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En 2008, un tout jeune groupe canadien publie sans l’aide d’un label son premier album, World Of Silence. Fort de cette solide carte de visite, le sextet a pu sauter sur toutes les opportunités de se produire sur scène et de courtiser les labels en Amérique du Nord et en Europe. Après bien des efforts, leur travail a porté ses fruits puisque BOREALIS sort de l’anonymat en 2011 en publiant Fall From Grace chez Lion Music (chronique ici).

Continuant leur progression, les voici désormais chez AFM Records depuis Purgatory en 2015 (chronique ). Histoire d’entretenir la flamme pourquoi ne pas reproposer le premier album du groupe qui, par définition, n’a pas être apprécié que par une frange très limitée d’amateurs. Mais eu lieu d’en faire une simple rééditions (on devine que tout n’était pas idéal non plus vus les moyens limités) BOREALIS a décidé de réenregistrer les dix chansons de l’époque d’où l’ajout de la mention MMXVII (2017) au titre du disque.

Le premier contact avec ce World Of Silence MMXVII s’avère très positif, on retrouve un groupe en grande forme, très inspiré et prêt à en découdre. Ne cherchez pas ici une originalité folle, BOREALIS pour un premier opus (et après d’ailleurs) reste assez sage et suit les sillons de ses illustres prédécesseurs. Mais les compositions restent solides et franchement il faudrait être difficile pour ne pas taper du pied à l’écoute de ces mélodies. Les guitares se taillent bien entendu la part du lion mais les rythmiques n’ont pas à rougir et les claviers apportent une touche de mélodie et de douceur supplémentaire. « Forget the Past » bastonne bien tout comme « Lost City ». Dommage que « From The Fading Screams » sonne un peu trop DREAM THEATER et rappelle de façon appuyée en particulier « Wait for Sleep ». Sinon, rien à redire, Matt Marinelli assure avec classe aussi bien derrière le micro qu’avec sa six cordes, bien épaulé par Mike Briguglio dans cet exercice.

BOREALIS n’a jamais vraiment déçu et confirme les bonnes dispositions entrevues sur Fall From Grace. Les racines étaient déjà solides et les saines fondations ouvraient bien des espoirs pour les canadiens. L’avenir leur a donné raison avec deux albums de qualité par la suite. La suite va arriver rapidement avec la réédition également du deuxième album et l’arrivée d’ici la fin de l’année d’un quatrième album que l’on espère étincellant.

Oshyrya (08/10)

 

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AFM Records / 2017

Tracklist (59:07 mn) 01. Lost Voices 02. Midnight City 03. From The Fading Screams 04. Forget The Past 05. Eyes Of A Dream 06. World Of Silence 07. The Afterlife 08. Divine Answer 09. The Dawning Light 10. Black Rose

Si, comme votre serviteur, vous écumer les bacs métal mélodique depuis deux décennies, le nom VANISHING POINT et le visuel de cet album ne doivent pas vous être inconnus. En 2000, nous étions jeunes et encore pleins d’espoirs dans l’avenir. C’était l’époque NTS et Limb Music déversait un flot continu d’albums de qualités, STRATOVARIUS était roi et nous pouvions prendre un pied fou à l’écoute des ANGRA, SYMPHONY X et RHAPSODY. Et parmi ces groupes prometteurs, un VANISHING POINT venant d’Australie et ne singeant pas AC/DC, tentait de se faire une place au soleil européen.

Tangled in Dream s’avère être leur deuxième album après In Thought en 1997. C’est alors une période faste pour les australiens qui multiplient les concerts en première partie d’artistes prestigieux comme Malmsteen, GAMMA RAY ou EDGUY et SONATA ARCTICA et en participant au Wacken Open Air festival. Dix-sept ans après sa première publication, ce disque n’était plus disponible à la vente et la signature de VANISHING POINT avec AFM Records en 2014 après un hiatus de plusieurs années est devenue une bonne opportunité de le ressortir en 2017.

Cet opus reste solide et sympathique dans ce genre métal mélodique qui affiche son lot de refrains accrocheurs et de mélodies agréables. Le groupe a travaillé sérieusement et ajoutait aux ingrédients habituels un petit côté Hard FM original. Il suffit d’écouter « Samsara » pour s’en convaincre. Les claviers restent assez discrets et la guitare mène nettement les débats aussi bien en lead qu’en rythmique. Le tout reste assez gentil et s’écoute avec plaisir. Le son n’a pas trop mal vieilli et Silvio Massaro derrière le micro offre une solide performance même si sa palette vocale sonne un peu limitée sur la longueur.

