Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Vivaldi – A New Season

oshy_10042016_VivalLe label Lion Music a de la suite dans les idées et continue dans son idée de proposer des albums composés de réinterprétations des grands maîtres de la musique classique. Après Bach et Mozart (chronique ici) voici que Vivaldi subit le même traitement. Le concept ne change pas, Lars Eric Mattsson a, une nouvelle fois, sollicité les artistes de son roster pour que chacun lui propose sa version instrumentale d’un classique du maître italien. Chacun a l’embarras du choix tant l’œuvre du vénitien est pléthorique : 98 sonates, 507 concertos, des dizaines d’opéras, de cantates… Les virtuoses de la guitare s’attaquent à l’œuvre d’un virtuose incontesté du violon.

Le titre de cet album ne laisse que peu de place au doute, les quatre concertos pour violon appelés Les Quatre Saisons vont être mises à l’honneur ici. Mattsson lui-même apporte sa contribution mais il est bien entouré avec la présence de Charly Sahona (VENTURIA), Pier Gonella (MASTERCASTLE) ou encore ASHENT et GRÖNHOLM. Ils maîtrisent tous leur sujet et ces célèbres mélodies sont très rapidement identifiables. Bien sûr, un travail de réorchestration avec des instruments modernes a été mené à bien mais la guitare conserve la part du lion. Comme pour les deux précédents opus, l’écoute est plutôt agréable et l’auditeur se surprendra à retrouver ici et là la musique de telle ou telle pub tant Vivaldi (tombé dans le domaine public) a été pillé de ce côté-là (sans oublier les musiques d’attente et d’ascenseur).

Sans déprécier le travail effectué ici, ce genre de disque est facile et rapide à enregistrer et permettra au label de se renflouer à moindre frais. Il s’agit également d’un moyen aisé pour les artistes présents de se rappeler au bon souvenir des fans. En espérant que le prix soit modique, A New Season représente une pause musicale toute simple et agréable.

Oshyrya (06/10)

 

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Lion Music / 2016

Tracklist (40:22 mn) 01.Mathias Holm Klarin : Flute Concerto in D Major, Op. 10, No. 3, RV 428, "II gardellino": II. Cantabile 02. Charly Sahona (Venturia): Concerto No. 4 in F minor, Op. 8, RV 297, "L'inverno", Allegro Non Molto 03. Lars Eric Mattsson : Sonata No. 1 in C major, "Il pastor fido", Giga Op. 13, No. 1, RV 54 04. Pier Gonella (Mastercastle): Concerto Op.4, No.1 in B flat major, RV 383a: Allegro 05. Ashent : Concerto in G Minor for Flute, Oboe, and Bassoon (F.XII, n.4) RV103 06. Lord of Mushrooms : Concerto No. 1 in E major, Op. 8, RV 269, "La primavera" Largo 07. Robert Rodrigo (Airless) : Flute Concerto in F Major Op. 10, No. 1, RV 433, La Tempesta Di Mare 08. Mistheria : Concerto No. 2 in G minor, Op. 8, RV 315, "L'estate": Presto 09. Patrik Carlsson : Piccolo Concerto in C maj RV442: Allegro 10. Grönholm : Concerto No. 1 in E major, Op. 8, RV 269, "La primavera" Allegro 11. Condition Red : Concerto for Two Mandolins in G major, RV 532, Andante

Babymetal – Metal Resistance

Babymetal avait collé un bon gros coup de pied dans la fourmilière du Metal avec un premier album qui semblait sortir de nulle part et un arsenal médiatique XXL dont l’objectif premier était de nous faire bouffer de l’Asiat’ à toutes les sauces et à tous les repas. Ça a marché, le public est tombé dans le panneau et s’est laissé séduire par le minois de trois petites japonaises habillées en écolières et accompagnées par des musiciens doués. Et maintenant, il était temps de marquer le coup, de sortir l’album de la confirmation, en s’adjoignant notamment les services d’un des gratteux de Dragonforce pour un solo supersonique et en reprenant la même recette que sur l’album éponyme.

