Un rapide coup d’œil sur le site Metal-Archives m’apprend que l’île de Malte ne compte que 40 groupes de Metal actifs et j’avoue n’en connaître qu’un seul, à savoir les brutes de Beheaded. Alors que leur premier album, Perpetual Mockery, fêtera ses 20 ans en 2018, ils nous livrent aujourd’hui leur premier album en 5 ans. Alors, l’arrivée d’un duo transalpin dans les rangs du groupe (Simone Brigo de Blasphemer à la gratte et Davide Billia derrière les fûts) apporte-elle un regain d’énergie dans le groupe ?
Je dois avouer que je connais mal la discographie du groupe, mais si une chose est sûre, c’est bien qu’aucun de leurs albums précédents ne m’avait laissé une aussi bonne impression dès la première écoute. Dès l’opener éponyme, Beheaded propose un death brutal de haute volée tout en restant « humain ». Prenez Frank Calleja, le frontman : son growl n’est pas le plus inhumain, ni le plus guttural… et pourtant, tout au long des 40 minutes de l’album, il livre une prestation convaincante, avec une hargne intacte. À la limite, mon seul reproche à son égard serait son timbre un peu linéaire, mais ce reproche, je pourrais le faire à bien d’autres frontmen.
Sur le plan musical, Beheaded accroche aussi l’auditeur. Les compos sont riches, suffisamment complexes pour ne pas tomber dans la simplicité sans pour autant verser dans l’excès inverse. Et mine de rien, le tout se tient franchement bien, même quand le groupe se hasarde dans une piste de 8 minutes (« The Black Death », du mid-tempo, de l’ambiance sombre, un vrai régal). Perso, j’aurais surtout envie de souligner la prestation de Davide, magistral derrière les fûts (pas étonnant qu’il soit actuellement dans pas moins de 6 groupes différents, dont Hour Of Penance qui sortira aussi un album d’ici quelques semaines). Que ce soit en mid-tempo ou sur les parties rapides, il est le cœur battant du groupe, la structure sur laquelle viennent se greffer les guitares.
Avec ce cinquième album, Beheaded frappe fort et livre un album très recommandable. Espérons qu’ils partiront en tournée cette année (et surtout que l'agenda de leur batteur leur permettra de tourner)…
Mister Patate (8/10)
Unique Leader Records / 2017
Tracklist (40:04) 1. Beast Incarnate 2. The Horror Breathes 3. Crossing the House of Knives 4. Reign of the Headless King 5. The Black Death 6. Cursed Mediterranean 7. Fid-dlam ta' dejjem 8. Punishment of the Grave
Voici un des albums les plus improbables de l’année écoulée, le genre de pépite qui se découvre par hasard, aux détours d’un enchaînement de clics sur des vidéos suggérées sur Youtube ou, dans le cas présent, par un e-mail envoyé sur ma boîte mail professionnelle. Oui, ma boîte mail pro de mon vrai taf, pas celle de Metalchroniques. Du crossover belge avec une grosse dose de groove, un chant en flamand et un nom à la con : Fleddy Melculy. Il n’en fallait pas plus pour que je me tourne vers Spotify pour plonger dans un album surprenant.
À l’heure de Youtube, l’attrait des albums enregistrés en live ne cesse de s’amenuiser. À tel point que ce live de Nominon (actuellement en hibernation) a gentiment pris la poussière pendant des mois dans ma pile de trucs en retard sans que je m’émeuve pour autant. Pourquoi perdre son temps à écouter un live alors qu’il en existe des dizaines – à la qualité variable, certes – sur Youtube, avec l’image en plus ?