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oshy_itw_armelli_e_butch_03Quand deux musiciens aussi expérimentés qu’Yann Armellino & El Butcho se rencontrent et décident de collaborer au niveau artistique, le résultat promet d’être intéressant. Rappelons que le premier est un guitariste émérite, reconnu pour son talent dans l’hexagone. Il sort cinq albums solo, des DVD se produit aux côtés de grands noms du rock. Le second se fait un nom à travers son groupe WATCHA avec lequel il enregistre cinq albums. Le mariage artistique n’était pas évident mais une rencontre fin 2014 au Paris Métal Fest crée l’étincelle inattendue.

El Butcho ressent le besoin de revenir à son plus typé Hard Rock (c’est un fan inconditionnel de DOKKEN et LYNCH MOB) et trouve en Armellino un camarade de jeu idéal. Le guitariste compose des musiques dans un registre Hard Rock / Classic Rock (AEROSMITH, KISS…) et le chanteur vient poser avec naturel sa voix et ses paroles. Après des essais pour un EP, la chimie fonctionne tellement bien qu’ils se lancent dans l’enregistrement d’un album complet qui devient Better Way. Avec 11 chantés et 2 instrumentaux, les deux compères dressent un large panorama rock et se font d’évidence plaisir. Les ambiances et les rythmes varient avec cette patte si caractéristique d’Armellino et la voix très expressive d’El Butcho. Il chante bien sûr de façon plus subtile et posée qu’avec WATCHA et montre tout son potentiel dans un registre hard rock. Armellino enchaine les riffs mais favorise toujours la mélodie, le feeling à la démonstration technique stérile. Il s’amuse à jouer avec les styles et fait des clins d’œil à des groupes phares comme «Hellcome Baby» inspiré de VAN HALEN. Certaines chansons restent plus aisément dans le crâne comme «Soldier Of Rain» qui voit la présence d’un guest en la personne de Jacques de JESUS VOLT (camarades de label). On notera aussi une reprise, « Signed, Sealed, Delivered » de Stevie Wonder.

Yann Armellino & El Butcho n’ont pas l’ambition de révolutionner le petit monde du Hard Rock / Classic Rock mais ils se font plaisir avant tout. Cette démarche un peu égoïste au premier abord donne naissance à des titres solides et inspirés à même de plaire à un large public rock. Les collaborations de ce type s’avèrent souvent être à quitte ou double et accouchent parfois d’une souris. Better Way offre de bons moments en perspective aux plus malins qui auront devinés le potentiel de ce duo inattendu.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Nota Bene / 2016

Tracklist (54:31 mn) 01. Better Way, 02. Never Ever, 03. Soldier of Rain, 04. Desert's Song, 05. Coming Home, 06. Inner Strives, 07. Selfish Ego, 08. Signed Sealed Delivered, 09. Hellcome Baby, 10. The Train, 11. Another Day, 12. Suits Revisited, 13. Road to the Core

Wild Lies

oshy_16102016_wil_lieLes britanniques de WILD LIES se présente à nous nous la forme d’un EP éponyme, une carte de visite sous la forme d’un promo 3 titres histoire de se familiariser avec cette jeune formation. Originaire de Londres, le quintet n’en est pas ici à son coup d’essai puisqu’ils ont déjà un EP (Jack’s out of the Box) en 2013 et un single en 2015 à leur tableau de chasse. Ils avancent consciencieusement, par étape, et évite de se brûler les ailes en voulant aller trop vite.

Ce qui marque dès la première écoute, c’est l’utilisation des chœurs et l’effet hyper-mélodique que cela apporte à la musique des anglais. Les titres se veulent assez directs et catchy, vous pouvez taper du pied et secouer la tête presque immédiatement. « The Animal » débute sur les chapeaux de roue et ne vous lâche pas pendant trois minutes. Les riffs et les rythmiques se veulent assez agressifs, ils naviguent plutôt sur des rivages métal plutôt qu’hard-rock. Chaque écoute de cet EP renforce l’idée que WILD LIED tente de proposer la synthèse entre anciens et modernes, entre classiques et nouvelle génération. Cela équivaut parfois à la rencontre entre un AEROSMITH et un AVENGED SEVENFOLD.

Difficile de se faire vraiment un avis définitif en trois titres, mais WILD LIES semble déjà bien en place et très professionnel. Cependant, il va falloir que les anglais se créent une véritable identité car les emprunts aux uns et aux autres ne fonctionnera pas éternellement. A voir sur un album complet.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (11:45 mn) 01. The Animal 02. Shapeshifter 03. Can’t Carry On

Jeff Angell’s Staticland

oshy_16102016_jef_angel_staticlPas forcément très connu de ce côté de l’Atlantique, Jeff Angell est un compositeur, chanteur et guitariste américain qui jouit d’une belle carrière et d’une belle réputation en Amérique du Nord. En 2013, un de ses groupes, WALKING PAPERS (chronique ) a fait sensation avec un premier album éponyme franchement réussi. Son association avec Barrett Martin avait alors fait des merveilles. Mais comme Angell déteste stagner, il poursuit également son petit bonhomme de chemin en solo avec un premier opus que voici.

En treize titres, il rappelle à tous, même si cela n’était pas vraiment nécessaire, toute l’étendue de son savoir-faire et de son talent. Il sait composer des titres rock très directs et hyper accrocheurs dès la première écoute. Les riffs et les mélodies proposées font mouche et chaque chanson, finalement assez courte et calibrée, s’avère être un hit potentiel. Tout est là pour assurer une rotation intense sur les radios étatsuniennes. Ce blues rock très inspiré possède ce petit côté old-school, un peu suranné, qui fait un bien fou. Ces petits bonbons sucrés se dégustent sans faim et apporte un petit plaisir fugace. Les claviers se font discrets mais enfonce le clou dans un style vintage. Entouré de Benjamin Anderson (basse et claviers) et Joshua Fant (batterie), Angell enchaine les compositions avec grâce et talent. Rien de révolutionnaire sous le soleil mais ce disque concentre de belles pépites rock avec un son typiquement américain. Produit par Vance Powell le disque possède à la fois un son chaud et mordant du plus bel effet. Pour ne rien gâcher, Angell se charge également du chant et n’a pas, là non plus, de quoi rougir du résultat. Sans égaler les meilleurs chanteurs rock, il parvient tout de même à exprimer beaucoup de conviction et d’émotions tout au long du disque. Les paroles assez personnelles prennent alors une force supérieure.

A l’image du WALKING PAPER, JEFF ANGELL’S STATICLAND a tout pour plaire. Très soigné sur la fond comme sur la forme, ce disque enchaine les bons moments et possède de quoi faire battre le petit cœur de tout fan de rock qui se respecte. Sur scène cela doit être encore meilleur. Vous aurez bientôt l’occasion de vous en assurer puisque le groupe se produira en Europe en janvier 2017.

Oshyrya (08/10)

 

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UDR Music / 2016

Tracklist (56:15 mn) 01. Everything Is Wrong 02. The Edge 03. Never Look Back 04. Band-Aid On A Bullet Hole 05. Phantom Limb 06. The World Is Gonna Win 07. Nola 08. High Score 09. If You Only New 10. I'll Find You 11. Tomorrow's Chore 12. Freak 13. Let The Healing Begin