Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Pain – Coming Home 

pain-coming-homeSi l'on est un fan pur et dur de Death Metal, et d'Hypocrisy en particulier, la sortie d'un nouvel album de Pain n'est pas une si mauvaise nouvelle. C'est en effet le signe que la prochaine sortie discographique sera (si tout va bien) placée sous le signe du metal extrème (je sais, je l'ai déjà sortie, je radote et j'assume).
Peter Tagtren poursuit ses activités ou il mème techno, metal industriel avec des tubes calibrés pour faire s'agiter les postérieurs sur les pistes de danse. Soyons francs, à chaque sortie d'un album de Pain, c'est la même question qui ressurgit, est ce que Peter n'a pas fait le tour de la question ?
A l'écoute de l'album, si le fait de laisser passer un peu plus de temps entre les albums à redonné un poil d'inspiration, de l'autre côté il est e plus en plus difficile pour Peter de surprendre l'auditoire, et l'on frôle l'autoparodie. Si la production demeure le point fort de Peter, du côté des textes c'est un poil plus faible.
 Un titre comme "Call Me", sans surprise, accroche avant tout grâce à son clip vidéo déjanté et à la présence du frontman de Sabaton. Ce huitième album à été l'occasion pour Peter de faire l'album en famille avec son fiston batteur, Sebastian Tägtgren (qui livre une prestation au poil). On retiendra de l'album quelques compositions qui allient parfaitement agressivité et mélodies, "Pain In The Ass" et "Black Night Satellite". Et dans un autre registre plus expérimental (avec guitare acoustique) "Coming Home". Malheureusement le reste de l'album n'est pas toujours du même niveau, on replonge dans les travers peu inspirés ("Absinthe-Phoenix Rising "), au mieux c'est un service minimum efficace, et au pire on frôle la caricature (la dernière chanson, "Starseed" est l'exemple du manque d'inspiration). Au final nous avons du mieux,  par rapport à l'album "You Only Live Twice" et trop de compos qui ne sont pas suffisamment marquantes pour susciter l'envie d'écouter l'album en boucle, nous sommes loin d'un "Nothing Remains the Same", s'il ne fallait citer qu'un album indispensable de la discographie de Pain…

Hamster (07/10)

www.facebook.com/OfficialPain

www.painworldwide.com

Nuclear Blast / 2016

Tracklist (41 minutes)
1. Designed to Piss You Off 2. Call Me 3. A Wannabe 4. Pain in the Ass 5. Black Knight Satellite 6. Coming Home 7. Absinthe-Phoenix Rising 8. Final Crusade 9. Natural Born Idiot 10. Starseed


 

 

fd13aa243689305f27b932b66679d807C'est peu dire que Steve Hackett a depuis quelque temps franchement retrouvé des couleurs. La semi-traversée du désert qu'il a connue de la fin des années 80 au milieu des années 90 est bel et bien finie et l'actualité du guitariste anglais est franchement fertile en projets et réalisations réussis. D'abord ses disques solos sur lesquels on ne trouve quasiment plus de fausses notes (même la voix du guitariste ne choque plus). Mais aussi sur les nombreux live que régulièrement fait paraître Steve Hackett. 

Car c'est bien l'enjeu principal de ce The Total Experience Live In Liverpool : que proposer d'intéressant sur un live qui doit être au bas mot le dixième de la carrière de l'ex-guitariste de Genesis ? Un son extrêmement léché et une interprétation irréprochable ? C'est déjà le standard sur tous ses lives récents. Steve Hackett nous a habitué à une perfection formelle sur laquelle il ne reviendra pas. 

C'est plutôt au niveau de la setlist et de l'organisation de cette dernière que se joue une certaine nouveauté. Et le titre du live pose l'essentiel : il s'agit de reproduire l'expérience totale de toute le parcours musical de Steve Hackett, à savoir l'entièreté de sa carrière solo mais aussi les débuts avec Genesis. Car depuis la publication d'un Genesis II Revisited et une tournée débouchant sur un live, on peut dire que Steve Hackett a remis franchement au premier plan son passé avec Genesis. Ce Total Experience acte plus que jamais la chose : alors que jadis que Hackett gratifiait en concert les fans de deux trois-quatre chansons de Genesis, cette fois il en remplit un CD entier ! Et il a l'intelligence de varier les titres choisis : outre l'inévitable « Firth Of Fifth » on retrouve des raretés comme « Get'em Out By Friday » ou « Can-Utility And The Coastliners ». Dans tous les cas, les interprétations restent globalement assez fidèles aux versions originales. On aurait d'ailleurs apprécié que Hackett muscle quelque peu ces compositions ; il est vrai que la molesse relative de Nad Sylvan au chant impose certaines limites. 

