L'enfer du rock est pavé de bonnes intentions, les allemands de The New Black n'en manquent pas, et du côté du savoir faire, on ne pourra pas leur reprocher de s'y prendre comme des manches. On pourra également saluer une fois encore un line up toujours stable. Sans oublier un acharnement méthodique a sortir avec une régularité de métronome leurs albums, 4 sorties en 7 ans, on peut leur donner le prix de la régularité. Côté son ils ont fait de nouveau appel au producteur Jacob Hansen pour faire claquer leurs compos.
Mais au delà de ces aspects, il y a un malaise avec ce groupe. The New Black est inodore, incolore et sans saveur. Du Rock propre et transparent pour belle mère, du genre à vomir sur le tapis, à le nettoyer pour le rendre comme neuf sorti d'usine et à envoyer une lettre d'excuse en prime. Du rock sans gras, ni sueur, ni bière, sans l'once d'un poil de rage à l'horizon. L'absence d'originalité saute aux conduits auditits, mais elle a un mérite. L'album est vite écouté, et vite oublié. On dirait du très lointain Soundgarden formaté pour la radio, ou parfois quand le groupe tente de gonfler les muscles du rocktallica pour supermarché. Bien sûr un titre comme " Long Time Coming " n'est pas désagréable, mais il ne laisse aucun empreinte tangible après l'écoute. Tout est lisse, bien trop fade pour susciter l'envie, on peut tapoter du pied au croisement d'une rythmique un poil plus mouvementée, mais pas plus. Une formule un tantinet limitée, à l'image d'un vocaliste Fludid qui se cantonne au même registre. Linéaire en dépit des efforts de ses collègues pour varier le propos. Si vous avez porté aux nues les albums précedents, jetez vous dessus, et jetez vous d'une falaise ensuite. Les autres ? Ne perdez pas votre temps.
Hamster (04/10)
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AFM records / 2016
01. Long Time Coming, 02. Blockbuster Life, 03. With A Grin, 04. Send In The Clowns, 05. Dead In The Water, 06. Buddha Belly, 07. The Beer Of No Return, 08. A Pill Named Ting, 09. Better, 10. That’s Your Poison, Not Mine
2016 s’écoule comme les années précédentes, avec elle on va très certainement retrouver son lot de poncifs inhérents à notre cher Metal. Quand je dis « très certainement » je joue un peu au con et fait régner un climat de suspens, histoire de rajouter quelques caractères de plus à cette chronique dont la rédaction m’est déjà très pénible et bordèle je n’ai pas encore attaqué la présentation du groupe…