Le death-metal est, depuis toujours, une musique connectée à l’adolescence. On éructe, on évacue ses frustrations, on crache à la gueule des institutions, on se libère et, surtout, on fait chier ses parents. Alors que cette scène née des années 80 n’en finit pas de se renouveler (avec de nombreux festivals et pléthore d’albums), certains vétérans gardent le cap. Les titans d’Obituary, après une période de ventre mou (soit de Xecutionner’s return à Darkest day), sont revenus aux affaires. Inked in blood nous le laissait deviner. Obituary en est la confirmation.
Ce douzième album est emballant. Dès « Brave », la machine se met en branle et ne s’arrête plus. Nous ne savons pas si l’approche de la cinquantaine a galvanisé les membres du groupe, mais ici, tout respire la fraîcheur. Les rythmiques groovent comme jamais, la voix de John Tardy possède toujours ce grain inimitable ; même les solos de Ken Andrews se fondent sans effort dans l’ensemble (« Sentence day »). Mieux encore, quasiment tous les morceaux comptent une référence musicale au glorieux passé des Floridiens. Résultat, un sourire vous barre le visage et une envie d’headbanger et de jouer de la air-guitare s’empare de vous. C’est imparable !
Sans renouveler une formule pourtant usée jusqu’à la corde, Obituray nous offre l’album le plus énergique depuis sa reformation de 2005. Du bon travail de la part de vieux briscards à qui on ne la fait plus. Nous avons affaire ici à un classique immédiat et à, sans aucun doute, l’album death-metal de l’année.
Nico. (9/10)
Site Officiel : http://www.obituary.cc/
Relapse / 2017
01. Brave 02. Sentence Day 03. Lesson In Vengeance 04. End It Now 05. Kneel Before Me 06. It Lives 07. Betrayed 08. Turned To Stone 09. Straight To Hell 10. Ten Thousand Ways To Die 11. No Hope
Sur le papier, OPEROSE semble être le fruit de la rencontre entre un guitariste virtuose qui commence à se faire un nom et une chanteuse lyrique en devenir. Les acteurs de cette aventure se nomment Joe McGurk et Jennifer Coleman. Le nom de McGurk doit résonner chez les plus connaisseurs d’entre nous puisque le guitariste bénéficie d’une réputation très positive après avoir sorti un disque avec son groupe OPPOSING MOTION (chronique
On ne compte plus les projets du guitariste italien Frank Caruso, THUNDER RISING ou encore ARACHNES histoire d’en citer deux. Il mène également une carrière solo inaugurée en 2004 par la sortie d’un premier album, Kaleidoscope. Treize ans plus tard, voici la suite avec Kaleidoscope Vol. II.