Personnellement c'est la partie la plus personnelle de la carrière du guitariste qui m'a intéressé. Même si on retrouve beaucoup d'extraits de l'excellent Wolflight et notamment une phénoménale « Love Song To A Vampire », la rétrospective est très bien construire. On remarquera la part importante que se taillent le fameux Voyage Of The Acolyte mais aussi Spectral Morning. Encore une fois la satisfaction du fan a été recherchée mais il est parfois de bon aloi d'être à leur écoute. Et puis, cela fait bien longtemps que la sincérité de Steve Hackett n'est plus à démontrer : il a tous les droits de chercher à plaire à l'ensemble de ses auditeurs. 

Baptiste (8/10)

 

Century Media – Inside Out / 2016

Tracklist : CD 1: 1. Corycian Fire Intro 2. Spectral Mornings 3. Out of the Body 4. Wolflight 5. Every Day 6. Love Song to a Vampire 7. The Wheel's Turning 8. Loving Sea 9. Jacuzzi 10. Icarus Ascending 11. Star of Sirius 12. Ace of Wands 13. A Tower Struck Down

CD 2: 1. Shadow of the Hierophant 2. Get 'em Out by Friday 3. Can-Utility and the Coastliners 4. After the Ordeal 5. The Cinema Show 6. Aisle of Plenty 7. The Lamb Lies Down on Broadway 8. The Musical Box 9. Clocks 10. Firth of Fifth

The Walk – Wrong Enemy

oshy_11092016_th_walLa démarche derrière la création du groupe THE WALK n’est franchement pas banale. Tout ce projet est né de la rencontre entre un instrument et une voix. La voix reste celle d’Hervé Andrione qui assure le chant joue de la guitare et l’instrument est le tarhu joué par Nicolas Beck. Cet instrument à cordes a été inventé par un australien dans les années 80. Né en 2011, le quartet publie deux EPs (1STEP et Frozen Hands) avant de franchir le Rubicon en sortant leur premier album que voici, Wrong Enemy.

THE WALK évolue dans un registre rock très ouvert et éclectique avec cette touche tribal, world-music apporté par l’utilisation d’instruments inhabituels. Ce choix artistique trouve aussi certaines résonnances avec la musique d’un groupe de rock progressif comme GAZPACHO. Avec chaque chanson, l’auditeur se voit immergé dans un autre monde, les paysages et les univers s’enchainent rapidement, suivant les rythmes et les mélodies. Les chansons se veulent assez accessibles et la voix d’Andrione rappelle parfois Jeff Buckley comme sur « Words of Wisdom ». THE WALK ne s’embarrasse pas des frontières stylistiques et fait comme bon lui semble. En plus du tarhu, il n’hésite pas à surprendre l’auditeur en faisant, par exemple, appel à un accordéon sur « Stand the Truth ». Le quartet favorise l’ambiance sur l’immédiate accessibilité, Wrong Enemy nécessitera des efforts pour être apprivoisé et aimé. A chaque écoute, de nouvelles touches subtiles et délicates apparaissent et enrichissent encore le propos musical du groupe. Rien à dire sur les prises de son, la production reste claire tout au long de l’album et rend ainsi hommage au travail accompli pour construire chacune des chansons de ce disque.

Avec Wrong Enemy, THE WALK surprend, interroge et émerveille. A une époque où le music business livre à ses clients des chansons facile à mémoriser et à digérer la démarche de ces musiciens ne plaira pas à tout le monde. Mais ils n’en ont cure et ils poursuivent leur quête artistique en proposant des titres qui leur ressemblent et qui les rendent fiers. Si vous êtes curieux et ouverts d’esprit jetez une oreille sur Wrong Enemy, vous risquez de ne pas être déçu.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2016

Tracklist (59:44 mn) 01. Sit by the Fire 02. Stand the Truth 03. Wrong Enemy 04. Words of Wisdom 05. Security Slap 06. Far from my Dreams 07. Morning Ghost 08. Already Gone 09. Until 10. A Price to Pay 11. Expanding Universe