Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Dee Snider – We Are the Ones

Monde de merde !

A l’heure où nos idoles meurent ou raccrochent les unes après les autres dans un rythme des plus soutenu, il n’y a rien de plus rassurant que de pouvoir s’accrocher à ses derniers héros.

Et, alors que les cendres de la reformation de Twisted Sister ne sont pas encore tièdes, leur front-man charismatique, qu’il n’y a plus besoin de présenter, vient nous pondre un album solo aussi déroutant qu’inutile…

Car outre la superbe reprise de la Sœur Tordue « We're Not Gonna Take It » où Dee seulement accompagné d’un piano se révèle d’une sensibilité incroyable, l’ensemble des titres, y compris la cover de Nine Inch Nails (ce choix pose déjà l’orientation musicale du projet) « Like a Hole », erre dans un univers Pop, Indus, Punk Rock gentillet des 90’s, le tout dans un empilage de compositions pas inspirées, taillées pour passer dans une radio US mainstream.

Alors certes, mis à parts les excellents albums de Widowmaker, Dee Snider n’a jamais impressionné avec ses productions solo qu’étaient le décousu, mais très Hard-Rock, « Never Let the Bastards Wear You Down » (2000) et l’insipide single « To Hell anb Back » (2015), mais avait jusqu’alors toujours proposé du supportable. Dee Does Broadway (2012) par exemple était très éloigné de l’univers collant à la peau du chanteur, mais était un vrai bon disque qui venait en soutient de sa participation à une comédie musicale.

Voici en substance comment Dee Snider présente ce disque : « Oubliez tout du passé. La plus part de mes fans vont le détester. J’ai abandonné mon passé pour avancer. »

Tout est malheureusement dit…

Site officiel : www.deesnider.com

Facebook officiel : www.facebook.com/facedeesnider

Murder-One (01/10)

 

earMUSIC / 2016

Tracklist (24:17) : 01. We Are the Ones 02. Over Again 03. Close to You 04. Rule the World 05. We're Not Gonna Take It 06.Crazy for Nothing 07. Believe 08. Head Like a Hole 09. Superhero 10. So What

Brujeria – Pocho Aztlan

brujeria-pochoaztlanIl y des vieux de la vieille qui ne déçoivent jamais leurs fans les plus accrocs , ils fournissent toujours la même quantité de came, épciée, jamais frelatée. N'allez pas imaginer que je me vautre dans les clichés, comparant un groupe Mexicano Américain au trafic de drogue… mais c'est un poil de leur faute après tout, ce sont eux qui se comparent à des seigneurs des cartels de la drogue de Tijuana … en tous cas Brujeria est une bande de bouchers qui tranche toujours dans le vif et qui n'avait pas sévi depuis trops longtemps, Brujerizmo est sorti il y a déjà 16 ans l'air de rien. La sortie d'une compilation et d'une poignée de singles sont de bien maigres offrandes durant ce laps de temps font pale figure à côté d'un album qui tient ses promesses. Au micro on retrouve Juan Brujo (John Lepe) présent depuis les débuts du groupes à la fin des années 80, "Hongo" (Shane Embury de Napalm Death), "El Cynico" Jeff Walker de Carcass, Hongo Jr (Nicholas Barker) à la batterie. Amateurs de boucherie Grind – Death Metal, Brujeria est prêt à vous emmener partir en guerre contre le voisin nord américain cette "terre promise gâchée" qui en prend pour son grade (racisme, Trump sont des sujets de prédilection). Une production brut de décoffrage, des arrangements un poils plus subtils que dans l'album précédent font de cette livraison 2016, une salve épicée et accrocheuse. Le groove est de sortie sur "No Aceptan Imitaciones",  tandis qu'un "Plato O Plomo" et un "Satongo" furieux vous colleront direct contre le mur.  Le groupe ne fait pas de quartier, et son énergie communicative et punk est toujours administrée avec un poil d'humour noir, notamment sur "Mexico Campeon ". Pas de temps mort à souligner, les compositions accrocheuses frappent juste. Le groupe varie les coups et les plaisirs, si Dino Cazarès n'est plus de la partie, le titre "Codigos" a des alllures d'un Fear Factory. A retenir en fin d'album, cette reprise déjantée des Dead Kennedys "California Über Alles". Brujeria  livre un album tout à fait recommandable et solide, on espère qu'il ne faudra pas attendre 16 ans pour avoir la suite. Petit bémol, on regrettera en revanche l'absence des titres du single "Viva presidente Trump!" sorti au printemps 2016.

Hamster (08.5/10)

www.brujeria.com

www.facebook.com/Brujeria

Nuclear Blast / 2016 
Tracklist (46 minutes) 01. Pocho Aztlan 02. No Aceptan Imitaciones 03. Profecia Del Anticristo 04. Angel De La Frontera 05. Plato O Plomo 06. Satongo 07. Isla De La Fantasia 08. Bruja- 09. Mexico Campeon 10. Culpan la mujer1 1. Codigos 12. Debilador 13. California Über Aztlan

 

Pain – Coming Home 

pain-coming-homeSi l'on est un fan pur et dur de Death Metal, et d'Hypocrisy en particulier, la sortie d'un nouvel album de Pain n'est pas une si mauvaise nouvelle. C'est en effet le signe que la prochaine sortie discographique sera (si tout va bien) placée sous le signe du metal extrème (je sais, je l'ai déjà sortie, je radote et j'assume).
Peter Tagtren poursuit ses activités ou il mème techno, metal industriel avec des tubes calibrés pour faire s'agiter les postérieurs sur les pistes de danse. Soyons francs, à chaque sortie d'un album de Pain, c'est la même question qui ressurgit, est ce que Peter n'a pas fait le tour de la question ?
A l'écoute de l'album, si le fait de laisser passer un peu plus de temps entre les albums à redonné un poil d'inspiration, de l'autre côté il est e plus en plus difficile pour Peter de surprendre l'auditoire, et l'on frôle l'autoparodie. Si la production demeure le point fort de Peter, du côté des textes c'est un poil plus faible.
 Un titre comme "Call Me", sans surprise, accroche avant tout grâce à son clip vidéo déjanté et à la présence du frontman de Sabaton. Ce huitième album à été l'occasion pour Peter de faire l'album en famille avec son fiston batteur, Sebastian Tägtgren (qui livre une prestation au poil). On retiendra de l'album quelques compositions qui allient parfaitement agressivité et mélodies, "Pain In The Ass" et "Black Night Satellite". Et dans un autre registre plus expérimental (avec guitare acoustique) "Coming Home". Malheureusement le reste de l'album n'est pas toujours du même niveau, on replonge dans les travers peu inspirés ("Absinthe-Phoenix Rising "), au mieux c'est un service minimum efficace, et au pire on frôle la caricature (la dernière chanson, "Starseed" est l'exemple du manque d'inspiration). Au final nous avons du mieux,  par rapport à l'album "You Only Live Twice" et trop de compos qui ne sont pas suffisamment marquantes pour susciter l'envie d'écouter l'album en boucle, nous sommes loin d'un "Nothing Remains the Same", s'il ne fallait citer qu'un album indispensable de la discographie de Pain…

Hamster (07/10)

www.facebook.com/OfficialPain

www.painworldwide.com

Nuclear Blast / 2016

Tracklist (41 minutes)
1. Designed to Piss You Off 2. Call Me 3. A Wannabe 4. Pain in the Ass 5. Black Knight Satellite 6. Coming Home 7. Absinthe-Phoenix Rising 8. Final Crusade 9. Natural Born Idiot 10. Starseed