On se souvient encore de la guegerre Entombed vs Entombed, du départ d’Alex qui, au final, a conservé le nom initial du groupe et le reste du groupe qui – comme à la bonne vieille époque de Nihilist – avait lancé son nouveau projet avec plus ou moins de succès. Et aujourd’hui ? Le « vrai » Entombed historique est bien silencieux, et la bande à Petrov se rappelle à notre bon souvenir avec un album qui n’a rien à envier à son prédécesseur.
Bref, je m’emmerde quand j’écoute Dead Dawn.
Back To The Front manquait déjà de punch et peinait à atteindre le niveau des albums de l’ancien Entombed. Dead Dawn répète la même recette : un Death’n’Roll vaguement groovy mais qui manque clairement de force de frappe. Putain, c’est ce groupe-là qui a pondu Serpent Saints ? Alex était-il le seul taulier du groupe qui se sortait les doigts du cul ? En l’espace de deux albums, Entombed A.D. ne parvient jamais à accélérer mon rythme cardiaque. Le groupe joue avec les deux pieds sur le frein, et les rares accélérations manquent de mordant. C’est moche de vieillir, à plus forte raison quand on essaie de capitaliser sur sa gloire passée.
Lorsque Nihilist avait disparu pour mieux revenir sous la forme d’Entombed (avec le line-up de Nihilist sans Johnny Eglund), l’opération avait été rondement menée et le groupe avait explosé pour devenir un pilier du genre. Cette fois, cette opération se solde par un échec cuisant… Et je ne compte plus sur Alex pour redonner au vrai Entombed ses lettres de noblesse. On se consolera avec Grave.
Mister Brute Porn (2/10)
Century Media Records / 2016
Tracklist (40:45) 1. Midas in Reverse 2. Dead Dawn 3. Down to Mars to Ride 4. As the World Fell 5. Total Death 6. The Winner Has Lost 7. Silent Assassin 8. Hubris Fall 9. Black Survival 10. Not What It Seems
Le monde est injuste. Je dirais même plus : la vie est une sale pute. Sinon, comment expliquer que certains groupes galèrent, voire mettent la clé sous le paillasson après des années d’efforts pour quelques miettes et une ou deux tournées en première partie de groupes de seconde zone pendant que de gros labels continuent de soutenir des groupes qui, au fil du temps, ne sont devenus qu’une triste caricature d’eux-mêmes, quand ils étaient encore un second couteau de leur genre respectif, loin d’un Heaven Shall Burn. Oui, je vise Caliban en particulier, son metalcore qui manque cruellement d’ambition et de mordant, sa succession d’albums loin d’être indispensables, sa lente décrépitude habilement dissimulée sous un habillage médiatique bien rôdé. On nous vend Caliban comme un des fers de lance du Metalcore européen. Au moins auront-ils eu la décence, chez Century Media, de ne pas mentionner le nom d’Heaven Shall Burn dans la même phrase. Je pense que je me serais alors étouffé dans un mélange de sang et de vomi.
« On en avait marre d’attendre le prochain Dark Funeral, alors on l’a fait »