L’honneur est sauf, les allemands de ZODIAC aurait bien leur sortie annuelle en 2016. Le dernier album, Sonic Child (chronique ici) date de 2014 mais nous avons eu droit, entre temps, à un disque live, Road Tapes Vol. 1 (chronique là). Le quartet n’aime visiblement pas se reposer sur ses lauriers et la muse de l’inspiration s’avère particulièrement généreuse pour eux.
ZODIAC nous allèche avec onze nouvelles chansons assez courtes et resserrées, d’une durée en moyenne de trois à quatre minutes. A travers cette musique teintée de stoner ou de desert rock, les allemands enchaînent les titres accrocheurs qui donnent envie de les réécouter encore et encore et de taper du pied. « Follow You » fait mouche tout comme « Down ». C’est simple, frais et très bien fait. Pas de chichi ni d’extravagances particulières mais un sujet maîtrisé dans sa simplicité. Il s’agit là de véritable single rock qui pourraient plaire à un large public et passer à haute fréquence sur les radios un peu partout. Nous sommes loin de la démarche old-school qui pullule en ce moment. C’est une plaie de voir tant de groupes recycler les sonorités du passé sans rien apporter d’intéressant. ZODIAC n’hésite pas à s’inspirer de sonorités bien connue mais parvient à rendre le tout très contemporain une fois passé au tamis de leur savoir-faire musical. Les titres s’enchaînent avec naturel et les mélodies ont un je-ne-sais-quoi d’agréable qui vous fera presque systématiquement tendre l’oreille. Rien à redire au niveau du son, la production s’avère claire et dynamique. Grain of Soul a été enregistré, mixé et produit par Arne Neurand à l’Horus Sound Studio d’Hannovre avant que le mastering ne soit confié à Jean-Pierre Chalbos (GOJIRA…) à La Source Mastering de Paris.
Sans fondamentalement changer la recette, ZODIAC parvient à maintenir l’intérêt de l’auditeur et continue son parcours sans faute. Pourtant la concurrence ne manque pas mais contrairement aux autres, les allemands parviennent à rester frais et contemporains. Cela fait du bien faces aux sorties pléthoriques qui ne font que recycler ad nauseam les bonnes idées du passé.
Oshyrya (7,5/10)
Napalm Records / 2016
Tracklist (43:15 mn) 01. Rebirth By Fire 02. Animal 03. Follow You 04. Down 05. Faithless 06. Crow 07. Ain’t Coming Back 08. Get Out 09. Like The Sun 10. Sinner 11. Grain Of Soul
Mais qu’est ce que c’est que ce truc ? En Caroline du Nord le look hipster connaît une petite variation par rapport au reste du monde, la chemise de bûcheron à carreau se doit d’être remplacée par la veste en jean. Sinon tout y est. Franchement, ce n’est pas très malin de ce moquer, et je fais acte de contrition, mais les photos promos des américains n’aident pas vraiment à s’intéresser à eux.
La scène métal ukrainienne, situation et tendances. En voilà un joli sujet de réflexion. Franchement méconnus, les groupes rock/métal de ce pays parviennent assez rarement à franchir les frontières occidentales et à toucher le public européen. A part MUNRUTHEL dans le genre folk nos amis sont plutôt connus pour leur scène extrême et certaines controverses associées à NOKTURNAL MORTUM. Mais là n’est pas notre sujet du jour puisque c’est JINJER qui se présente à nous ce matin grâce à Napalm Records. A l’écoute de ce disque, King of Everything, rien ne fait penser à l’origine géographique du groupe. Ce mélange entre metalcore, djent et hardcore sonne furieusement nord américain dans le son comme dans la démarche. Le résultat s’avère professionnel et très propre et une écoute à l’aveugle en mystifierait plus d’un.