Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Memoriam – For The Fallen

Karl Willetts (chant, ex Bolt Thrower) a expliqué que le groupe Memoriam avait été constitué en 2016 pour rendre hommage au batteur du groupe Bolt Thrower, Martin "Kiddie" Kearns, décédé à l'âge de 38 ans en 2015, tandis que Frank Healy perdait dans le même laps de temps son père. Et voilà que surgit de Birmingham un nouveau combo de Death metal armé jusqu'aux dents. Le line up n'a rien d'une réunion de manchots, Frank Healy à la basse (Benediction), Andrew Whale (ex Bolt Thrower) à la batterie, Scott Fairfax (Benediction)  et Karl Willetts. C'est une machine de guerre séduisante totalement consacrée au Death Metal à l'ancienne tout en concédant un son massif et moderne. 
Histoire de plomber l'ambiance, rien de tel qu'un sample d'un discours du premier ministre britannique Neville Chamberlain en 1939 "Déclaration de guerre". Le groupe porte le deuil, mais n'en oublie pas de se concentrer sur la musique, un Death metal brutal dans la veine de Bolt Thrower ou d'un Hail Of Bullets, un rouleau compresseur guerrier qui dévale dans une ambiance oppressante. S'estimant suffisament inspiré, le groupe n'a pas perdu de temps en studio, en deux semaines l'album était bouclé. L'effort est solide et accrocheur, mais il se perd parfois en longueur (on décroche sur "Reduced To Zero qui aurait gagné à être plus concis) et s'avère assez balisé. Peut être qu'un peu plus de temps en studio permettrait au groupe d'aller un poil plus loin. Malgré tout ce premier album mérite qu'on y prête un poil d'attention et devrait trouver preneur parmi les amateurs de Death Metal martial. Prometteur

Hamster (07/10)

www.facebook.com/Memoriam2016

Nuclear Blast / 2017
Tracklist (43 minutes) 1. Memoriam 2. War Rages On 3. Reduced To Zero 4. Corrupted System 5. Flatline 6. Surrounded By Death 7. Resistance 8. Last Words 

 

Hexa Mera – Enlightenment

En 2014, Hexa Mera m’avait agréablement surpris avec un premier album très efficace. Le potentiel était là, indéniable, et ce ne sont pas les quelques reproches que j’avais adressés au sujet du chant qui allaient gâcher mon enthousiasme à l’idée de poser l’oreille sur leur nouvel effort 3 ans plus tard.

La première impression est visuelle, mais elle affiche déjà la couleur. Rien qu’au niveau de l’artwork, le groupe semble vouloir montrer qu’ils ont encore passé un palier. L’artwork de Human Entropy était pas mal du tout, mais je trouve celui-ci sublime. Je n’ai pas encore eu l’occasion de consulter le livret (l’album est sorti vendredi au format physique), mais si tout le contenu est du même tonneau, ce sera un bel objet.

Mais un bel emballage n’est pas une garantie de qualité musicale. J’ai donc aligné les écoutes d’Enlightenment pour arriver finalement à ce constat : c’est la même chose, mais en mieux. Sur Enlightenment, Hexa Mera n’a pas essayé de se réinventer. Le groupe a simplement repris sa recette et l’a légèrement retravaillée pour qu’elle soit encore plus cohérente, encore plus puissante, encore plus efficace. Sur le plan purement musical, Hexa Mera contient son lot de pépites catchy qui me font immanquablement penser à Heaven Shall Burn : rentre-dedans, mais tout en restant mélodique.

Mais mon constat « la même chose, mais en mieux » implique aussi et toujours ce même reproche envers le chant, mais de manière un peu moins marquée que sur Human Entropy. Malgré quelques tentatives de variations, le frontman a du mal à sortir de son registre. S’il pouvait alterner le chant grave et le chant crié comme Marcus Bischoff, on tiendrait probablement un groupe capable de rivaliser avec les grands du genre.

Musicalement encore plus efficace, toujours un poil faiblard sur le chant, Hexa Mera a tout pour faire partie des valeurs sûres de la scène belge. Il ne manque presque rien. Espérons qu’ils trouvent une solution au niveau du chant (un deuxième chanteur, histoire de garder leur frontman ?) pour encore passer un palier.

Mister Patate (8,5/10)

Facebook officiel

Autoproduction / 2017
Tracklist (41:23) 1. Empyrean 2. Anthropic Principle 3. Inhuman 4. Divide Et Impera 5. Brotherhood 6. Dare to Know 7. Union 8. Archetype of Hate 9. Godless 10. This Bleeding 11. Enlightenment

 

Six Feet Under – Torment

Six Feet Under, s’il est une référence du death-metal, a toujours mené sa barque de façon aléatoire. Si pas mal d’indispensables jalonnent sa carrière, le groupe n’est pas avare de plantages mémorables (les Graveyard Classics). Suite à un trio d’albums réussis (Unborn/Undead/Crypt of the devil), l’agence d’intérim tenue par Chris Barnes nous propose son nouvel opus : Torment. Alors, ce pilier du death-metal calorique a-t-il su tenir le cap de ses précédentes réalisations ?

Le résultat est mitigé. Si l’on retrouve lourdeur, vocaux primaires et thématiques peu ragoûtantes caractérisant le « son » Six Feet Under, le meilleur se situe au niveau musical. Jeff Hughell, bassiste depuis cinq ans, a sérieusement pris la direction des affaires : le groove est toujours là, le son est clair et limpide. C’est du bon boulot ! Mais s’il y en a un qui reste sur ses acquis c’est bien le dreadlocké leader. Barnes ne prend pas de risque et délivre une prestation sans énergie : il est pataud. Et pire que tout, on ne retrouve plus ses cris porcins qui faisaient jadis tout le sel de Six Feet Under.

Torment marque donc une sacrée baisse de tension chez les Américains. Tout n’est pas négatif, certes, mais au final il n’est qu’un banal album de plus, noyé dans une discographie bien trop fournie.

Nico. (4/10)

Site Officiel : https://sixfeetunder.bandcamp.com/

Metal Blade / 2017

01. Sacrificial Kill 02. Exploratory Homicide 03. The Separation Of Flesh From Bone 04. Schizomaniac 05. Skeleton 06. Knife Through The Skull 07. Slaughtered As They Slept 08. In The Process Of Decomposing 09. Funeral Mask 10. Obsidian 11. Bloody Underwear 12. Roots Of Evil