Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Be the Wolf – Imago

oshy_21012016_B_th_wolA l’écoute de ce premier album de BE THE WOLF nous pourrions croire qu’il s’avère facile de composer et de jouer du rock, il suffit en effet de quelques riffs et d’une mélodie vocale accrocheuse. Sur le papier l’équation n’est pas si complexe mais dans la réalité, c’est une autre paire de manche. Soyez en sûr, beaucoup ont essayé et finalement peu ont réussi à atteindre l’objectif fixé. Formé en 2011 à Turin, les italiens de BE THE WOLF ont d’emblée adopté une démarche assez saine, prendre le temps de créer un son et une identité en progressant par étape. Après avoir publié quelques singles, des clips vidéos, un EP et avoir assuré le maximum de concerts en Europe, les transalpins se sont sentis prêts à plonger dans le grand bain et proposer un premier album, Imago, que voici chez Scarlet Records.

Le power trio proposé un rock classique modernisé et accrocheur. Enfin modernisé si on veut, les ingédients de la recette n’ont pas varié mais la production se veut plus directe et les compositions se doivent d’être immédiatement accrocheuses. En dix chansons très courtes, autour des trois minutes, les italiens tentent de vous séduire dès les premières secondes avant de ne plus vous lâcher. L’album est très court (trop) et cela ne vous demandera pas un grand effort surtout que dans l’ensemble, la majorité des titres s’avèrent assez agréables. C’est du grand classique mais les mélodies passent bien et quelques refrains touchent le centre de la cible. Imago débute en trombe avec un « Si(g)ns » bien rentre dedans, avec un son chaud et un esprit très américain. Au petit jeu des comparaisons, nous pourrions citer RIVAL SONS ou même HALESTORM. Chapeau en particulier au chanteur qui assure avec une grande classe, chantant avec force et conviction tout au long de l’album. Imago finit par s’essouffler un peu sur la faim avec des compositions un peu moins convaincantes mais chaque écoute de ce disque laisse une impression très favorable.

Saluons le travail effectué sur la production, les chansons claquent et le dynamisme de l’ensemble saute aux oreilles. L’enregistrement, le mixage et le mastering ont été confiés à Andrea Fusini et ce choix s’est avéré gagnant. D’un accès très facile, Imago vous fera taper du pied et secouer la tête. Difficile d’en demander plus à un disque de rock.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Scarlet Records / 2015

Tracklist (34:18 mn) 01. Si(g)ns 02. Chameleon 03. The Fall 04. Jungle Julia 05. 24 06. The Comedian 07. Florinda’s Murderer 08. Dust in Hoffmann 09. The House of the Dead Snow 10. One Man Wolfpack

Abbath – Abbath

smallcoverSuite à la séparation d’Immortal et aux nauséabondes complications judiciaires qui ont suivi, Abbath a clôturé un chapitre de sa carrière. Le bonhomme n’est pourtant pas resté inactif. En parallèle de son groupe de reprises de Motörhead, Bömbers, il s’est entouré de King (ex-Gorgoroth, ex God Seed) et de Creature (Kevin Folley, ex Benighted, qui ne fait déjà plus partie du projet) pour mener à bien un premier album solo sous son propre nom.

Attendu comme le loup blanc, Abbath ne déconcertera pas les aficionados d’Immortal. Nous sommes ici dans la lignée directe de l’excellent All shall fall et de I. Ces neuf nouveaux titres prouvent la pleine forme d’Abbath. Ecoutez l’épique « Winterbane », pierre angulaire de l’album, pour vous en convaincre ; c’est du tout bon. Ultra dynamique, le heavy/black d’Abbath fait plaisir à entendre. La brutalité originelle de certains titres (« Ashes of the damned », « Fenrir hunts ») nous rappelle que Olve Eikemo n’a rien oublié de ses origines et de ce qui fait la saveur de sa musique. Il n’oublie pas non plus ce côté légèrement kitch et grandiloquent (« Ocean of wounds ») qui est sa véritable marque de fabrique. C’est un album à son image.

Abbath, l’album, donne donc à son public ce qu’il veut entendre : du black metal saupoudré d’influences heavy metal. Accessible pour le néophyte, cet opus confortera les adeptes de l’homme en blanc et noir. C’est enfin la confirmation de ce que nous savions déjà : le bonhomme a du talent, la rage au ventre et il n’est pas près de s’arrêter en si bon chemin.

Nico (8.5/10)

Site Officiel: http://www.abbath.net/

Season Of Mist/ 2016

01. To war! 02. Winterbane 03. Ashes of the damned 04. Ocean of wounds 05. Count the dead 06. Fenrir hunts 07. Roots of the mountain 08. Endless

Kopper8 – Addiction

kopper8-addictionGroupe originaire de la région parisienne, qui délivre du Thrash, intensif, avec chant en français, vous avez dit "Lofofora" ? Mauvaise pioche, mais pas loin, voilà Kopper8 armé d'un premier album, aboutissement logique après l'enregistrement d'un EP en compagnie de Stéphane Buriez.
Le combo ne perd pas de temps en fioriture ou demie mesure et donne le ton d'entrée de jeu, avec le bien nommé " Beast " ou Stéphane Buriez vient également pousser la chansonnette.
Le groupe délivre des compos énergiques, sans temps mort, tel un fauve mort de faim qui sort enfin de sa cage. Pas de temps à perdre, 10 compos pour un poil plus d'une demie heure de tabassage. 7 nouvelles, une pour l'ambiance et deux remises au goût du jour qui figuraient dans l'EP de 2013. Les influences du thrash ne laisseront pas insensible les amateurs de Pantera ou Lamb Of God ( les rythmiques dans " la Haine " notamment), sans le son clinique des nord américains. Pour autant le son claque et met en valeur l'énergie communicative du groupe.  Addiction est un premier album accrocheur,  délivré par un groupe qui maîtrise ses influences avec un savoir faire évident. Compte tenu du potentiel et de ce premier album prometteur, on attend la suite.

Hamster (07.5/10)

www.facebook.com/kopper8

www.95sounds.fr/kopper8

Doowet – Season Of Mist / 2015

Tracklist (34 minutes) 1. Beast* 2. Addiction 3. La Haine 4. Hategod 5. Evangile 6. Patrie 7. Born To Die 8. L'Éloge De La Folie 9. Amnesia (remix 2015) 10. Requiem (remix 2015)
*Avec Stéphane Buriez