Author Archive

Moonspell – Alpha Noir

Le printemps semble enfin là, il faut beau, presque chaud depuis quelques jours. Et pourtant, alors que les premières mesures du nouvel album de MOONSPELL s’échappent de mes enceintes, un vent glacial s’engouffre dans mon appartement, la lumière décline et les nuages s’amoncellent au dessus de ma tête. Fidèles à leurs habitudes, les portugais plongent l’auditeur dans un univers sombre et froid, une torpeur insondable nous submerge et ne nous lâchera plus pendant 40 minutes. Bon, il faudrait le faire exprès pour ne pas avoir déjà entendu parler de MOONSPELL. Le groupe de black/death/gothique métal originaire du Portugal est né en 1989 sous le nom de MORBID GOD par Fernando Ribeiro (chanteur) et Ares, (bassiste). En 1992, il est rebaptisé sous son nom actuel. On pouvait s’inquiéter de l’avenir des lusitaniens car jamais un lapse de temps aussi long n’avait séparé deux albums. Près de 4 ans se sont écoulés entre Night Eternal (2008) et Alpha Noir.

Dès les premières notes d’« Axis Mundi », MOONSPELL impose une atmosphère oppressante et pesante. Le chant sombre et rageur de Ribeiro prend d’emblée l’auditeur à la gorge et il ne lâchera plus sa proie. Autant la musique reste finalement assez accessible, avec quelques passages plus extrêmes ici et là, autant le chant injecte une sacrée dose d’agressivité, une dimension black référence aux débuts du groupe, dans cette cuvée 2012. Les ambiances gothiques qui ont fait la popularité de MOONSPELL sont bien présentes et rassurent quant à la qualité d’Alpha Noir.

Les compositions sont assez courtes, elle restent dans le créneau des 4-5 minutes. Les portugais ont beaucoup travaillé pour privilégier l’efficacité et l’impact des chansons. Ils n’ont gardé que l’essentiel sans artifices ni fioritures inutiles. Les claviers ne sont là que pour renforcer les ambiances et ne prennent jamais le pas sur les riffs tranchants assénés tout au long d’Alpha Noir. L’écoute de l’album m’a souvent évoqué PARADISE LOST par la puissance dégagée et les mélodies hypnotiques distillées titre après titre. Les compositions en deviendraient presque catchy (« Alpha Noir » et « Grandstand »).

Je n’ai jamais été un grand fan de MOONSPELL et pourtant ce neuvième opus m’a vraiment convaincu. Les portugais ont proposer des chansons enthousiasmantes tout en conservant agressivité et ambiances gothiques. Terminons par louer le travail graphique réalisé par l’artiste grec Seth Siro Anton pour la pochette de cet album (cela vous rappellera entre autres SOILWORK, PARADISE LOST ou encore KAMELOT).

[8,5/10] Oshyrya

 

PS : Napalm Records propose une deuxième version de l'album contenant 8 pistes bonus, ces 8 titres sont répartis en un seul album appelé Omega White. Nous ne nous prononcerons pas sur cette deuxième partie que nous n’avons pas pu écouter.

 

Site Officiel: http://moonspell.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/moonspell

 

Napalm Records / 2012

Tracklist (40:38 mn) 01. Axis Mundi 02. Lickanthrope 03. Versus 04. Alpha Noir 05. Em Nome Do Medo 06. Opera Carne 07. Love Is Blasphemy 08. Grandstand 09. Sine Missione

Bereft – Leichenhaus

Le 26/03/2012 23:22, Oshyrya a écrit:

Bonjour The End Records, je vous écris ce petit message pour vous signaler un problème technique concernant les mp3 que vous nous avez envoyés. Il semble que l’encodage soit en cause, tout est très lent, les voix sont déformées et c’est l’horreur à écouter.

Le 27/03/2012 11:22, The End Records a écrit:

Cher Oshyrya, merci pour votre message mais nous vous signalons que les fichiers en votre possession sont parfaitement corrects. Votre missive est bien la preuve que vous ne lisez pas nos mails. Si vous aviez pris le temps de vous renseigner, vous auriez su que BEREFT est un groupe de funeral/sludge doom créé à Los Angeles par Sacha Dunable d’INTRONAUT et GRAVITON, Derek Donley de GRAVITON, Charles Elliott d’ABYSMAL DAWN et Derek Rydquist, ex-THE FACELESS. Que des poètes donc.

