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A voir le look des britanniques de GEHTIKA je m’attendais à découvrir un clone des DEATHSTARS. Le look militaro-gothique faisait forcément penser aux suédois. Grosse erreur, je me suis trompé et les minutes qui suivent vont s’avérer assez pénibles. J’ai rarement eu aussi peu d’inspiration pour écrire une chronique et Dieu sait pourtant que je me suis déjà tapé un paquet d’albums pas folichons. Donc je peux à la place vous raconter ma vie. Je vais bien merci, je suis allé voter ce matin pour Europ… Bon ok, Hamster me fait les gros yeux et j’ai appris qu’il n’était jamais bon de contrarier le chef. Revenons donc à nos moutons.

Formé en février 2011, les 4 comparses vont mettre du temps à trouver leur voie musicale. Via ce premier album à la pochette assez bizarre les britanniques proposent une plongée dans un univers sombre et particulièrement violent. C’est bien bourrin avec un chant hurlé et des relents trashs ici et là. Que dire de plus ? Je me suis foncièrement ennuyé à l’écoute de Unconventional Manicism. Les compositions font beaucoup de bruit pour pas grand-chose finalement. Cela reste particulièrement basique et sans grand génie aussi bien au niveau des riffs, des rythmiques pachydermiques que du chant extrême.

Le label affirme que GEHTIKA a rencontré un grand succès via son Escape the Asylum tour à l’automne 2011. Soit, on les croit sur parole, peut-être que les britanniques prennent toute leur ampleur sur scène mais sur disque cela reste encore à prouver. Ces 46 minutes ont été particulièrement éprouvantes mais par esprit de sacrifice, j’ai tenu jusqu’au bout, espérant sans trop y croire découvrir une pépite inattendue aux détours de cet album. Et bien non, peine perdue, je suis définitivement insensible aux charmes virils de GEHTIKA.

[04/10] Oshyrya

 

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Rising Records / 2012

Tracklist (46:20 mn) 01. Intro 02. Archai 03. Prevail 04. Into Asylum 05. Reality Of Mortality 06. Archai The Fallen 07. Broadcast 08. Lost Thoughts 09. I Confess 10. Headless 11. Fear Within 12. Outro

Que d’ambition pour ce projet DOCKER’S GUILD ! Sorti de l’imaginaire du claviériste Douglas R. Docker, cet opus intitulé The Mystic Technocracy est le premier chapitre d’une pentalogie organisée en multiples saisons. Douglas R. Docker m’est inconnu mais d’après le label il a travaillé avec de nombreux artistes renommés comme Tony Franklin, Tim Bogert… en plus d’être le claviériste du groupe AOR, BILOXI. Nous sommes guère plus avancés…

Sorti presque de nulle part, à l’image d’Arjen Lucassen avec son AYREON, Docker veut d’emblée frapper un grand coup et il s’est, pour cela, entouré d’une belle brochette d’artistes : Gregg Bissonette (David Lee Roth / Joe Satriani), Guthrie Govan (ex-ASIA), Jeff Watson (NIGHT RANGER), John Payne (ex-ASIA), Göran Edman (ex-Yngwie Malmsteen, KARMAKANIC), Amanda Somerville (AVANTASIA / EPICA), Tony Mills (TNT / SHY)… Les ressemblances avec AYREON ne s’arrêtent pas puisque Docker a lui aussi développé un concept de science-fiction. Il a choisi le thème de la religion et de ses dérives.

Au niveau musical, les fans d'AOR mais aussi des grands classiques progressifs comme YES, ELP, ou encore GENESIS devraient trouver leur compte avec DOCKER’S GUILD. Comme on pouvait le deviner les compositions sont, à mon plus grand plaisir, très orientées claviers. Chaque chanson est gorgée de sons électroniques et de soli ce qui n’est pas sans me rappeler parfois ASIA période John Payne ou encore et toujours AYREON période Into the Electric Castle ou enfin le Jabberwocky de NOLAN & WAKEMAN. Les chansons s’enchainent avec naturel et grâce et offrent un vrai bon moment à l’auditeur attentif. La dimension space opera est très présente avec de nombreux bruitages ou sonorités destinés à renforcer l’immersion dans l’univers présenté. Et cela fonctionne plutôt bien. Malgré un disque gavé de musique, plus de 79 minutes, on ne s’ennuie que très rarement tant les mélodies sont variées et accrocheuses. Cela reste gentillet, un peu simplet même mais sans faute de goût.

