Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

FM – Indiscreet 30

fm-indiscreet-album-coverFM nous avait déjà le coup il y a quelques années avec son Indiscreet 25 Live il y a quelques années : surfer sur le souvenir (et la qualité) de son premier album, le fameux Indiscreet. Rebelotte : trente années après, le groupe de Steve Overland propose un nouvel enregistrement de son Indiscreet. On a fait franchement mieux comme idée originale, mais il s'agit peut-être d'une manière pour Overland et les siens de récupérer des royalties qui auraient tendance à leur échapper. 

Quoi de neuf sur ce Indiscreet 30 qui mériterait autre chose que des commentaires railleurs ? Un réinterprétation de qualité et surtout subtilement modernisée. Il faut bien admettre que le son et l'interprétation du disque original sonnaient de manière assez datée. Disons franchement que la touche 80' est ici moins présente et c'est loin d'être une mauvaise chose. Le tout est aussi un chouïa plus vigoureux ce qui ne pourra pas pour déplaire. 

Mais c'est quand même peu, sachant que les nouvelles versions ne sont pas franchement révolutionnaires non plus. L'autre point fort de Indiscreet 80 est sa setlist : outre les neuf morceaux, on trouve pas moins de 7 bonus tracks ce qui double presque la durée globale. Certes, nombre de ces morceaux étaient archi-connus comme « Let Love Be The Leader », mais il faut bien dire qu'ils sont de très bonne tenue dans l'ensemble. La version de « Shot In The Dark » que le filou d'Ozzy s'était appropriée apparait telle qu'elle fut conçue à l'époque de Wildlife ; c'est un plaisir de la découvrir sans la voix geignarde d'Osbourne. 

Au final, on peut dire que cet Indiscreet est supérieur à sa version originale et qu'à défaut de posséder le premier, on peut parfaitement acquérir la version de 2016. C'est sans doute la seule réponse pertinente à la question : quel intérêt à ce Indiscreet 30 ?

Baptiste

Frontiers / 2016

Tracklist : LP original – 1. That Girl 2. Other Side Of Midnight 3. Love Lies Dying 4. I Belong To The Night 5. American Girls 6. Hotwired 7. Face To Face 8. Frozen Heart 9. Heart Of The Matter + bonus tracks – 10Let Love Be The Leader 11. Running On Empty 12. Rainbow’s End 13. Shot In The Dark 14. Bad That’s Good In You 15. Love & Hate 16. That Girl (Acoustic Version)

Destrage – A Means to No End

destrage-meansDans la rédaction nous n'avons jamais douté du potentiel des musiciens de Destrage. Le groupe Milanais est capable d'en mettre pein les oreilles, plus que jamais avec cette aisance déconcertante, tout en étant capable de se vautrer sur des passages longs et qui égarent l'auditoire au pire dans l'ennui, au mieux dans la surprise, mais toujours en sacrifiant le moindre semblant de cohérence.
Il est indéniable que le combo fourmille d'idées, mais pour ma part j'ai toujours estimé que le groupe gagnerait en efficacité à faire le tri dans son foutoir auditif. Il semble que ce quatrième album soit le signe que le groupe se concentre enfin sur moins de figures de style, sans pour autant renoncer à ses démonstrations. Le titre éponyme démarre en douceur, étalant avec finesse les influences progressives du groupe, une entrée en matière trompeuse, tant la suite s'avère plus épicée. Le groupe monte en puissance au fil des titres, moins chaotique tout en restant varié, tandis que les milanais se montrent généreux dans l'avalanche de riffs de guitares, accompagnés d'une section rythmique qui cogne. Moins dispersé, le groupe devient plus convaincant et accrocheur. Un titre énergique tel " Symphony Of The Ego " est accrocheur et percutant, en dépit du fait que le chant un poil hystérique devrait effrayer quelques paires d'oreilles sensibles. C'est sans doute Paolo Colavolpe qui devrait susciter le plus de tiraillements entre son chant clair, et son chant hurlé mais pour autant Destrage s'affirme et il fait partie de la signature du groupe.  Plus concentré et plus efficace, Destrage délivre un album solide avec du progressif, du core, du djent, tout en restant accessible.