Le 28/03/2012 00:1422, Oshyrya a écrit:

Cher The End Records, c’est à moi de vous remercier pour ces éclaircissements qui expliquent effectivement bien des choses. Triste de constater que cela vient un peu tard pour mon installation hifi hors de prix qui est passée de rage par la fenêtre puisque je en trouvais pas d’où venait ce son épouvantable que vous appelez funeral/sludge doom. Ces tempos lents, ce chant tantôt caverneux tantôt criard, ces textes centrés sur la misère, la haine et le nihilisme ne me semblait pas naturel. Vous touchez du doigt une chose importante, nos amis ne semblent effectivement pas être de joyeux lurons et écrasent l’auditeur sous une chape de plomb impressionnante. Les deux tentatives de suicides de mon chat depuis ce matin l’attestent (mais sauter du balcon depuis le premier étage n’est pas la meilleure façon de mettre fin à ses jours).

Grâce à la lecture (passionnante) de la biographie transmise, j’ai posé un regard neuf sur ce Leichenhaus de BEREFT qui atteint à merveille ses objectifs. Les cinq compositions proposées ici (+ intro et outro) vrillent avec talent le cerveau, l’âme est dépecée avec soin et il ne reste pas grand-chose de l’auditeur à l’issue de cette séance de torture. Le côté pompeux et grandiloquent d’un « Ethereal Dispersal » fait mouche et impressionne tout autant qu’il n’inquiète. Amis des plaisirs sadiques, régalez-vous…

[07/10] Oshyrya

 

Site Officiel: ***

MySpace Officiel: ***

FaceBook Officiel: https://www.facebook.com/bereftdoom

 

2012, The End Records

Tracklist (40:37 mn) 01. Corpse Flower 02. Mentality Of The Inanimate 03. Withered Efflorescence 04. The Coldest Orchestra 05. A Cruel Mirage 06. Ethereal Dispersal 07. …And You Are But A Thought

Hung – Hung

Dans la famille “je mélange un instrument classique avec des grosses guitares” faites entrer Lyris Hung (BRYAN ADAMS, INDIGO GIRLS, TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA). La charmante demoiselle s’ennuyait un peu de toutes ces douces mélodies et a décidé de durcir sévèrement le ton en lançant un nouveau projet modestement intitulé HUNG. Elle s’entoure de musiciens et se lance dans le grand bain via un premier album éponyme à bientôt sortir chez ReThink Records, le nouveau label fondé par Chris Adler (LAMB OF GOD).

L’album commence dans la douceur avec une courte pièce instrumentale à base de cordes, toute en subtilité. Ensuite les choses se corsent avec les titres beaucoup plus bourrins surtout via un chant hurlé qui étonne un peu. Cette agressivité mélangée au violon est assez bizarre et la superposition des deux jure un peu. HUNG semble être en permanence le cul entre deux chaises sans savoir à quel saint se vouer. L’omniprésence du violon sonne en fait comme un gimmick un peu inutile qui n’apporte finalement pas grand-chose à la musique proposée. On croirait entendre parfois un MY DYING BRIDE sans tout le côté déprimant, au bord du suicide, des anglais. Les compositions proposées sont sérieuses mais elles manquent énormément d’attrait, HUNG se perd régulièrement en circonvolutions mélodiques sans queue ni tête. J’aime bien être un peu secoué lors de mon voyage musical mais là je ne suis presque jamais retombé sur mes pieds. Trois compositions dépassent allégrement les 8 minutes et je me suis sérieusement ennuyé, cherchant désespérément à me raccrocher à un quelconque fil musical. Peine perdue.

A nouveau, à de rares exceptions, la présence du violon sonne artificielle, comme un intrus dans un ensemble beaucoup plus extrême. Je n’ai pas compris la démarche artistique de nos amis américains. L’idée semblait bonne sur le papier mais le résultat reste très décevant. Le gloubi-boulga semble appétissant en regardant individuellement chaque ingrédient mais on déchante vite une fois l’heure de la dégustation.

[5,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://hungrocks.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/hungrocks

FaceBook Officiel: http://www.facebook.com/hungrocks

 

2012, ReThink Records / The End Records

Tracklist (62:36 mn) 01. Eos 02. Desert of Sad 03. Progeny 04. Maria 05. Left for the New Life 06. Evil Tsar 07. Inertia 08. Infernal Redeemer 09. Matter of the Blood 10. Sediment of War