Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Goatfather – Hipster Fister

goatfather-hipster-fisterS’il y a bien un style qui a toujours le vent en poupe, c’est bien le stoner-rock. Même notre beau pays n’y échappe pas. Pas une semaine ne passe sans voir un groupe se former et revendiquer son appartenance au genre. Headcharger, leader hexagonal, étant en baisse flagrante de régime, nous pouvions nous demander qui pourrait prendre la relève. Goatfather, avec son premier album Hipster fister, est un sacré prétendant au trône.

Dès les premiers accords, on sent qu’on tient quelque chose. Goatfather nous a concocté une recette imparable à base de compos massives, de riffs casse-nuque et de mélodies imparables. L’inaugural « Thirty-Three (Seconds To Hell) » nous présente un groupe qui, la bave aux lèvres, a envie d’en découdre. La suite est du même tonneau : les sept autres brûlots frappent juste et fort. Les musiciens jouent carré, sans fioriture, c’est du tout bon. Valeur ajoutée : le chant de Yann (guitariste/chanteur), impressionnant et puissant. Imaginez une sorte de Philip Anselmo, jeune et sobre (oui, ça existe). Le niveau général est décidément élevé.

Hipster fister est une réussite complète. Monstre de groove heavy-stoner, Goatfather est un groupe talentueux qui fera sa place au sein d’une scène fournie et encombrée. Il suffit d’écouter le dantesque « The Devil Made Me Smoke His Bong », placé en fin de parcours, pour s’en convaincre.

Nico (8,5/10)

Site(s) Officiels: https://goatfather.bandcamp.com/ , https://soundcloud.com/goatfather

Blue Wave/ 2016

01. Thirty-Three (Seconds To Hell) 02. As The Crow Cries 03. Rebel Ways 04. Hipster Fister 05. A Road Paved With Corpses 06. Devil Inside – 07. The Betrayer – 08. The Devil Made Me Smoke His Bong

BlackCrownInitiate-SelvesLe groupe Nord Américain poursuit sur sa lancée, et livre son second album deux ans après "The Wreckage of Stars". La recette du groupe prend racine dans un alliage qui combine Death Metal et du Metal Progressif. "For Red Cloud" donne d'entrée jeu la tonalité générale de l'album. Les compositions alternent Death Metal musclé et Metal Progressif aux tendances atmosphériques. Il en va de même pour le chant tour à tout clair, puis brutal (généralement dans un registre Death, et parfois Black tel sur le titre "Transmit To Disconnect"). Le groupe maitrise son sujet, sur le plan technique et de l'exécution, difficile de prendre Black Crown Initiate en défaut. Et pourtant, il va de soi que la formule n'est pas franchement novatrice, et il faut bien avouer que  le groupe n'apporte pas grand chose de plus au delà du savoir faire évident.

Le groupe rappelle parfois Opeth qui n'aurait pas renié ses racines Death, ou un Spawn Of Possession qui se serait tourné vers le progressif. Cela dit "Selves We Cannot Forgive" est un album qui déroule des compos fluides et accrocheuses et qui évite de trop tirer la corde en longueur.  Au chapitre des récriminations, n'étant pas amateur des voix un poil trafiquées, je dois admettre que le chant clair de Andy Thomas est un peu trop chargé en effets et c'est parfois un tantinet agaçant. En revanche dès que James Dorton prend le relais dans les vocalises brutales, cela passe mieux. Wes Hauch dont les talents à la guitare éclaboussent l'album devrait se faire une place au soleil parmi les shredders à suivre. La section rythmique suit sans en faire des tonnes, et pourtant on entend le bassiste ! Le second album de Black Crown Initiate est solide et devrait pouvoir trouver preneur parmi les amateurs du genre. Affaire à suivre.

Hamster (07/10)

www.facebook.com/BlackCrownInitiate

e One – Long Branch Records / 2016

Tracklist (51 minutes)
1. For Red Cloud 2. Sorrowpsalm 3. Again 4. Belie the Machine 5. Selves We Cannot Forgive 6. Transmit to Disconnect 7. Matriarch 8. Vicious Live
s

 

revocation-empire-reissue2015Sorti initialement en 2008, le premier album du groupe Revocation, édité à 1000 exemplaires, bénéficie d'une nouvelle vie sous l'égide du label Metal Blade. Au menu de cette réédition, le label fait dans le classique, une remasterisation et un remixage, histoire de donner un poil plus de punch à des compos qui tiennent la route. Les compositions pour leur part démontrent avant tout que le groupe ne manquait pas de savoir faire pour décocher des rafales de riffs thrash. Revocation ne manquait pas non plus d'inspiration pour faire étalage de son niveau techique. Le combo alternait déjà les grandes envolées de solis de guitares mélodiques à des passages agressifs dévastant tout sur leurs passages. Côté vocalises, l'alternance se situait entre hurlantes thrash et vocalises parfois proches du grind. Il ne manque que la maturité et la sobriété. Un début prometteur en somme d'un groupe qui laissait transpirer des influences du Thrash de la Bay Area (en particulier Exodus et Megadeth sur un titre nerveux tel "Exhumed Identity"). Un "Fields Of Predation" allie agressivité et démonstration technique, ou le groupe se montre déjà sous son meilleur jour. Plus brut de décoffrage un " Age Of Iniquity " vaut également le détour. On retiendra également le rouleau compresseur que représetne le titre éponyme de l'album.
Au délà du ravalement de facade, du changement d'artwork et du son un poil plus moderne concocté par Pete Rutcho, qui avait produit l'album, Metal Blade ajoute à cette édition, le tout premier effort du groupe sorti en 2006, alors qu'il s'appelait encore Cryptic Warning et qu'il avait déjà 6 ans 'existence au compteur, le EP "Summon The Spawn". a production y est plus rugueuse et abrasive, mais on constate à l'écoute que le brouillon de la recette du groupe était déjà sur de bons rails. Il va de soi que les amateurs du groupe ne pourront rester indiffèrents face à cette réédition tout à fait recommandable.

Hamster (08/10)

www.facebook.com/Revocation

Metal Blade Records / 2015
Tracklist(55 + 15) : 1. Unattained 2. Tail from the Crypt 3. Exhumed Identity 4. Fields Of Predation 5. Alliance and Tyranny 6. Suffer These Wounds 7. Summon the Spawn 8. None Shall Be Spared (All Shall Be Speared) 9. Stillness 10. Age of Iniquity 11. Empire of the Obscene Bonus Tracks “Summon the Spawn” EP 12. Summon the Spawn (demo 2006) 13. Unattained (demo 2006) 14. Suffer These Wounds (demo 2006)