Bon, aujourd’hui nous allons parler de GLORY HOLE. Ah mais je vois déjà tous sourire, bande d’obsédés, pas celui auquel vous pensez (mais si on vous connait) mais plutôt au quatuor heavy rock basé entre Londres et Paris. Les voici qui font leurs premiers pas discographiques dans le grand monde via cet EP, cinq titres, First Experience.
Chacun jugera de son intérêt pour la pratique sexuelle mais au niveau musical, nos amis ont de quoi en exciter plus d’un. Ils font le choix de proposer un rock épais et mélodique, bourré de groove et très typé seventies, voir même grunge parfois. GLORY HOLE possède un attrait de choix en la personne de leur chanteur Adriano. A travers ces cinq compositions, ce dernier montre en effet un bien bel organe et insuffle un vrai supplément d’âme. Les compositions se veulent assez courtes et immédiatement efficaces. En un plus de trois minutes à chaque fois, la messe est dite. Rien de bien nouveau sous le soleil bien sûr tant la vague revival 70s est forte en ce moment mais GLORY HOLE n’a pas à rougir face à la concurrence anglo-saxonne ou scandinave. Avec cet EP, ils démontrent un vrai talent et un savoir-faire évident. Avec une telle carte de visite, le quatuor a de quoi multiplier les concerts de chaque côté de la Manche pour se faire la main et encore affiner leur son et leur identité. Le véritable juge de paix sera le premier album, la mayonnaise prendra-t-elle bien sur la longueur ? GLORY HOLE parviendra-t-il à sortir de la masse et à se faire un nom ? Suite au prochain épisode…
Oshyrya (7,5/10)
Autoproduction / 2016
Tracklist (18:46 mn) 01. Lost 02. Love 03. The Long Road 04. Anaconda's Sister 05. Kill your Hatmate
Et puis ils ne furent que trois… (« …And Then There Were Three… »). Croyez bien que j’aurais adoré vous parler longuement du neuvième album studio du groupe anglais GENESIS, sorti en avril 1978 mais notre sujet du jour se nomme NOT ABOVE EVIL. Le désormais trio est né en 2009 en Grande-Bretagne et compte avant ce disque déjà trois sorties à son tableau de chasse. Pour les deux premiers opus de leur carrière (Deification en 2010 et The Transcendental Signified l’année suivante) et l’EP, Psychosis, Rage and Rapture: The Journey Down en 2013, ils étaient quatre avec la participation de David Horton puis Damien Levette aux guitares lead. Mais leurs chemins ce sont depuis séparés et pour ce troisième chapitre de leur aventure, il ne reste que trois rescapés. La séparation doit être encore récente car Levette reste encore crédité sur deux titres de ce nouvel album.
En matière d’extrémisme musical, il est amusant de voir à quel point certains groupes mettent tout en œuvre pour toujours repousser leurs limites, qui ont fait du jusqu’au-boutisme leur cheval de bataille. Et à ce petit jeu, rares sont ceux qui arrivent aujourd’hui à rivaliser à un album qui est sorti il y a près de 20 ans : City, deuxième effort des Canadiens de Strapping Young Lad.