Hamster (08/10)

www.destrage.com

www.facebook.com/Destrage

Metal Blade Records / 2016

Tracklist (55:50) : 1. A Means to No End 2. Don't Stare at the Edge 3. Symphony of the Ego 4. Silent Consent 5. The Flight 6. Dreamers 7. Ending to a Means 8. Peacefully Lost 9. Not Everything Is Said 10. To Be Tolerated 11. Blah Blah 12. A Promise, a Debt 13. Abandon to Random 

 

Nightmare – Dead Sun

oshy_itw_nightmar_03Dire que ce nouvel album des grenoblois de NIGHTMARE est attendu au tournant reste un joli euphémisme. Après un changement majeur de line-up, les fans ont de quoi se poser des questions sur la suite des événements et la capacité des musiciens de réagir et rebondir. The Aftermath (chronique ici) publié en 2014 avait fait une très bonne impression et rien ne laissait paraitre els désordres internes qui allaient conduire au départ de Jo et David Amore. Il faudra un an à NIGHTMARE pour se reconstruire avec l’injection de sang neuf en la personne de Maggy Luyten (BEAUTIFUL SIN, BEYOND THE BRIDGE) derrière le micro et Olivier Casula (SANDRAGON, ex-THALIDOMIDE) derrière les fûts. Reconnaissons que les deux petits nouveaux ne sont pas des perdreaux de l’année et possède déjà une sacrée expérience.

Les premières écoutes de Dead Sun ont de quoi rassurer tout un chacun. Yves Campion continue de mener fermement le bateau NIGHTMARE et n’a pas l’intention de changer son fusil d’épaule. Pas de métal folk électronique ici mais encore et toujours un power métal direct et racé. Et j’ajouterai même un peu plus brutal que d’habitude avec une Maggy Luyten qui n’hésite pas à donner de la voix et à frôler régulièrement l’extrême. Pas de chichi ni de fioritures dégoulinantes, cela doit tabasser fort dès les premières secondes. « Infected » rempli parfaitement se rôle et ouvre les hostilités avec un certain panache. Pas de révolution donc mais une continuité assumée avec le passé. Malgré les embûches, NIGHTMARE n’a pas l’intention de ralentir le rythme et de changer sa course vers les sommets. Difficile de faire des comparaisons avec le groupe dans sa formation précédente, essayer de définir si Luyten est plus ou moins fort que Luyten serais particulièrement stérile. La belge montre encore une fois son talent et la musique semble tailler pour elle. Pas de quoi rougir le boulot est fait. Même constat du côté de Casula qui frappe sa batterie comme un mort de faim tout au long du disque avec une belle précision. Les chansons s’avèrent très calibrées, entre quatre et cinq minutes, et laisse de côté le visage plus épique expérimenté dans le passé. Il fallait sans doute pour NIGHTMARE avant tout frapper fort et ne pas chercher à expérimenter. Les bons moments s’enchainent, que ce soit « Infected », « Starry Skies Gone Black », « Ikarus » ou encore « Serpentine ». Signalons sur cette dernière la présence en guest de Kelly Sundown Carpenter (ADAGIO, Ex-plein de trucs).

Un dixième album reste pour tout groupe une belle consécration, ils ne pas si nombreux à atteindre ce jalon. Dead Sun fait honneur à NIGHTMARE et à son passé, tant sur le fond que sur la forme. Tout reste comme toujours très soigné et les grenoblois peuvent reprendre leur marche en avant après quelques longs mois de flottement. Avec le départ de Jo Amore, Yves Campion reste le dernier des mohicans et fait perdurer la tradition. Tant qu’il sera là, NIGHTMARE vivra.

Oshyrya (08/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (53:28 mn) 01. Infected 02. Of Sleepless mind 03. Tangled In The Roots 04. Red Marble & Gold 05. Ikarus 06. Indifference 07. Dead Sun 08. Seeds Of Agony 09. Inner Sanctum 10. Serpentine 11. Starry Skies Gone Black