Oui mais.

Ce qui avait fait la force de Babymetal était l’effet de surprise. Babymetal (l’album), c’était un peu une Blitzkrieg musicale à la japonaise, avec un joyeux foutoir et des idées loufoques dans tous les sens. Tout le monde était pris de cours. Maintenant que Babymetal est devenu un nom « renommé » (mais pas forcément pour des raisons musicales), l’atout premier du groupe – à savoir l’effet de surprise – s’est estompé. Pis encore : si on le compare à son prédécesseur, Metal Resistance est plus « orthodoxe », moins fou. J’avais d’ailleurs reproché à l’opus précédent cette propension à tout oser, quitte à ne pas savoir digérer certaines sonorités et à ne pas pouvoir intégrer une ou deux expérimentations qui retombaient à plat (le petit interlude rap, par exemple). Metal Resistance tombe dans l’excès inverse et semble beaucoup moins oser. Alors ok, ça donne l’impression d’un album bien plus maîtrisé, mais il perd aussi une sacrée dose de fraîcheur qui faisait justement le charme du groupe.

Avec Metal Resistance, Babymetal rentre quelque peu dans le rang, et ce n’est pas l’ajout d’un morceau en anglais (« The One ») qui viendra me contredire. Volonté de contenter un public encore plus large ? C’est fort probable… mais quoi qu’il en soit, l’audace s’est envolée, l’originalité aussi. Il ne reste plus qu’un produit marketing bien propre, bien aseptisé. Dommage.

Mister Brute Porn (3/10)

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Toy's Factory – Sony Music – earMUSIC / 2016
Tracklist (xx:xx) 1. Road Of Resistance 2. KARATE 3. Awadama Fever 4. YAVA! 5. Amore 6. Meta Taro 7. From Dusk Till Dawn 8. GJ! 9. Sis. Anger 10. No Rain, No Rainbow 11. Tales Of The Destinies 12. THE ONE (English version)

 

KILL YOUR IDOLS ! Tomber de haut c’est ce qui m’est arrivé à la réception de cette galette que j’attendais et guettait  patiemment depuis un bon bout de temps maintenant. La déception ça arrive forcément quand on est passionné et très emballé, on  place énormément d’espérance dans une formation et on prend des paris sur son avenir. Peut-être trop … 

Il faut dire qu’Obsidian Kingdom avait tout pour lui et était très précoce !  Je me rappelle m’être dit lors de mes premières écoutes de son premier album dans le courant de l’année 2012 Mantiis  – An Agony in Fourteen Bites (en écoute ici) : «  Mazette on n’est vraiment pas loin du génie contenu dans le Death Metal Progessif de Opeth mais avec des intonations expérimentales, Black Metal et Electroniques ». En effet cet album avait quelque chose d’hypnotique et de très sophistiqué qui ne le faisait pas tomber dans le piège du vulgaire plagiat, de sorte que ces espagnoles réussissaient la prouesse de tracer leur chemin sans tomber dans les affres du mimétisme. Cet album me fait d’ailleurs toujours autant d’effets et ce longtemps après sa sortie !  Ils avaient même récidivé un an plus tard avec la sortie d’un album de remixes surprenant Torn & Burnt – The Mantiis Remixes (en écoute ici) qui se payait le luxe de sonner de manière complètement différent de l’album original en insistant sur une approche très expérimentale et Dark Ambient Electronique aux confins du Drone. 

