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Mister Patate
Mar
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Bref. J’avoue qu’Iron Reagan partait chez moi avec un a priori gros comme une baraque. Un all star band, un frontman qui délaisse Municipal Waste (qui avait pourtant fait un beau retour aux affaires avec The Fatal Feast)… Je craignais la disparition de Municipal Waste, j’ai soupiré de soulagement lorsque l’album précédent d’Iron Reagan m’est tombé dans les esgourdes, à tel point que j’attendais maintenant avec impatience leur nouvelle galette sans pour autant me poser la question du retour de Municipal Waste. Et l’attente valait le coup.
Crossover Ministry reprend en effet là où le groupe s’était arrêté avec The Tyranny Of Will. Le propos reste incisif, mêlant habilement thrash, punk et hardcore, et les compos se succèdent sans temps mort. Mieux encore, le groupe a su trouver le bon équilibre entre morceaux plus lents et pesants, comme « Crossover Ministry », et brûlots thrash/punk pied au plancher, sans oublier un futur hymne en live avec « Fuck The Neighbours » et son refrain à hurler en chœur.
Des reproches ? On regrettera la durée de l’album (à peine débuté, déjà fini), mais cette caractéristique est inhérente au genre, quand on y réfléchit bien. Et puis, avec une discographie qui se fournit lentement mais sûrement, on commence tout doucement à disposer d’un beau paquet de morceaux pour une tracklist qui appelle au circle pit et au headbang.
Mister Patate (8/10)
Facebook officiel www.facebook.com/IRONREAGAN
Relapse Records / 2017
Tracklist (29:19) 1. A Dying World 2. You Never Learn 3. Grim Business 4. Dead with My Friends 5. No Sell 6. Condition Evolution 7. Fuck the Neighbors 8. Power of the Skull 9. Crossover Ministry 10. More War 11. Blatant Violence 12. Parents of Tomorrow 13. Bleed the Fifth 14. Megachurch 15. Shame Spiral 16. Dogsnotgods 17. Eat or Be Eaten 18. Twist Your Fate
https://www.youtube.com/watch?v=HkKCoOTuNPE&t=1357s
En vingt ans d’existence, Benighted a imposé son nom dans le milieu du metal extrême. Groupe en perpétuel mouvement, il est passé d’un black metal assez générique à un death-metal-grind de haute tenue. Respectée par ses pairs et par un public de plus en plus nombreux, la bande menée par Julien Truchan continue, avec ce nouvel opus, de scruter l’avenir, malgré des changements de line-up récurrents (exit l’excellent Kevin Folley et, plus récemment, Olivier Gabriel).
Comme à son habitude, Benighted ne fait pas dans le détail. avec Necrobreed. La fin de « Hush little baby » marque le début des hostilités. Le quintet nous entraîne dans un tourbillon de brutalité. Les riffs font mouche, la batterie cogne TRÈS dur et les vocaux laissent bouche bée. « Reptilian », tube de l’album, concasse l’auditeur consentant. La suite est à la hauteur de toutes ces promesses. « Forgive me father », « Leatherface », « Der doppelggenger » et son refrain imparable représentent bien ce que Benighted sait faire de mieux : un death/grind direct et sans fioriture. Les autres titres ne déméritent pas ; on ressort de Necrobreed essoufflé, mais heureux.
En douze titres, Benighted nous démontre qu’il est le meilleur représentant d’un genre toujours en pleine expansion. Necrobreed est le digne successeur de Carnivore Sublime. Benighted a accouché d’une galette sous haute tension qui marque déjà l’année 2017 au fer rouge.
Nico (8,5/10)
Site Officiel : https://www.facebook.com/brutalbenighted
Season Of Mist 2017
01. Hush Little Baby 02. Reptilian 03. Psychosilencer 04. Forgive Me Father 05. Leatherface 06. Der Doppelgaenger 07. Necrobreed 08. Monsters Make Monsters 09. Cum With Disgust 10. Versipellis 11. Reeks Of Darkened Zoopsia 12. Mass Grave
Abondance de bien ne nuit pas affirme la sagesse populaire. Pas sûr que cela soit vrai dans le petit monde la musique tant la multiplication des groupes dans certains genres ne pourraient que générer lassitude et saturation. Les espagnols de FAR’N’HATE n’y peuvent rien mais quand on lit “Modern Metal”, tout le monde comprends Metalcore / Post-Hardcore et ne saute pas forcément de joie. Nous savons presque d’avance ce que nous allons écouter et c’est un peu dommage.
Commençons par la pochette de cette album, une belle image bien réalisée qui donne nevie de s’intéresser plus en avant à la musique du groupe. Nos amis ne sont pas vraiment des perdreaux de l’année puisque l’aventure a débuté en 2007 dans la Costa Brava près de Barcelone. Histoire de ne pas arriver les mains vides vers les fans et les promoteurs de concerts, FAR’N’HATE autoproduit un premier EP en 2008 qui leur ouvre de nouvelles opportunités de jouer un peu partout en Espagne. La suite logique arrive en septembre 2011 avec la publication d’un premier album, From Death comes Life puis d’un nouvel EP en 2013, Steadfast. Il était désormais temps pour eux de travailler sur un deuxième album que voici, Eternal.
Depuis 2008, le quintet a évidemment progressé et ce travail saute aux oreilles dès les premières minutes du nouvel opus. Il faut bien dire que les espagnols n’ont pas économisé leurs efforts pour se faire connaître et parfaire la maitrise de leur art. Et le juge de paix reste la scène, aucun autre exercice ne permet d’affûter son propos et de vérifier si ses nouvelles compositions fonctionnent. FAR’N’HATE a tourné en Europe, aux Etats-Unis et même en Russie ses dernière années et Eternal synthétise tout ce qui a été appris ces dernières années. Les espagnols ne se dispersent plus, ils font courts, directs et se doivent d’être immédiatement accrocheurs. Le son et les nouvelles chansons sont très propres et le groupe a su travailler sérieusement. Quelques mélodies et quelques refrains vous accrocheront l’oreille ici et là mais l’impression de déjà entendue reste prégnante tout au long de l’écoute. Les espagnols jouent la sécurité et ne sortent pas du sillon tracé par les leaders du genre. Ils sont su consciencieusement cocher toutes les cases mais il faudra repasser pour trouver ne serait-ce qu’une once d’originalité ou de prise de risque. Et puis c’est court, très court avec certes dix chansons mais surtout trente-trois malheureuses pauvres minutes.
Eternal se laisse écouter sans déplaisir mais difficile de véritablement s’enthousiasmer pour ces chansons déjà tant de fois entendues. Il faut saluer le travail accompli, ce n’est jamais simple de boucler un disque et le son s’avère très bon. Maintenant impossible de vous conseiller ce disque par rapport aux dizaines d’autres sorties dans le même genre ces derniers mois. Si vous sensibles aux sirènes Metalcore / Post-Hardcore, donnez sa chance à FAR’N’HATE. Mains nous ne garantissons pas le Nirvana.
Oshyrya (06/10)
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White Tower Records / 2017
Tracklist (32:58 mn) 01. Devil in Me 02. Always Overcome 03. Deceivers 04. Born in Sin 05. Relentless 06. Struggle 07. Losing Sight 08. Horizons 09. Deep Down 10. Legacy