler de lui car il a fait l’artwork aussi de TANK aussi enregistré au Dome studio. Donc nous avons regardé son site et nous avons tous pris une claque dans la gueule !

Il est super doué et donc nous l’avons contacté pour lui demander si cela l’intéressait, il a dit oui et nous sommes très heureux du résultat. Nous avons décrit précisément ce que nous voulions à travers des petits dessins, des petits croquis sans prétention. Et derrière il nous a pondu quelquechose de grandiose. Nous avons encadré son travail car le visuel devait suivre l’histoire développé dans l’album. Le livret est un carnet de bord résumant le concept. L’idée est de pousser l’auditeur à se poser des questions sur l’espèce humaine, son destin… Tous les dessins sont en rapport avec le concept. Cela a pris plusieurs mois en totalité, des allers retours entre lui et nous, des choix aussi. Avant il y avait les noms entiers sous les photos et nous avons finalement préféré ne mettre que les initiales. Tout le visuel est l’œuvre de Ludovic…

 

11. Que peux-tu nous dire du le "Prodigal Tour", qui l'amènera à sillonner les routes de France et d'Europe jusqu'en 2014 ?

Cette tournée a déjà commencé avec la release party dont nous parlions tout à l’heure et également six dates déjà effectuées ce mois-ci : à Liège, à Lille, à Reims, à Brest, à Paris et à Colmar. Nous avons déjà bien pu promouvoir l’album et constater les réactions du public. Nous partageons toujours l’affiche avec d’autres groupes. Le plus gros concert devait être à Brest avec VOIGHT KAMPFF, SILENT DAWN et ANTHARES. C’était une petite salle vraiment bondée, une grosse ambiance, le pied quoi ! C’était la guerre dans le public, cool ! Demain on joue dans les Vosges puis la semaine prochaine à St Avold dans notre coin. Nous faisons alors une pause en décembre et janvier avant de redémarrer en février avec des week-ends presque tous bookés.

En mai 2014, un beau festival se présente avec Lezard'Os Metal Fest à Matignicourt-Goncourt dans la Marne avec des groupes de belle notoriété comme BENIGHTED, ASPHYX et IN ARKADIA. Cela fait vraiment envie. 12. Vous avez partagez des scène avec des groupes divers de DECAPITATED, EVILE, SUICIDAL ANGELS, OTARGOS. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences. Le contact humain s’est toujours super bien passé. SUICIDAL ANGELS ce sont des Grecs super sympas, ils ont toujours le sourire, la déconne. Bien souvent il s’agit de gens simples, tranquilles, très posés, pas stress. EVILE même chose, nous avons d’ailleurs passer pas mal de temps avec eux après le concert pour discuter. DECAPITATED également, à fond dans la déconne. Nous n’avons pas eu de contact avec OTARGOS, nous avons partagé la même scène qu’eux mais c’était lors d’un fest donc pas plus de contact que cela.

 

13. Vu de Lorraine, comment voyez-vous la scène métal française ?

En ce moment cela fait plutôt plaisir car on voir pas mal de gros groupes qui émergent progressivement. Les gros albums s’enchainent pour des groupes qui chantent aussi en français comme THE ARRS ou SMASH HIT COMBO dans un registre plus hardcore. La qualité sonore devient excellente, les compos sont travaillées, abouties. Et elle a un bel avenir devant elle. Maintenant ce qui fait moins plaisir c’est au niveau de l’événementiel. Surtout dans notre région en Lorraine car nous avons de plus en plus d’établissements qui mettent la clé sous la porte. C’est plus rentable pour eux. Donc pour nous c’est de plus en plus difficile de nous produire sur scène. Les opportunités sont rares.

 

14. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour DEFICIENCY ?

D’abord nous espérons continuer à nous éclater sur scène et avoir des opportunités de jouer dans des plus grandes salles avec un public plus nombreux. Peut-être donc jouer en première partie de groupes plus installés que nous pour continuer à grandir. L’expérience est toujours exceptionnelle et donc on se donne au maximum. Quelques festivals se seraient bien aussi. Nous n’attendons que de pouvoir faire le HELLFEST, nous continuons à nous faire des contacts pour maximiser nos chances. Cela passe par un bon carnet d’adresse, on ne peut pas prévoir les choses.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview. (Nous sommes alors rejoint par Laurent Gisonna & Jérôme Meichelbeck).

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

VH : « Halo » de MACHINE HEAD

LG : « Blackened » de METALLICA

JM : « …And Justice For All » de METALLICA

 

2. Premier album acheté ?

VH : Reign in Blood de SLAYER

LG : S&M de METALLICA

JM : Aucune idée

 

3. Dernier album acheté ?

VH : Silhouettes de TEXTURES

LG : le dernier ALTER BRIDGE

JM :les albums des groupes que nous accompagnons en concert comme VOIGHT KAMPFF

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

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Chronique de l'album ici

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