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Lykaion – Nothin’ But Death

LYKAION est né en 2003 à Rome. Après avoir connu de nombreux changement de line-up, le groupe se stabilise en 2009 et propose enfin du matériel original via la sortie d’un EP intitulé Swallowed By The Sea. Les réactions sont positives et encouragent les transalpins à franchir le Rubicon pour enregistrer un premier véritable album. Forts de l’expérience de centaines de concerts en Italie, LYKAION entre aux 16th Cellar Studios sous la ferule de Stefano “Saul” Morabito (FLESHGOD APOCALYPSE, HOUR OF PENANCE). Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, le mastering est assuré par Jens Borgren aux Fascination Street Studios.

Dès les premières mesures de ce premier album, Nothin’ But Death, leurs influences sont assez évidentes. Ils adorent le métal mélancolique des dernières productions des regrettés SENTENCED et autres KATATONIA. Le mimétisme est assez impressionnant. La recette est appliquée avec soin: gros riffs, mélodies millimétrée et chant assez brut, dans des tonalités assez graves. Et franchement c’est plutôt pas mal. Sans atteindre les sommets des groupes pré-cités, les italiens s’en sortent avec les honneurs proposant des compositions abouties, sympathiques. Les chansons sont, dans l’ensemble, agréables à écouter même si elles manquent de coffre. Le côté ravageur des mélodies qui vous rentrent dans le crâne en 20 secondes pour ne plus vous lâcher manque à l’appel. Pour être honnête les ressemblances sont très marquées et c’est un peu dommage que LYKAION n’ait pas su faire preuve d’une identité plus personnelle.

Saluons le travail sérieux et appliqué proposé par LYKAION avec Nothin’ But Death. A défaut de faire preuve d’originalité, les italiens ont su proposer des chansons soignées et nous offrir un bon moment. On se contentera de ça pour un (trop court) premier album.

[07/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.lykaion.it/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/lykaion

 

Bakerteam Records / 2012

Tracklist (37:15 mn) 01. Nothing But Death 02. A cold summer day 03. Free from all your fears 04. Empty 05. The Dance 06. Fuck you (I love myself) 07. Passion kills 08. Sick love 09. Together 10. Dimenticherai

And One – S.T.O.P.

Teuffeurs, teuffeuses d’outre-rhin, réjouissez-vous, le groupe de musique électro-pop allemand AND ONE revient avec un nouvel album sous la bras. Dire que je n’avais pas été convaincu par le EP, Back Home, annonçant cet album est un bel euphémisme (la chronique ici). Cela m’avait semblé bien insipide en plus d’être un beau foutage de gueule commercialement parlant. Vous devinez donc que mon excitation est assez relative. Rappelons pour les rares amateurs de musique électronique qui nous lisent qu’AND ONE est né à Berlin en 1989 par Steve Naghavi et Chris Ruiz.

Avec surprise, les premières écoutes de S.T.O.P. sont rassurantes. Sans être absolument géniales, la majorité des chansons proposées ici tiennent la route et s’écoutent sans difficulté. Certaines mélodies font même mouches et on se surprend à siffloter tel ou tel refrain (« Killing the Mercy »). Tout est fait pour être immédiatement accessible, une pop sucrée facilement consommable. Un peu de calme et de douceur fait du bien après les déluges de décibels chroniqués ici à longueur de page. Les ressemblances avec les vieux DEPECHE MODE ou encore avec PET SHOP BOYS sont frappantes au niveau des sonorités utilisées ou des gimmicks employés. Seule la voix assez grave et monotone fait l’originalité d’AND ONE.

Les allemands n’ont absolument aucun chance de percer en France tellement ce genre musical est mort et enterré dans notre pays depuis la fin des années 80. Seuls les plus nostalgiques d’entre vous pourraient être sensibles à ces sonorités du passé. Mais AND ONE n’en a cure car ils visent les pays germaniques ou ce courant reste vivace et attire encore beaucoup de monde. A l’époque j’étais encore innocent et insouciant, c’est moche de vieillir…

[6,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.andone.de/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/andonefans

 

Synthetic Symphony – SPV / 2012

Tracklist (49:17 mn) 01. Shouts of Joy 02. Killing the Mercy 03. Memory 04. You Without A Me 05. Don´t Get Me Wrong 06. Aigua 07. S.T.O.P. The Sun 08. The 409 Back Home 10. Everybody Dies Tonight 11. The End Of Your Life 12. No Words

Circus Maximus – Nine

Après un long silence de près de 5 ans, les norvégiens de CIRCUS MAXIMUS reviennent avec un nouvel album, le troisième, intitulé Nine. Notre excitation était à son comble tant nos espoirs étaient grands après un Isolate (2007) magistral (chronique ici). Formé en 2000, CIRCUS MAXIMUS a toujours su proposer un métal progressif technique et racé au niveau des meilleures formations du genre. Mené de main de maître par Mats Haugen (guitares) nous pouvons espérer que ce Nine comble à nouveau nos soif.

Et cela commence franchement très bien via un « Architect of Fortune » très inspiré. Malgré ses 10 minutes au compteur, cette chanson passe comme une lettre à la poste grâce à l’intelligence de ce savant équilibre entre mélodie et technique. L’ombre des américains de DREAM THEATER plane plus que jamais au-dessus de CIRCUS MAXIMUS. Les interventions de Mats Haugen évoquent forcément John Petrucci et ce n’est pas un petit exploit. Loin de faire de la figuration les norvégiens se portent quasiment au niveau de leurs illustres modèles.

Par rapport à Isolate, les scandinaves ont durci sensiblement le ton tout en cherchant à être plus accessibles, immédiatement efficaces. Un titre court et bien rentre-dedans comme « Namaste » en est la parfaite illustration. Un gros travail a aussi été réalisé du côté du chanteur Michael Eriksen. Sa performance est remarquable de maîtrise et d’intelligence. Il varie admirablement son chant pour coller au plus près des atmosphères. A nouveau, sans faire une fixation, difficile de ne pas penser à James Labrie. Le rythme ne faiblit pas le long de ces 10 chansons qui dévoile chacune une facette différente du talent des norvégiens. On s’enthousiasme à l’écoute d’un « Game of Life » très catchy ou encore d’un « I Am » enjoué et virevoltant. L’album se termine par deux pièces de choix qui dépassent toutes les deux allégrement les 9-10 minutes. On passe à chaque fois un vrai bon moment à suivre les trames mélodiques complexes, les changements de rythmes multiples et ces sonorités inhabituelles. Sur « Last Goodbye », on se rapproche d’un rock progressif plus traditionnel à la GAZPACHO ou FLOWER KINGS.

Grâce à Nine, CIRCUS MAXIMUS se repositionne immédiatement dans le groupe de tête de la mouvance métal progressif. Ils font jeu égal avec un REDEMPTION par exemple. Une vraie belle confirmation.

[8,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.circusmaximussite.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/officialcm

 

Frontiers Records / 2012

Tracklist (59:11 mn) 01. Forging 02. Architect Of Fortune 03. Namaste 04. Game Of Life 05. Reach Within 06. I Am 07. Used 08. The One 09. Burn After Reading 10. Last Goodbye