PENDACT a déjà connu deux vies malgré son jeune âge. La première entité est née en en décembre 2006 et après diverses péripéties et changements de line-up, le groupe français connait une renaissance à partir de 2009 à Nice. Nos amis travaillent durent pour se constituer un répertoire et en 2011, ils rentrent en studio chez Wildric Lievin (FAIRYLAND, HAMKA) pour enregistrer leur premier album que voici. Ce disque a amené un nouveau souffle à PENDACT qui se forge progressivement une solide expérience scénique en enchainant les concerts dont les premières parties de KORPIKLAANI ou encore DAGOBA.
Après une petite intro instrumentale sympathique, les choses sérieuses commencent avec « Lies and Hypocrisy ». D’emblée l’auditeur est frappé par l’aspect très mélodique des différentes compositions. L’auditeur suit avec plaisir les pérégrinations des français tout au long de ces huit compositions. Et on passe un vrai bon moment car le groupe fait déjà preuve d’une belle maitrise et d’une belle maturité. Difficile de ne pas taper du pied en rythme à l’écoute de ces chansons. Le death métal mélodique des niçois n’est pas d’une originalité éclatante tant l’ombre d’un CHILDREN OF BODOM par exemple plane encore sur PENDACT. Le groupe ne s’en cache pas et montre déjà des signes d’émancipation via titres plus sombres comme « Betrayal ». Les guitares mènent les débats mais, à mon plus grand plaisir, les claviers ne sont pas en reste et enrichissent, voir adoucissent avec intelligence le propos brutal du chant extrême. Techniquement rien à redire sur Days of War, les musiciens sont en pleine possession de leurs moyens et prouvent qu’ils ne sont pas manchots. Jukka Rossetto offre également une solide prestation derrière le micro. Et puis terminons par saluer le travail de production, le son est nickel, clair et puissant.
Pour un premier disque, PENDACT fait forte impression. Les niçois semblent avoir déjà tout compris et font une entrée remarquée sur la scène métal française. Le genre death métal mélodique compte déjà pléthore de groupes et il leur faudra encore beaucoup de travail pour s’imposer. Une affaire à suivre.
Oshyrya (7,5/10)
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M&O Music – Rock n'Growl / 2013
Tracklist (40 mn) 01. Intro (walk alone) 02. Lies and hypocrisy 03. Betrayal 04. Last judgement 05. Sacrament 06. Northern star 07. Pendact 08. Day of war 09. Silent nightmare
Les allemands de MERCURY TIDE font durer le plaisir en proposant un single extrait de son récent album, Killing Saw. Enfin plaisir, pour rester poli, puisque le retour du groupe sur le devant de la scène est franchement décevant (chronique ici) face aux attentes du retour de Dirk Thurisch, et donc une peu d’ANGEL DUST, derrière le micro. Assez représentatif de la totalité du disque, cette chanson est sympathique mais manque nettement d’attrait, les teutons ont joué petits bras et ont déjà été bien plus inspirés.
Finalement la seule raison d’acheter ce single pourrait être le deuxième titre présenté, une reprise du « Caught Somewhere in Time » d’IRON MAIDEN, extrait de l’album Somewhere in Time daté de 1986. La reprise est très fidèle, aucune surprise et c’est franchement dommage. Avouons que la voix de Thurisch fait des merveilles, avec un mimétisme parfois étonnant avec Bruce Dickinson, mais l’intérêt de cet exercice reste très limité. Donc si on résume, une chanson franchement moyenne et une reprise sans grand éclat… Il n’est pas compliqué de tirer les conséquences de ce constat et de passer son chemin.
Oshyrya (04/10)
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Limited Access Records / 2013
Tracklist (11:36 mn) 01. Searching 02. Caught Somewhere in Time
KARNYA est un groupe de metal progressif originaire de Rome. Cette aventure est né de la rencontre de trois musicienne de la scène locale underground: Enrico Sandri, le bassiste d’UTOPIA, Dario Di Pasquale, clavier au sein de ZEN et enfin Riccardo Nardoccin chanteur et guitariste virtuose avec deux albums solo à son actif. Ajoutez Luca Ciccotti à la batterie et vous tenez le line-up complet des transalpins.
Coverin’ Thoughts a été enregistré aux ZeroZero Studios à Latina (ville italienne à 70 km au sud de Rome). Sans grand surprise vu le background muscial de ses membres KARNYA propose un métal progressif très riche et très influencé par le rock progressif des années 70. Ajoutez à ces riffs et ces orgues si typiques seventies des touches plus modernes et des sonorités électroniques et vous obtenez un cocktail franchement intéressant. Les atmosphères sont très fortes, les italiens tissent progressivement un réseau complexe et délicat à même de faire passer de nombreuses émotions. Sans réinventer la roue, KARNYA propose de solides compositions, assez variées à même de plaire aux fans de progressif. Le chant de Nardoccin fait aussi des merveilles, il privilégie tantôt la puissance et l’agressivité et tantôt la douceur et l’émotion. Le titre « A Paraphreniac Menticide » s’annonce, du haut de ses 16 minutes, comme le plat de résistance de cet album. Réussir un morceau aussi long sans lasser l’auditeur et le passage obligé et le graal de tout groupe progressif qui se respecte. Et le pari est relevé et réussi par les romains. Très varié, on passe d’une introduction dépouillée, au piano, à un métal prog virevoltant et inspiré. Les minutes passent sans temps mort et on ne s’ennuie pas. Le son de l’album est très bon, il va falloir oublier nos clichés concernant les groupes italiens, le mixage a été assuré par Giuseppe Orlando (NOVEMBRE) aux Outer Sound Studios de Rome et le mastering par l’incontournable Jens Bogren aux Fascination Street Studios, en Suède.
Pour une première apparition sur le scène métal prog européenne, les italiens de KARNYA font vraiment bonne impression. Coverin' Thoughts tient franchement la route et pourra satisfaire les plus exigeants. Il manque un petit je-ne-sais-quoi pour attendre les sommets mais les fondations sont solides. Du beau travail.
Oshyrya (08/10)
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Bakerteam Records / 2013
Tracklist (69:06 mn) 01. Mechanical Mixtures 02. Flooding Blood 03. Coverin’ Thoughts 04. Wait4more 05. Fallen Angel 06. Stronger 07. Where The Silence Remains… 08. Sliver 09. Hariel 10. Ego’s End 11. A Paraphreniac Menticide 12. Still Alive (?)