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Une seconde vie artistique est-elle possible après avoir passé plus de trois décennies au sein d’un groupe ayant connu tous les succès, toutes les folies ? C’est la question à laquelle tente de répondre depuis 2007 Nikki Sixx avec son groupe SIXX:A.M. Enfin, rassurez-vous, il ne passe pas des nuits blanches à tenter d’élucider cette question. Sa fortune et sa gloire est faite depuis longtemps maintenant avec MÖTLEY CRÜE et donc il a bien raison de profiter et de s’amuser. Il ne risque finalement pas grand-chose.

Plus on est de fous plus on rit comme dit l’adage populaire et il fallait deux autres grands noms pour faire de ce groupe un véritable événement outre-Atlantique. Avec DJ Ashba et James Michael, Sixx a trouvé les camarades de jeu idéal. Et depuis leurs débuts en 2007, le trio maintient un rythme régulier et propose un nouveau disque tous les trois ou quatre ans. 2016 sera l’exception car l’inspiration coulant à flot, SIXX:A.M. va publier deux albums, les volumes 1 et 2 de ces Prayers. Voici le premier chapitre de cette aventure.

L’écoute de ces disques « stars » venus d’Amérique du Nord reste toujours une expérience sympathique. Vous pouvez mettre votre main à couper que la production sera nickel avec un son limpide et puissant et que vous trouverez sur l’album votre lot de chansons efficaces et accrocheuses. Nous n’en attendions pas moins de ce groupe vu le CV à rallonge de chacun de ses membres. Ils sont bourrés de talent et connaissent toutes les ficelles pour composer des titres à même de passer en boucle sur les radios et donc plaire au public américain. Prayers for the Damned transpire le professionnalisme et le travail minutieux. Les chansons ont toutes le format single à deux exceptions près, les refrains vont vous accrocher l’oreille en deux temps trois mouvements et vous vous surprendrez à siffloter telle ou telle mélodie en un rien de temps. Il suffit de jeter une oreille sur le premier single « Rise » qui ouvre le disque pour s’en convaincre. Tout est pro, propre et un peu policé, formaté pour toucher le plus grand nombre. C’est loin d’être une tare, qui pouvait penser que ce ne serait pas le cas ?

Vous aimez le hard rock typiquement américain ? Vous voulez du bien fait, vite digéré et passer du bon temps ? Vous feriez bien de jeter une oreille sur ce Prayers for the Damned de SIXX:A.M. Le trio livre la marchandise attendue, ni plus, ni moins.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Eleven Seven Music / 2016

Tracklist (49:34 mn) 01. Rise 02. You Have Come to the Right Place 03. I'm Sick 04. Prayers for the Damned 05. Better Man 06. Can't Stop 07. When We Were Gods 08. Belly of the Beast 09. Everything Went to Hell 10. The Last Time (My Heart Will Hit the Ground) 11. Rise of the Melancholy Empire

Moke’s

oshy_02102016_mokDrôle d’objet que ce premier EP des parisiens de MOKE’S. On ne sait trop à quoi s’attendre à la vue de cette pochette couleur sable, entre les crânes et la police de caractère, les plus perspicaces diraient Stoner ou rock psychédélique. Et ils auraient à la fois tord et raison. Difficile en effet d’enfermer la musique du quatuor dans un seul genre, ils semblent prendre un malin plaisir à mélanger les influences quitte à désorienter l’auditeur.

Cet éclectisme s’explique aisément su le parcours des membres du groupe. Issus de différents milieux, métal, jazz & soul ou encore hip-hop, ils se retrouvent tous sur des groupes forts en émotions en en gueule comme RATM ou QOTSA. Et dès les premières secondes de cet EP, le riff épais et râpeux d’ « Antics » va vous ramoner les conduits auditifs. La basse groove à foison avant qu’Agnès ne prenne le micro et apporte la touche finale à ce cocktail maison. Les chansons s’enchainent et vous aurez bien du mal à résister à ce maelstrom rock alternatif, psyché. Les mélodies font souvent mouche et le mélange détonnant et surprenant entre la musique et le chant à de quoi séduire. Les deux derniers titres s’avèrent un peu moins convaincants, le groupe peinant à se renouveler et à trouver un second souffle. La production reste tout à fait correcte même si l’impression d’écouter un disque enregistré dans un aquarium saute parfois aux oreilles avec un son étouffé.

Avec cet EP éponyme, MOKE’S soigne son entrée et fait son petit effet au sein de la communauté rock hexagonale. Le groupe est encore jeune et continue de progresser pour définir son identité. Ainsi armés, ne doutons pas que les parisiens multiplieront les virées live. A découvrir sur scène.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2015

Tracklist (22:12 mn) 01. Antics 02. Swamp 03. Child 04. Don't 05. Darkness

Dust Bowl Jokies

oshy_02102016_dus_bow_jokiLes amateurs de rock n’roll endiablé, tendance glam, peuvent remercier la Scandinavie et en particulier la Suède tant ce pays semble, à lui tout seul, faire avancer leur cause en Europe. Après avoir atteint les sommets dans les années 80 et 90, le genre ne cessait de décliner et avançait à l’aune des années 2000 sur un rythme moribond. Cette passion toute scandinave a de quoi surpendre mais elle ne semble pas se tarir.

Nos rockeurs du jour se nomment DUST BOWL JOCKIES et ils voient le jour en 2011 avant de rapidement sortir un premier opus l’année suivante, Cockaigne Vaudeville. Histoire de mettre tous les atouts de leu côté, ils n’hésitent à faire appel à des grands noms pour les aider au niveau de la production : Nicko DiMarino et Beau Hill (ALICE COOPER, TWISTED SISTER, EUROPE…) s’engagent dans l’aventure. Avec cette carte de visite, ils se produisent sur scène un maximum et écument toutes les scènes européennes prêtes à les accueillir. Il faut attendre quatre années pour découvrir la suite de leur aventure. En février dernier, un premier single est publié avant que ce second album ne voit le jour quelques mois plus tard.

Consciemment ou pas, faire le choix d’un album éponyme n’est jamais anodin. C’est l’occasion de réaffirmer l’identité du groupe et d’enfoncer le clou. DUST BOWL JOKIES n’est pas venu amuser la galerie et propose ici dix nouvelles compositions rock, directes et sans fioritures. Dans un format assez court, histoire de maximiser la potentialité de leur passage en radio, les suédois enchaine les riffs et les mélodies accrocheuses. Rien de bien compliqué ni de très original sous le soleil, on sent le savoir-faire et l’application méticuleuse des bonnes recettes. Vous trouverez allégrement sur ce disques de quoi taper du pied et (un peu) secouer la tête mais l’impression de déjà entendu s’imposera également d’elle-même. A part le chant un peu criard et vite saoulant d’Alexx nous sommes sur un champs déjà maintes fois labouré.

Avec ce disque, DUST BOWL confirme les bonnes dispositions affichées sur Cockaigne Vaudeville. Ils savent y faire et le travail proposé reste très honnête. Maintenant, avec un peu de recul, vous ne trouverez pas ici de quoi vous relever la nuit. Autant rester sur les classiques du genre ou s’intéresser à des groupes plus établis comme HARDCORE SUPERSTAR ou DOLLHOUSE.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Rodeostar Records – SPV / 2016

Tracklist (42:01 mn) 01. Mama Cocha 02. The Moon Hanger Grove 03. Borderland 04. Old Fashioned Country Canvas 5. Pink Flamingos 06. Rawbone 07. Bad Juju 08. Hogs n Heifers 09. Son Of The Sun 10. Lulu