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Si, comme votre serviteur, vous écumer les bacs métal mélodique depuis deux décennies, le nom VANISHING POINT et le visuel de cet album ne doivent pas vous être inconnus. En 2000, nous étions jeunes et encore pleins d’espoirs dans l’avenir. C’était l’époque NTS et Limb Music déversait un flot continu d’albums de qualités, STRATOVARIUS était roi et nous pouvions prendre un pied fou à l’écoute des ANGRA, SYMPHONY X et RHAPSODY. Et parmi ces groupes prometteurs, un VANISHING POINT venant d’Australie et ne singeant pas AC/DC, tentait de se faire une place au soleil européen.

Tangled in Dream s’avère être leur deuxième album après In Thought en 1997. C’est alors une période faste pour les australiens qui multiplient les concerts en première partie d’artistes prestigieux comme Malmsteen, GAMMA RAY ou EDGUY et SONATA ARCTICA et en participant au Wacken Open Air festival. Dix-sept ans après sa première publication, ce disque n’était plus disponible à la vente et la signature de VANISHING POINT avec AFM Records en 2014 après un hiatus de plusieurs années est devenue une bonne opportunité de le ressortir en 2017.

Cet opus reste solide et sympathique dans ce genre métal mélodique qui affiche son lot de refrains accrocheurs et de mélodies agréables. Le groupe a travaillé sérieusement et ajoutait aux ingrédients habituels un petit côté Hard FM original. Il suffit d’écouter « Samsara » pour s’en convaincre. Les claviers restent assez discrets et la guitare mène nettement les débats aussi bien en lead qu’en rythmique. Le tout reste assez gentil et s’écoute avec plaisir. Le son n’a pas trop mal vieilli et Silvio Massaro derrière le micro offre une solide performance même si sa palette vocale sonne un peu limitée sur la longueur.

Les australiens ne faisant pas les choses à moitié, ils ont ajouté un deuxième cd à l’album original qui peut, à posteriori, justifier l’achat de cette réédition surtout si vous n’avez pas l’original. Vous trouverez d’abord une version modernisée et plus symphonique de « Samsara », deux reprises sans surprises et les bonus japonais des deux derniers opus. Enfin, ce deuxième disque contient le témoignage d’une petite tournée unplugged assurée en 2003 avec cinq titres.

Tous ces bonus restent de bons niveaux et donnent une petite valeur ajoutée à cette réédition. Nous sommes loin des ajouts parfois complétement anecdotiques vus sur certaines autres rééditions. Tangled In Dream replongera les vétérans dans une période dorée alors que les plus jeunes pourront découvrir un groupe efficace. VANISHING POINT n’a jamais pu atteindre les sommets mais reste un groupe solide et attachant.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2017

Tracklist (61:32 mn & 50:21 mn)

CD I: 01. Surreal 02. Samsara 03. Closer Apart 04. Bring On The Rain 05. Never Walk Away 06. The Real You 07. Two Minds And One Soul 08. I Will Awake 09. Dancing With The Devil 10. Father (7 Years) 11. Tangled In Dreams

CD II:01. Samsara II (newly recorded 2016 version) 02. Separate Ways (Journey cover) 03. On The Turning Away (Pink Floyd cover) 04. The Endless Road (Japan bonus “Distant Is The Sun”) 05. Veil Of Deceit (Japan bonus “The Fourth Season”) Live and Unplugged on PBS FM (2003): 06. The Real You 07. Dancing With The Devil 08. Inner Peace 09. Hollow 10. Vanishing Point

Badass – More Pain, More Gain

Comme bien souvent dans le domaine musical, l’habit fait le moine. Les groupes utilisent les codes associés à leur style pour être reconnaissables des fans et tenter de les séduire. Quand un groupe s’appelle BADASS, chacun devine que le chant sera puissant, la basse lourde à souhait le tout complété de rythmiques de guitares massives et d’une batterie pachydermique.

