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Comme son nom l’indique, voici le treizième album des canadiens d’ANVIL réédité par nos amis de EPV/Steamhammer. C’est peut-être indirectement l’album qui a changé la vie du groupe, non pas à cause de ses qualités intrinsèques (qui sont bonnes ont le verra) mais parce que sa genèse et son enregistrement sont illustrés au sein du documentaire Anvil ! the Story of Anvil de Sacha Gervasi. Je dois avouer moi-même avoir acheté cet album pour de mauvaises raisons. A peine après avoir terminé de visionné ce film, je me suis rendu, ému, sur la page d’une célèbre boutique en ligne pour acheter This is Thirteen et ainsi apporter mon soutien au groupe. S’agissait-il d’un bon album ? A la limite je m’en foutais mais il me semblait qu’ANVIL méritait du respect et du soutien.

Il est désormais temps de se pencher plus précisément sur ce disque. Il est sorti à l’origine en 2007 en auto-production par le groupe, disponible uniquement via le site web, car aucun label ne semblait intéressé. Et pourtant ANVIL avait fait des efforts pour se payer et travailler avec un producteur de renom, Chris Tsangarides (JUDAS PRIEST, HELLOWEEN, MALMSTEEN…). Et la patte si caractéristique du groupe est bien là, très facilement reconnaissable via la voix de Lips, les guitares tranchantes le poids de section rythmique. L’atmosphère est pesante et presque doom pour un « This Is Thirteen » quasi BLACK SABBATH. Une mise en bouge étonnante pour cet album. On retrouve un schéma plus classique sur les compositions suivantes comme « Bombs Away » ou « Burning Bridges ». On n’apprend pas à un singe à faire la grimace et ANVIL livre la marchandise attendue. Ils font cela depuis plus de 30 ans et n’ont pas raison de changer. Les écueils restent toujours les mêmes. Le heavy metal de nos gaillards est extrêmement classique et fini par tourner un peu en rond. Le chant de Lips est lassant malgré une prestation honorable. Maintenant on passe un bon moment à l’écoute de This is Thirteen, difficile de ne pas headbanguer pendant l’une ou l’autre chanson.

Sur cette réédition les bonus restent assez minces. Les photos et commentaires supplémentaires des 2 leaders ainsi qu’une chanson « Thumb Hang » déjà proposée en 2009 lors de la réédition réalisée par VH1 Classic Records. Comme pour les autres anciens albums re-publiés par SPV, cela fait un peu léger. On ne pourra jamais enlever l’honnêteté et la ténacité d’ANVIL pendant ces décennies et pour cela le groupe mérite notre plus grand respect. Ils ont toujours su proposer des albums solides et aboutis. Ce This is Thirteen n’échappe pas à la règle et cela fait un bien fou de voir ce groupe enfin récolter les fruits de son travail.

Oshyrya [07/10]

 

Site Officiel : http://www.anvilmetal.com

 

SPV/Steamhammer réédition 2012

Tracklist (56:58 mn): 01. This Is Thirteen 02. Bombs Away 03. Burning Bridges 04. Ready To Fight 05. Flying Blind 06. Room #9 07. Axe To Grind 08. 8 Feed The Greed 09. Big Business 10. Should' A Would' A Could' A 11. Worry 12. Game Over 13. American Refugee 14. Thumb Hang – BONUS TRACK

Le label allemande SPV a presque terminé son entreprise de réédition du back-catalogue des métalleux canadien d’ANVIL. Voici donc qu’arrive un package digipak proposant deux albums : Still Going Strong de 2002 et Back to Basics de 2004

 

Still Going Strong

Un an à peine après Plenty of Power, les canadiens d’ANVIL remettent déjà le couvert via un Still Going Strong en forme de méthode Coué. Malgré l’adversité et les moqueries de bien de leurs contemporains, Lips & co continuent à proposer leur heavy métal couillu et hargneux à même de faire battre le cœur des plus endurcis d’entre nous. La recette n’a pas changé depuis le début des années 80 et les canadiens n’ont plus rien à prouver.

Amateurs de riffs acérés, de soli lumineux et de rythmique d’une précision d’un métronome seront ravis. Bien sûr les jeunes loups jouent plus vite, peut-être plus fort mais pas sûr que le résultat surpasse ce que propose ANVIL. Difficile de résister à ces roquettes que sont « Race Against Time » ou encore un « Waiting » à même de faire chanter à tue-tête tout metalhead qui se respecte. Alors bien sûr tout n’est pas parfait, Lips n’a jamais été un grand chanteur et il finit par lasser. Certains compositions sont tout juste acceptables mais après plus de vingt ans de carrière, nous sommes prêts à beaucoup leur pardonner.