Cet album bien pensé et bien exécuté rassemble tous les ingrédients nécessaires à mon bonheur: des tonnes de claviers, des mélodies inspirées et des chanteurs talentueux. C’est un grand plaisir de retrouver par exemple John Payne. Comme AYREON, ce premier chapitre s’avère pleins de promesses et j’attends désormais avec impatience la suite de ce Mystic Technocracy.

[08/10] Oshyrya

 

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Lion Music / 2012

Tracklist (79:24 mn) 01. A Matter of Energy 02. The Mystic Technocracy 03. Darwin's Tears 04. Norse Cosmogony (Part 1) 05. Norse Cosmogony (Part 2) 06. Judeo Christian Cosmogony 07. The Divine Comedy 08. Legion of Aliens 09. Loving the Alien 10. The Gem of Love 11. The Secret of DNA (Part 1) / Purple Orb / The Secret of DNA (Part 2) 12. Prophecy 13. Black Swans

Thormesis – Von Leere und Tod

Créé à l’été 2006 à Rothenburg/Tauber (Bavière), THORMESIS cristallise les espoirs de Konstantin Krüger (alias Travos – chant, guitare), Andreas Bauer (alias Keltor – batterie, chant) et Johannes Landgraf (alias Hagolt – basse). Après avoir complété line-up, les allemands proposent un premier opus auto-édité début 2008, Gehet Hin Und Kämpfet. Armé de cette carte de visite, ils enchainent les concerts et signent finalement avec Düsterwald Produktionen pour éditer leur premier album officiel, Vergangene Asche, en janvier 2010. Von Leere Und Tod marque une nouvelle progression pour THORMESIS avec le passage chez AFM Records.

De prime abord, rien ne destinait cet album des teutons de THORMESIS à atterrir dans mon escarcelle. Annoncé comme un groupe de Pagan Black Metal par le label, la pochette ne laissait rien augurer de bon non plus. Heureusement pour mes esgourdes, en dehors du chant, THORMESIS a choisi de mettre l’accent sur son côté Pagan au détriment des influences Black. Un peu à l’image d’un SVARTSOT, les teutons savent être assez accessibles dans la musique tout en restant extrême dans l’approche. Les ambiances sont soignées et les compositions savent être entrainantes. Malgré les cris et les rythmiques de batterie typiquement Black, j’ai pu prendre du plaisir à l’écoute d’un « In den Naechten der Widerkehr » par exemple. Ou alors le travail de sape de la frange brutale de la rédaction commence à agir sur votre serviteur.

THORMESIS ne s’est pas facilité la tâche en proposant des titres assez longs qui dépassent souvent les 7-8 minutes. Difficile de maintenir énergie et fureur sur de si longues périodes et certaines compositions auraient gagné en efficacité avec plus de concision. Mais ne boudons pas notre plaisir, je n’attendais franchement rien de cet album et je commençais déjà me creuser la tête pour savoir quelle pourrait bien être mon approche pour cette chronique. THORMSESIS a réussi son pari de marier habilement l’esprit Pagan et les influences Black Métal. Un vrai bon album.

[07/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.thormesis.de/

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AFM Records / 2012

Tracklist (54:17 mn) 01. Intro (Instrumental) 02. Sterbend Herz 03. In den Naechten der Widerkehr 04. Tuerme des Schattens 05. Des Wolfes Letzter Gang 06. Vom Leben Gezeichnet 07. Von Leere und Tod 08. Lebensgang (Grabfeld Cover)