More Pain, More Gain s’avère être le premier opus de BADASS, un nouveau groupe monté en 2016 par des musiciens italiens très expérimenté. Vous retrouverez ici le chanteur Titta Tani (Takayoshi Ohmura, ex DGM, CS's GOBLIN), le bassiste Alberto Rigoni (solo artist, Vivaldi Metal Project, TWINSPIRITS), le guitariste Alessio "Lex" Tricarico (HORSEPOWEROVERLOAD, FOUR ROXX DOWN) et le batteur Denis "Denzy" Novello. A eux quatre, ils accumulent un sacré paquet d’heures de vol même Tani est le seul a bénéficié d’une petite notoriété grâce à son travail au sein de DGM.

Musicalement, les transalpins évoluent dans un heavy rock, heavy-metal très classique et sans grande surprise. Ils parient sur leur talent pour composer des titres accrocheurs, donnant envie de taper du pied et secouer la tête, pour se singulariser par rapport à la masse des sorties quotidiennes. Et disons qu’ils possèdent un talent certain pour appâter le chaland avec des compositions courtes mais directes, tout en affichant un joli caractère. « Royal Chains » et sa ligne de basse omniprésente fait son petit effet comme la montée croissante de l’intensité et de la tension sur « One More Night ». La musique s’avère assez technique malgré son apparente simplicité et Tani abat un gros boulot pour insuffler une âme à l’ensemble. Il offre une belle prestation, jouant beaucoup avec sa voix. Ses camarades sont au diapason et chacun semble prendre un plaisir certain. Le fond est propre tout comme la forme, rien à redire sur la production très correcte de More Pain, More Gain. Le disque a été mixé et masterié par Federico Solazzo au Pannekoek Rehab Studio (Pays-Bas).

Avec un nom comme BADASS, nous pouvions craindre de devoir affronter un énième groupe de métal générique et pourtant, à l’arrivée, la surprise est plutôt bonne. Les italiens ne révolutionnent rien mais surprennent agréablement par le caractère de leurs compositions et le feeling qu’ils parviennent à afficher tout au long de ces neuf chansons. Et c’est déjà pas mal.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Lion Music / 2017

Tracklist (39:46 mn) 01. Intro 02. More Pain, More Gain 03. Nightmares of My Youth 04. Royal Chains 05. Strong and United 06. What We Need 07. One More Night 08. Join Me 09. Redemption 10. Don't Bother Me 11. Outro

Obituary – Obituary

Le death-metal est, depuis toujours, une musique connectée à l’adolescence. On éructe, on évacue ses frustrations, on crache à la gueule des institutions, on se libère et, surtout, on fait chier ses parents. Alors que cette scène née des années 80 n’en finit pas de se renouveler (avec de nombreux festivals et pléthore d’albums), certains vétérans gardent le cap. Les titans d’Obituary, après une période de ventre mou (soit de Xecutionner’s return à Darkest day), sont revenus aux affaires. Inked in blood nous le laissait deviner. Obituary en est la confirmation.

Ce douzième album est emballant. Dès « Brave », la machine se met en branle et ne s’arrête plus. Nous ne savons pas si l’approche de la cinquantaine a galvanisé les membres du groupe, mais ici, tout respire la fraîcheur. Les rythmiques groovent comme jamais, la voix de John Tardy possède toujours ce grain inimitable ; même les solos de Ken Andrews se fondent sans effort dans l’ensemble (« Sentence day »). Mieux encore, quasiment tous les morceaux comptent une référence musicale au glorieux passé des Floridiens. Résultat, un sourire vous barre le visage et une envie d’headbanger et de jouer de la air-guitare s’empare de vous. C’est imparable !

Sans renouveler une formule pourtant usée jusqu’à la corde, Obituray nous offre l’album le plus énergique depuis sa reformation de 2005. Du bon travail de la part de vieux briscards à qui on ne la fait plus. Nous avons affaire ici à un classique immédiat et à, sans aucun doute, l’album death-metal de l’année.

Nico. (9/10)

Site Officiel : http://www.obituary.cc/

Relapse / 2017

01. Brave 02. Sentence Day 03. Lesson In Vengeance 04. End It Now 05. Kneel Before Me 06. It Lives 07. Betrayed 08. Turned To Stone 09. Straight To Hell 10. Ten Thousand Ways To Die 11. No Hope