Oshyrya [07/10]

 

Back to Basics

Mine de rien, les Anvil, pilier du Heavy-Métal underground (rien de péjoratif dans ce terme) en sont avec Back To Basics à leur quinzième album. Bien que n’ayant jamais rencontré un succès pourtant mérité, les Canadiens mériteraient la coupe de la persévérance (à disputer néanmoins avec Running Wild). S’appuyant sur leur fan base conséquente qui leur procure une liberté artistique totale, comme aux meilleures heures des années quatre-vingt, nous avons droit avec Back To Basics, à la pochette très réussie (avec l’enclume réglementaire), à notre livraison quasi annuelle d’Anvil. Malgré tout ce que l’ont peur lire (et entendre) par-ci, par-là, une légère évolution est perceptible, car comme l’annonce le titre, Back To Basics est une sorte de retour aux sources dans le sens ou de la sonorité globale au compos, cet album (qui bénéficie d’une production actuelle) aurait à coup sûr fait mouche au moment de l’âge d’or de ce style.

Ce n’est pas un « The Chainsaw » plus que Priestrien qui viendra nous convaincre du contraire, et même si les meilleurs titres sont « Bottom Feeder », « Fast Driver » ou encore « Fuel For The Fire », aucune chanson réellement faible ne vient entacher un album riche en vocaux variés et en riffs trashys. Pas la peine de détailler les qualités musicales d’Anvil, elles sont connues de tous. La seule interrogation pourrait venir du chant, car comme tout le monde Lips subi les affres du temps, mais là aussi, rien à redire, le bougre très en voix semble d’attaque pour une nouvelle décennie… Après quasiment vingt-cinq années au service du Heavy-Métal, ce n’est manifestement pas demain la veille qu’Anvil va tourner Néo. Le seul regret concernant ce groupe vient éventuellement du fait qu’on aimerait le voir jouer live plus régulièrement dans notre pays et pourquoi n’en viendrait-on pas à rêver d’une tournée anniversaire en tête d’affiche ?

Murder One [08/10]

 

Autant il est sympathique de pouvoir remettre la main sur ces albums autant SPV aurait pu un peu plus se fouler pour propose de vrais bonus et non pas simplement des commentaires et des photos supplémentaires dans les livrets. Cela fait vraiment chiche…

 

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SPV/Steamhammer réédition 2012

Tracklist (42:46 mn et 43:33 mn):

Still Going Strong

01. Race Against Time 02. In Hell 03. Holy Wood 04. Still Going Strong 05. Don't Ask Me 06. Waiting 07. White Rhino 08. What I'm About 09. Sativa 10. Defiant

Back to Basics

01. Fuel For The Fire 02. Keep It Up 03. Song Of Pain 04. You Get What You Pay For 05. The Chainsaw 06. Can‘t Catch Me 07. Go Away 08. Bottom Feeder 09. Cruel World 10. Fast Driver

We Are Waves (EP)

WE ARE WAVES est un groupe de rock alternative transalpin qui a déjà connu une belle carrière sous le nom d’OVEROCK. En 2011, après dix ans d’activité et sans que l’on sache trop pourquoi (on attendra l’interview à venir pour éclaircir le mystère) nos amis décident de tourner la page et devenir WE ARE WAVES. Alors qu’ils ont déjà 3 EP et un album à leur actif sous leur ancien patronyme, les italiens proposent 4 titres pour introduire leur nouvelle entité. Sous la férule de Marco Trentacoste (LACUNA COIL, DEASONIKA…), WE ARE WAVES proposent 4 titres séduisants et blindés d’énergie. Nos amis ont l’art de proposer des mélodies complexes et envoûtantes à même d'entraîner irrémédiablement l’auditeur dans leur univers.

A l’image d’un JOLLY ou d’un KARNIVOOL, les italiens ne se fixent aucune limite musicale et explorent des contrées très variées. La base est rock mais les touches électro sont nombreuses et renforcent les atmosphères. WE ARE WAVES bouffe à tous les râteliers, puisant à sa source auprès des ténors du genre PORCUPINE TREE ou encore RADIOHEAD. Difficile de ne pas succomber à l’énergie impulsée sur « Deccan Plateau » et surtout un « Gaining Ground » survolté. Les différents éléments de la musique du groupe sont très finement équilibré et le chant de Fabio Viassone (aka Viax) mais des merveilles sachant alterner douceur et agressivité. La tête pensante de WAW a d’ailleurs plusieurs cordes à son arc et investi tout sa talent de musicien, chef de projet et designer dans ce projet. Ses collègues ne sont pas en reste et offrent une très belle performance.

Cet amuse-bouche rempli parfaitement son rôle et nous met sérieusement en appétit en prévision de la suite du repas. Avec cet EP, WE ARE WAVES frappe un grand coup et se positionne d’emblée parmi les groupes qu’il faudra suivre de près. Nous attendons la suite avec impatience.

Oshyrya [08/10]

 

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Sounday Music – PR Lodge / 2012

Tracklist (48:30 mn) : 01. The Other Side of Me 02. Deccan Plateau 03. To the Ocean 04. Gaining Ground