Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Arkona – Vozrozhdenie

Les russes d’ARKONA eu mis du temps pour percer en dehors de Russie et partir à la conquête de l’Europe puis maintenant de monde entier. Et pourtant, dès le début tous les ingrédients qui ont fait le succès du groupe sont bien présents.

Si l’on revient un instant sur les origines de l’aventure, En 2002, Maria « Scream » Arhipova et Alexandre « Warlock » Korolev décident de former un groupe qui reflétait leurs goûts musicaux et mettrait en avant leurs idées. Rapidement, ils s’entourent de musiciens du cru et enregistrent une première démo trois titres. Jusqu'à l'été 2003, le groupe joue quelques concerts locaux, mais plusieurs membres du groupe perdent tout intérêt et Masha se retrouve toute seule à la barre de ce navire. Avec l’aide d’amis, elle persiste et enregistre un premier album, Vozrozhdenie. Ainsi armé ARKONA va séduire un public de plus en plus large. Douze ans après la sortie originale, ARKONA et son label Napalm Records décident de donner une nouvelle chance à ces chansons et réenregistre le disque avec les techniques modernes histoire de lui donner un son à la hauteur. Et puis le line-up actuel autour de Masha est plus affûté qu’à l’époque.

Dès les premières secondes de « Kolyada », les fans retrouveront le style et la patte ARKONA qui leur plait temps. Tous les éléments qui font le son du groupe sont présents dès ce premier album. Le côté épique n’est jamais très loin avant que les aspects mélodiques et guerriers ne se mêlent avec bonheur à travers douze compositions directes et accrocheuses. Cela tabasse fort, le rythme s’avère endiablé et Masha insuffle un supplément d’âme évident à chaque nouvelle composition en alternant chant clair et hurlements bestiaux. Les chœurs apportent une emphase et une dimension larger than life à l’ensemble. Je vous mets au défi de ne pas taper du pied et secouer la tête en rythme à l’écoute de ces brûlots folk pagan. Sur un « Chernye vorony », il est à chaque fois surprenant de constater comment ARKONA parvient à mêler douceur et sauvagerie en quelques secondes passant de l’un à l’autre avec une grâce et un savoir-faire certain. Il y a de quoi rester franchement scotché devant un tel morceau de bravoure. Dommage par contre qu’aucun bonus ne soit au programme, cela fait forcément un peu chiche.

Les fans les plus atteints ont forcément dû récupérer ce premier disque qui a lancé la carrière d’ARKONA d’abord en Russie puis en Europe. Tous les ingrédients qui ont fait le succès du quintet dont déjà présents et Masha continue de mener d’une main ferme la barre de ce navire. Yav (chronique ici) date déjà de quelques années et il est grand temps d’espérer un nouvel opus. Espérons que l’attente ne soit pas trop longue.

Oshyrya (08/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (57:56 mn) 01. Kolyada 02. Maslenitsa 03. K domu Svaroga 04. Vozrozhdenie 05. Chernye vorony 06. Rus’ 07. Brate slavyane 08. Solntsevorot 09. Pod mechami 10. Po zverinym tropam 11. Zalozhny 12. Zov predkov

Suicide Silence – Suicide Silence

Je vais probablement vous étonner, mais mon capital sympathie envers Suicide Silence est remonté en flèche depuis la sortie de « Doris », le premier single de l’album éponyme. Plutôt que de continuer docilement dans le sillon qu’ils s’étaient creusé, les petits gars de Suicide Silence ont dressé leurs majeurs bien fièrement, enchaînant avec un « Silence » atypique, bashant les fans et leurs concurrents sur les médias sociaux et dans les interviews et s’attirant les foudres de tous les fans qui ont même lancé une pétition pour empêcher Nuclear Blast de lancer cet album. Je les détestais en tant que fer de lance du genre, j’ai appris à les aimer dans leur rôle de grain de sable coincé dans l’urètre des fans de Deathcore.

Mais la sympathie, c’est bien gentil pendant deux minutes, et il faut bien reconnaître que cette nouvelle galette est loin d’être l’album de la rupture tant annoncé par Eddie et ses acolytes. Enfin, si, il y a une rupture. Celle de mon scrotum. PUTAIN QUE CET ALBUM ME CASSE LES COUILLES.

Vous connaissez tous les deux premiers singles, on les a entendus, réentendus, écoutés, réécoutés, détestés, remâchés, dégueulés, etc. Suicide Silence se la joue « mauvais Deftones », avec une petite vibe Nu Metal à la Korn et c’est maladroit. Au début, je comptais dire que c’était mauvais. Puis j’ai entendu le reste de l’album. Mon Dieu que c’est mauvais. Il ne reste pour ainsi dire rien du Deathcore des débuts. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, certes, mais la qualité n’est pas au rendez-vous. Les quelques rares éléments Deathcore sont combinés à une soupe vaguement Nu Metal mal maîtrisée, sans oublier la Metawl ballad à la con qui n’apporte rien à l’album. Je n’arrive même pas à dégager quelque chose de positif sur le plan purement musical, si ce n’est à la limite les deux singles tout juste un peu moins médiocres que le reste. 

Suicide Silence a joué. Suicide Silence a perdu. Beaucoup réclament la fin du groupe. Il se pourrait toutefois que cette orientation séduise une nouvelle fanbase, mais seul l’avenir pourra nous dire si ce pari osé aura porté ses fruits. Pour ma part, j’ai l’impression d’assister avec une fascination morbide au plus beau suicide commercial depuis Illud Divinum Insanus de Morbid Angel.

Mister Patate (threehee/10)

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Nuclear Blast Records / 2017
Tracklist (44:18) 1. Doris 2. Silence 3. Listen 4. Dying In A Red Room 5. Hold Me Up Hold Me Down 6. Run 7. The Zero 8. Conformity 9. Don’t Be Careful You Might Hurt

Finsterforst – #YOLO (EP)

A voir la pochette de ce nouvel EP des allemands de FINSTERFORST, on se dit que le temps est passé et le groupe semble avoir radicalement change son fusil d’épaule. Nous passons des immenses paysages forestiers, hostiles et impitoyables de Rastlos (chronique ici) ou Mach Dich Frei (chronique ) à une ambiance beaucoup plus colorée et festive. Les allemands s’offrent une pause détente et s’amusent entre deux opus plus sérieux. Et ils ont dû se dire que quitte à délirer autant y aller à fond.

Vous trouverez donc ici de nouvelles chansons assez orientées chansons à boire mais qui possèdent les caractéristiques habituelles du groupe comme le chant extrême et la touche folk prononcée. Et puis, en complément, des reprises plus au moins délirantes qui vont de Miley Cyrus à Michael Jackson ou encore des groupes teutons moins connus chez nous comme K.I.Z. Encore une fois cela reste un exercice très amusant et plutôt bien fichu dans l’ensemble. Comme quoi FINSTERFORST compte dans ses rangs de joyeux drilles, ce n’était pas forcément évident à l’écoute de leur style habituel.

#YOLO propose un contenu assez varié et particulièrement copieux avec plus de quarante minutes au compteur. Pas sûr que ces chansons deviennent des piliers des setlists lors des tournée à venir mais prenons-le simplement comme une interlude sympathique avant que les choses sérieuses ne reprennent la main.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (41:57 mn) 01. Bottle Gods 02. Auf die Zwölf 03. #YØLØ 04. Hangover 05. Wrecking Ball 06. Beat It 07. Der durch die Scheibeboxxxer 08. Flasche leer 09. Das schlimmste ist, wenn das Bier alle ist 10. Wild Rover