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Famous Underground – S/T

oshy_25082013_Famou_UndergroAh, le Canada, ses paysages, ses caribous et un belle scène metal/rock nationale parfois un peu dans l’ombre de son voisin étatsunien. Les plus pointus d’entre vous dans l’histoire du hard rock outre atlantique se souviennent peut-être de SLIK TOXIC qui a connu son heure de gloire au début des années 90. Avec un album, Doin' The Nasty, ils reçoivent plusieurs trophées dans leur pays avant de disparaître sous les coups de butoir de la vague Grunge. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le chanteur de SLIK TOXIC, Nicholas Walsh, mène différents projets dans l’ombre comme le groupe REVOLVER avec sa camarade de toujours la bassiste Laurie-Anne Green. A l’automne 2011, ayant un paquet de chansons sous le bras, ils décident de se lancer dans un nouvelle aventure que voici, FAMOUS UNDERGROUND. Un premier album éponyme arrive dans les bacs ses jours-ci.

Dans la lignée des David Lee Roth et Jon Bon Jovi, Walsh propose un rock/métal assez traditionnel parfois assez couillu mais toujours mélodique et catchy. Tout es là comme à la bonne époque des années 80-90, des chœurs sur les refrains (« Dead Weight »), une guitare tranchante et une basse omniprésente. Mais FAMOUS UNDERGROUND ne vit pas que dans la nostalgie et introduit dans sa musique des éléments plus modernes, quelques riffs assez lourds et syncopés (« Bullet Train ») etc… Disons que les canadiens nous proposent un mix entre IRON MAIDEN, MOTLEY CRÜE et AVENGED SEVENFOLD. Les ballades ne sont pas oubliées non plus, l’auditeur trouvera ici à boire et à manger. Si FAMOUS UNDERGROUND parvient à atteindre les radios rock nord-américaine, celles-ci trouveront leur lot de single à diffuser sur les ondes.

Pour conclure, les canadiens ne font pas que de la figuration et offrent quelques bonnes chansons sur ce premier album. Si vous êtes amateurs de hard-rock US des décennies pré-grunges, une pointe de nostalgie pourrait vous saisir et vous faire adhérer. Sinon laissez tomber.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Dust On The Tracks Records – Rock N Growl Promotion / 2013

Tracklist (54:11 mn) 01. Wasteland 02. Overdrive 03. Dead Weight 04. Love Stands Still 05. Forever And A Day 06. Necropolis 07. Wheel Of Misfortune 08. Mommy Is A Junkie 09. On Broken Wings 10. Bullet Train 11. Hell To Pay Bonus alternate tracks: 12. Dead Weight (acoustic) 13. On Broken Wings (reprise)

Days Of Anger – Rise Above It All

oshy_25082013_Da_O_AngDAYS OF ANGER est né en 2010 à Eskilstuna en Suède des cendres de plusieurs projets métal / thrash. Sans grande inspiration, énergie et investissement ces différents projets se sont tous cassés la gueule les uns après les autres. Un peu échaudés, trois amis Alf Johansson, Kristian Huotari et Alex Jonsson décide de faire front commun en jouant de la musique à trois, sans limite. La magie est née et la composition de nouvelles chansons est redevenue un plaisir. Armé de ce nouvel élan, DAYS OF ANGER enregistre et publie son premier album, Deathpath, en mars 2011 chez Massacre Records. Après avoir tourné autant que possible et recruté un bassiste, les suédois sont pris à entamer la deuxième chapitre de l’histoire avec Rise Above It All.

Le passé métal/thrash du groupe est toujours bien présent, nos amis ne sont pas là pour amuser la galerie. En deux minutes trentre-trois secondes, DAYS OF ANGER remet les pendules à l’heure à travers un brûlots bien trash « Rise Above It All ». Les guitares tronçonnent joyeusement le conduit auditif et les hurlements de Jonsson n’arrange rien. Cela ne veut très abrasif, direct dans la tronche sans somations. Emerge petit à petit un côté hardcore que les fans risquent de trouver goûteux. Les suédois s’amusent à mêler les genres avec parfois des refrains mélodiques en chant clair et quelques démonstrations techniques à la six cordes. Les compositions sont dans l’ensemble assez longues, dans les cinq minutes, mais peinent un peu sur la longueur. A force de ne pas vraiment choisir, entre métal, thrash et hardcore, Nous pourrions même qualifié « Night Of The Damned » de doom dans son approche. DAYS OF ANGER finit par se perdre et propose un drôle de patchwork. Rien de catastrophique mais juste un album décousu et sans grand génie.