Bon rentrons dans le vif du sujet et expliquons la cause de mon désappointement. Tout d’abords on s’aperçoit qu’Obsidian Kingdom n’opère plus en auto-production, ils sont à présent au sein de l’écurie Season Of Mist et ils ont aussi remanié leur line-up. Il ne s’agit pas de petits ajustements à la marge puisque les 3/5 du line-up originel a sauté. Cela explique vraisemblablement le changement de cap musical, de mon point de vue, plus que critiquable. Sur la forme je trouve le artwork très convenu et assez banal en comparaison avec ceux qui ont été superbement réalisés par le passé ! Dès le départ ça commence mal et je sens cette mauvaise sensation de trahison, ce sentiment qu’une page s’est tournée et pas dans le bon sens. Cependant la production et très bonne avec énormément de relief, de rondeur ainsi qu’un timbre de guitare légèrement gras et saturé. A Year With No Summer a été enregistré, produit, mixé et masterisé au Orgone Studios de Londres (site ici) par Jaime Gomez Arellano. L’occasion de félicité ce travail très léché  de la production qui est ici irréprochable ! C’est après que ça se gâte ! 

Le groupe signifie que le travail d’écriture et de composition s’est déroulé durant l’année 2015 soit juste après les changements d’effectif au sein du line-up. C’est certainement ce qui explique le fait que l’on a l’impression d’entendre un tout autre groupe en comparaison du formidable Mantiis. Exit les compositions alambiquées et bourrées de contrastes : tout ce qui faisait le charme de Obsidian Kingdom ancienne monture ! Bon il reste il est vrai quelques fulgurances dans les arrangements électroniques et progressifs et j’ai aussi un peu apprécié « The Kandinsky Group » ou « Away/Absent » les compositions les plus longues et complexes de l’album qui sont parées de petites (trop petites) montées en tension avec de légers vocaux Dark rappelant vaguement les gloires passées du groupe. Le chant a perdu de sa suavité, ce qui était un des nombreux points forts de Mantiis. Mais bon deux titres sur sept vous avouerez que c’est peu ! Bien trop peu ! Le reste sonne comme un mauvais mélange, un truc bancal Gothic / Electro Metal à la Evereve et  Metal Progressif poussif à la Katatonia avec énormément de relents simplistes et Pop Rock. Ce n’est vraiment pas transcendant quoi ! Ce n’est même pas catchy ou efficace ! Ils ont aussi laissé tomber la manière qu’ils avaient d’unifier leurs compositions les unes aux autres de sorte qu’on avait ce sentiment de progressivité et d’unité ! Là on se retrouve avec des morceaux tantôt Goth Metal, tantôt Pop Rock éclatés au sein de l’album. Aucune cohésion d’ensemble ou de fil conducteur. Une compilation fade et triste à mourir avec ce chant clair insupportable et  qui n’est vraiment pas convaincant ! Là encore un domaine où le groupe à quasiment tout perdu de sa force de persuasion. Quelle défaillance mes amis ! Le navire Obsidian Kingdom prend l’eau de tous bords et il nous reste plus qu’a contempler ce naufrage ! 

Je suis très déçu ! Putain quel gâchis ! En gommant ses aspérités et rugosité Black Metal ainsi que ses tournures expérimentales Obsidian kingdom sonne bien trop gentil et faussement dépressif et progressif. Un groupe de Goth Metal pourri qui traine en longueur,  sans âme comme il en existe à la pelle depuis le milieu des années 90s. Bref je suis bien dégoûté et vous invite à écouter le premier album ainsi qu’à comparer avec ce A Year With No Summer pour constater l’étendu des dégâts ! Ca plaira peut être aux personnes qui débarquent et ne connaissent pas les antécédents de Obsidian Kingdom. Moi je tourne les talons car je n’ai pas envie de boire la tasse ! Season of Mist va vous vendre sa camelote, un bijou Metal en toc de plus que je fous à la poubelle aux côté des dernier SepticFlesh et autres Moonspell.

FalculA (5/10)


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Season Of Mist / 2016 
Tracklist (47:42) : 01 – A Year With No Summer 02 – April 10th 03 – Darkness 04 – The Kandinsky Group 05 – The Polyarnik 06 – Black Swan 07 – Away/Absent.