Author Archive

Dead Label – Sense Of Slaughter

Le label britannique Rising Records nous propose de découvrir un nouveau rejeton engendré de l’autre côté de la Manche, DEAD LABEL. Originaire de Celbridge en Irlande, le groupe se présente sous la forme d’un trio avec Dan O’ Grady (basse et chant), Danny Hall (guitares), and Claire Percival (batterie). Créé en 2008, nos amis font rapidement le buzz sur la scène métal locale et propose un premier EP en 2010. Deux ans plus tard, ils franchissent le Rubicon et nous offre un premier véritable album, Sense of Slaughter.

Suivant la mode des BRING ME THE HORIZON ou RISE TO REMAIN, les irlandais évoluent dans un registre metalcore enrichi d’influences thrash plus traditionnelles. Ils citent aussi volontiers MACHINE HEAD comme modèle. En tout cas, ils font un sacré boucan à trois et ravagent avec entrain nos oreilles. DEAD LABEL semble avoir la rage et ne nous épargne aucun supplices via des riffs acérés, une rythmique pachydermique et un chant hurlé. On trouve ici et là quelques bonnes idées, certaines mélodies font mouche mais je suis resté assez insensible aux charmes du groupe. C’est bêtement bourrin, la batterie sonne très « brute » et le chant tantôt hurlé, tantôt guttural est particulièrement horripilant. Il faut dire que comme mes camarades de la rédaction, cette vague deathcore/metalcore britannique me passe très largement au-dessus de le tête.

DEAD LABEL ne démérite pas, on sent bien que les trois comparses sont extrêmement motivés et cherchent à faire au mieux. Les fans des groupes précédemment cités trouveront leur compte avec Sense Of Slaughter. Quant à moi je m’interroge toujours sur la pérennité et l’avenir à terme de cette mode. Pas sûr que l’on en entende encore parler d’ici 2 ou 3 ans.

[06/10] Oshyrya

 

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/DeadLabelIreland

Rising Records / 2012

Tracklist (47:32 mn) 01. Dead And Gone 02. Sense of Slaughter 03. Reign 04. Catechism 05. Dawn of A New Age 06. Self-Immolation 07. Assume Nothing 08. Death 09. Rest in Pieces 10. Enslavement 11. Raising the Veil 12. Thrown to the Wolves

Le label Steamhammer/SPV ne facilite vraiment pas la tâche du chroniqueur que je suis avec cette réédition de l’album de VIRGIN STEELE, Life Among the Ruins. En effet, vous trouverez chez votre disquaire préféré un double album avec 5 morceaux bonus pour le premier cd et une deuxième galette gavée d’inédits. Pour moi, simple mortel, rien de tout cela car il ne nous a été fourni que les 14 chansons de base de l’album. Cette chronique sera donc forcément très partielle, je m’en excuse, et n’abordera pas les « plus » de cette réédition.

VIRGIN STEELE est un groupe de Heavy métal de New York, fondé en 1981. En 1988, après deux tournées en Europe, une avec MANOWAR et l'autre avec BLACK SABBATH, les américains enregistrent leur quatrième album, Age of Consent, qui sortira en 1988. Entre 1988 et 1992 le groupe traverse une période difficile émaillée de fortes tensions entre le groupe et leur manager. Rien n'est enregistré pendant plus de cinq ans. Le groupe décide enfin d'enregistrer un nouvel opus à partir de l'été 1992. Life Among the Ruins est disponible en mars 1993, et VIRGIN STEELE fait une nouvelle tournée européenne pour en assurer la promotion. Cet album est assez atypique au regard du reste de leur production, il ne comporte pas les éléments épiques habituels de VIRGIN STEELE. Il suffit de lire les titres des chansons et d’en écouter les paroles pour se rendre compte que nous sommes loin de la mythologie grecque. Le groupe a fait un virage à 180 degrés et se rapproche d'un hard rock à la WHITESNAKE avec des touches de blues. Pour David DeFeis, c'est un retour aux sources.

Ce choix des américains est vraiment surprenant et je dois avouer que VIRGIN STEELE perd une partie de son charme en rentrant dans le moule. On connait le talent de DeFeis mais là franchement on croirait parfois entendre AEROSMITH. Les compositions proposées tiennent la route, pas de fautes de goût mais j’attends autre chose d’un album des américains. Sans ce côté ultra-pompeux, larger-than-life, VIRGIN STEELE se noie dans la masse et disparait de nos écrans radars. Heureusement dès l’année suivante, en 1994, David Defeis pense au concept de The Marriage of Heaven and Hell et le groupe retrouve son identité. Sans être mauvais, Life Among the Ruins, représente une parenthèse pour VIRGIN STEELE et cet ovni ne restera pas dans les mémoires.

Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.virgin-steele.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/virginsteele

 

Steamhammer – SPV / 2012

Tracklist (54:53 mn) 01. Sex Religion Machine 02. Love is Pain 03. Jet Black 04. Invitation 05. I Dress in Black (Woman with no Shadow) 06. Crown of Thorns 07 Cage of Angels 08 Never Believed in Goodbye 09. Too Hot to Handle 10 Love's Gone 11 Snakeskin Voodoo Man (full electric version-bonus track) 12 WiIdfire Woman 13 Haunting the Last Hours 14 Last Rose of Summer

Beaucoup d’entre vous connaissent (ou pas) Daniele Liverani pour la multitude de projets qu’il mène depuis des années: TWINSPIRITS, GENIUS ROCK OPERA ou encore KHYMERA. Pour ce nouvel album solo instrumental (le troisième après Viewpoint en 1999 et Daily Trauma en 2004), on ne le retrouve pas comme d’habitude derrière ses claviers, il assume ici le poste de guitariste. Ce Eleven Mysteries nous fait découvrir une nouvelle facette du talent du bonhomme et laisse  apparaitre avec éclat sa maîtrise de la six cordes. Pour mener à bien ce nouveau projet, Liverani s’est entouré de nos compagnons qu’il a découvert : Paco Barilla à la batterie, Tony Dickinson à la basse et enfin Marco Zago aux claviers.

Tout en restant dans un trip métal progressif, Liverani a tenté des expériences et il ne s’est fixé aucune barrière. Il semble avoir joyeusement trituré et torturé les cordes de sa guitares pour en sortir les sons les plus inattendus. Pari réussi au niveau de l’expérimentation au détriment malheureusement peut-être du plaisir de l’auditeur. La majorité des compositions proposées ici restent de bon niveau, dans la moyenne mais il est difficile de s’extasier à l’écoute de l’album. Liverani n’est pas tombé dans le piège de la démonstration technique stérile mais je n’ai quand même pas réussi à m’immerger au sein de ces onze mystères. Rendre un album instrumental attractif est un sacré défi et le résultat est plus que mitigé ici. Malgré l’aspect visuel assez évident de la musique, je me suis assez vite ennuyé à l’écoute de ces chansons.

Malgré mes efforts, je n’ai pas trouvé de cohérence d’ensemble, Eleven Mysteries m’a fait l’effet d’un patchwork désordonné. Quelques compositions surnagent (« All Is Pure » par exemple) mais cela n’a pas suffi à capter mon attention sur la longueur. Un album à ne conseiller qu’aux fans acharné de l’italien ou des shredders.

[06/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.danieleliverani.com

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/liverani

 

Lion Music / 2012

Tracklist (52:05 mn) 01. Mysterious Impulse 02. Inspiration 03. Nervous Forces 04. Supreme Gladness 05. All Is Pure 06. Giving 07. Humiliation 08. Regeneration 09. Freedom 10. Survive 11. Eternal