Quelques titres émergent du lot et sauvent Rise Above It All de la catastrophe. Nous retiendrons « Rise Above It All » pour son énergie ou encore « Filled Of Hatred » pour sa puissance. Le reste de l’album nous laisse plus perplexe et franchement désorienté.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Coroner Records / 2013

Tracklist (53:55 mn) 01. Rise Above It All 02. A Case Of Insanity 03. Nothing Can Bring Me Down 04. Filled Of Hatred 05. Night Of The Damned 06. Hellride 07. Bow Your Head Down 08. Days Of Anger 09. I Am Death 10. Silent Asylum 11. Apathy

Wolfpakk – Cry Wolf

oshy_23082013_WolffpaPar un heureux hasard, deux groupes amateurs de loups voient leur nouvel album sortir à quelques semaines d’intervalle. POWERWOLF ne nous a pas déçu avec un super disque alors que WOLFPAKK doit encore faire ses preuves à nos yeux après un premier disque honnête mais sans imagination. Les deux mêmes protagonistes sont aux commandes de ce navire: Mark Sweeney (ex-CRYSTALL BALL) et Michael Voss (MAD MAX, CASANOVA) ont, à nouveau, composé et arrangé la totalité des chansons de ce deuxième opus, Cry Wolf.

Comme en 2011, il ont réuni autour d’eux un casting impressionnant d’artistes connus de la scène rock/métal mélodique:

Chant: Amanda Somerville (Kiske/Somerville), Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR), Göran Edman (Ex-MALMSTEEN), Johnny Gioeli (AXEL RUDI PELL, HARDLINE), Doogie White (Ex-RAINBOW, Michael Schenker), Tony Mills (SHY, TNT), Blaze Baley (Ex-IRON MAIDEN), Piet Sielck (IRON SAVIOR).

Guitares: Kee Marcello (Ex-EUROPE), Mandy Meyer (KROKUS, Ex-GOTTHARD), Roland Grapow (MASTERPLAN)

Claviers Don Airey (DEEP PURPLE), Tony Carey (Ex-RAINBOW)

Batterie: Brian Tichy (WHITESNAKE / OZZY), Hermann Rarebell (Ex-SCORPIONS) etc…

Tous les mercenaires disponibles sont là plus quelques noms clinquants comme Tony Carey et Hermann Rarebell. Au moins l’objectif de capitaliser sur tous ces noms obtenus contre monnaie sonnante et trébuchante est clair. A la limite, cela n’a pas d’importance tant que la musique est bonne.

Et Comme en 2011, c’est bien là que le bât blesse. Ces chansons sont loin d’être mauvaises mais c’est du déjà entendu des centaines de fois. Sweeney et Voss se contentent de nous resservir un power métal mélodique, bien cliché, dans la bonne tradition allemande sans originalité ni inspiration flamboyante. Les guitares tronçonnent et s’amusent en solo comme il faut, quelques touches de claviers ici et là apportent une touche mélodique supplémentaire et les chanteurs multiplient les interventions. Les compositions sont courtes et calibrées autour des 4-5 minutes et passent à toute vitesse sans grand relief. On peut s’amuser à essayer de reconnaître qui chante à quel moment mais à part cela l’auditeur a vite fait de s’ennuyer. Nous retiendrons « Palace Of Gold » et « Run With The Wolf » qui relèvent un peu le niveau comme la pièce de résistance de dix minutes « Cry Wolf ».

Afficher une liste à la Prévert avec des musiciens reconnus de la scène métal européenne ne suffit pas. Le projet WOLFPAKK manque nettement de caractère et avec un tel casting nous pouvions espérer mieux.

Oshyrya (06/10)

 

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AFM Records / 2013

Tracklist (55:12 mn) 01. Moonlight 02. A Matter Of Time 03. Dark Revelation 04. Cold Winter 05. Palace Of Gold 06. The Beast In Me 07. Wakken 08. Pressure Down 09. Run With The Wolf 10. Cry Wolf 11. Kid Raw (Bonus Track)