Les australiens ne faisant pas les choses à moitié, ils ont ajouté un deuxième cd à l’album original qui peut, à posteriori, justifier l’achat de cette réédition surtout si vous n’avez pas l’original. Vous trouverez d’abord une version modernisée et plus symphonique de « Samsara », deux reprises sans surprises et les bonus japonais des deux derniers opus. Enfin, ce deuxième disque contient le témoignage d’une petite tournée unplugged assurée en 2003 avec cinq titres.

Tous ces bonus restent de bons niveaux et donnent une petite valeur ajoutée à cette réédition. Nous sommes loin des ajouts parfois complétement anecdotiques vus sur certaines autres rééditions. Tangled In Dream replongera les vétérans dans une période dorée alors que les plus jeunes pourront découvrir un groupe efficace. VANISHING POINT n’a jamais pu atteindre les sommets mais reste un groupe solide et attachant.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2017

Tracklist (61:32 mn & 50:21 mn)

CD I: 01. Surreal 02. Samsara 03. Closer Apart 04. Bring On The Rain 05. Never Walk Away 06. The Real You 07. Two Minds And One Soul 08. I Will Awake 09. Dancing With The Devil 10. Father (7 Years) 11. Tangled In Dreams

CD II:01. Samsara II (newly recorded 2016 version) 02. Separate Ways (Journey cover) 03. On The Turning Away (Pink Floyd cover) 04. The Endless Road (Japan bonus “Distant Is The Sun”) 05. Veil Of Deceit (Japan bonus “The Fourth Season”) Live and Unplugged on PBS FM (2003): 06. The Real You 07. Dancing With The Devil 08. Inner Peace 09. Hollow 10. Vanishing Point

Badass – More Pain, More Gain

Comme bien souvent dans le domaine musical, l’habit fait le moine. Les groupes utilisent les codes associés à leur style pour être reconnaissables des fans et tenter de les séduire. Quand un groupe s’appelle BADASS, chacun devine que le chant sera puissant, la basse lourde à souhait le tout complété de rythmiques de guitares massives et d’une batterie pachydermique.

More Pain, More Gain s’avère être le premier opus de BADASS, un nouveau groupe monté en 2016 par des musiciens italiens très expérimenté. Vous retrouverez ici le chanteur Titta Tani (Takayoshi Ohmura, ex DGM, CS's GOBLIN), le bassiste Alberto Rigoni (solo artist, Vivaldi Metal Project, TWINSPIRITS), le guitariste Alessio "Lex" Tricarico (HORSEPOWEROVERLOAD, FOUR ROXX DOWN) et le batteur Denis "Denzy" Novello. A eux quatre, ils accumulent un sacré paquet d’heures de vol même Tani est le seul a bénéficié d’une petite notoriété grâce à son travail au sein de DGM.

Musicalement, les transalpins évoluent dans un heavy rock, heavy-metal très classique et sans grande surprise. Ils parient sur leur talent pour composer des titres accrocheurs, donnant envie de taper du pied et secouer la tête, pour se singulariser par rapport à la masse des sorties quotidiennes. Et disons qu’ils possèdent un talent certain pour appâter le chaland avec des compositions courtes mais directes, tout en affichant un joli caractère. « Royal Chains » et sa ligne de basse omniprésente fait son petit effet comme la montée croissante de l’intensité et de la tension sur « One More Night ». La musique s’avère assez technique malgré son apparente simplicité et Tani abat un gros boulot pour insuffler une âme à l’ensemble. Il offre une belle prestation, jouant beaucoup avec sa voix. Ses camarades sont au diapason et chacun semble prendre un plaisir certain. Le fond est propre tout comme la forme, rien à redire sur la production très correcte de More Pain, More Gain. Le disque a été mixé et masterié par Federico Solazzo au Pannekoek Rehab Studio (Pays-Bas).

Avec un nom comme BADASS, nous pouvions craindre de devoir affronter un énième groupe de métal générique et pourtant, à l’arrivée, la surprise est plutôt bonne. Les italiens ne révolutionnent rien mais surprennent agréablement par le caractère de leurs compositions et le feeling qu’ils parviennent à afficher tout au long de ces neuf chansons. Et c’est déjà pas mal.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Lion Music / 2017

Tracklist (39:46 mn) 01. Intro 02. More Pain, More Gain 03. Nightmares of My Youth 04. Royal Chains 05. Strong and United 06. What We Need 07. One More Night 08. Join Me 09. Redemption 10. Don't Bother Me 11. Outro