Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_18012016_Conditio_ReQuoi de mieux pour un groupe disparu depuis longtemps des radars que de faire son comeback en publiant en nouveau single ? Oui c’est vrai, nous aurions préféré du matériel original mais Mattson et King ont préféré jouer la sécurité en proposant une relecture de « Tomorrow Never Knows », un titre composé par John Lennon et qui apparaît sur Revolver des BEATLES. L’ambiance indienne et ésotérique originale a été conservée mais l’écrin se veut beaucoup plus rock, direct et psychédélique. Le côté planant n’a pas été oublié et les sonorités électroniques enrichissent intelligemment le propos. Mattson assure derrière le micro et cette chanson prend une autre dimension et met à l’honneur le talent gigantesque de Lennon.

L’essentiel reste que ce single ne constitue qu’un apéritif et que le meilleur reste sans doute à venir. CONDITION RED compose en ce moment même et un nouvel album doit débarquer cette année. Douze ans après II, espérons que le jeu en vaudra la chandelle.

Oshyrya (06/10)

 

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Lion Music / 2015

Tracklist (03:45 mn) 01. Tomorrow Never Knows

Bruce Soord

Bruce Soord reste le capitaine et l’inspirateur de THE PINEAPPLE THIEF mais il a pourtant ressenti le besoin de se lancer en solo, reprenant ainsi la démarche originelle de son projet avant que celui-ci ne devienne un véritable groupe. Il s’est lancé un défi créatif, réussir à composer un album en quelques mois quasiment tout seul, enfermé dans son studio. Mis en boite à l’été 2015, ce disque qui porte tout simplement le nom de son géniteur, voit simplement la présence de Darran Charles (GODSTICKS) à la guitare additionnelle.

Sur ce terrain vierge, désynchronisé du passé discographique de THE PINEAPPLE THIEF, Soord peut ici synthétiser tous ses influences et ses expériences des dernières années : WISDOM OF CROWDS, KATATONIA, son travail de producteur/ingénieur du son pour OPETH ou TESSERACT. Cela lui donne une liberté totale, il s’affranchit des convenances et des catégories. Il fait ici comme bon lui chante et propose une large variété d’ambiance et de rythmes : des titres assez doux et lents (les deux chansons d’ouverture) côtoient des compositions plus lumineuses, rythmées, presque pop (« The Odds »). Dans l’ensemble les titres sont plutôt courts, calibrés autour des quatre minutes. Pas de grande envolée ou de développement en longueur, le britannique a joué la carte de la simplicité et de la concision. Les chansons s’enchainent avec fluidité et naturelle sans anicroche ni violence mais peinent à vraiment captiver l’attention de l’auditeur. Le travail se veut très propre, Soord s’est appliqué mais le côté très atmosphérique et contemplatif du disque finit par nous faire tomber dans une certaine torpeur. Connaissant le talent de l’artiste, nous étions en droit d’en attendre plus de lui. Nous aurions aimé plus de chansons du calibre de « Leaves Leave Me » qui clôt le disque.

Au petit jeu des comparaisons, dans la même écurie, Steven Wilson propose lui aussi des disques très personnels mais il parvient quand même à capter notre attention et à la maintenir très éveillée tout au long de son album. A vouloir mettre uniquement l’accent sur la dimension la plus douce, Soord s’enferme et peut lasser in fine. Cet album ne manque pas de qualité mais il manque cruellement de caractère. Un joli disque qui n’intéressera que les plus fanatiques du travail du talentueux britannique.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Kscope / 2015

Tracklist (40:34 mn) 01. Black Smoke 02. Buried Here 03. The Odds 04. A Thousand Daggers 05. Willow Tree 06. Born In Dilusion 07. Field Day Part 1 08. Field Day Part 2 09. Familiar Patterns 10. Leaves Leave Me

oshy_18012016_BloodboAprès plus de dix ans de carrière et une discographie riche de six albums, il était temps pour les Suédois de BLOODBOUND de laisser une trace scénique à travers ce CD/DVD live. Ils ont profité de leur passage en République Tchèque, lors du Masters of Rock Festival de 2015 pour immortaliser ce moment et monter de quel bois ils se chauffent une fois sur les planches.

Evoluant dans un registre très classique de power métal mélodique, BLOODBOUND déploie ici tout son savoir–faire avec une paire de guitaristes en grande forme, moult chœurs masculins et des chansons simples mais accrocheuses dans l’ensemble. « Moria » par exemple continue de faire son petit effet. Oui bien sûr on pense aux compatriotes d’HAMMERFALL voir de SABATON mais les ressemblances avec l’école allemande représentée par HELLOWEEN ou GAMMA RAY restent pléthoriques. Les chansons s’enchainent sans temps mort et les six musiciens affichent un professionnalisme à toute épreuve. Le son est plus que correct et les diverses chansons sont fidèlement retranscrites. Patrick Johansson offre lui aussi une très belle prestation derrière le micro, très en voix il parvient sans problème à varier son chant et les montées dans les aigus sonnent assez naturelles. Certains continueront de lui préférer Urban Breed mais il n’a pas à rougir de son travail. La setlist reste équilibrée, tous les albums sont représentés à l’exception de Tabula Rasa. Le dernier rejeton, Stormborn (chronique ici), est mis en avant avec quatre titres mais cela semble plutôt normal. Rien à redire non plus du côté du son, les instruments sonnent tous bien et cet album live s’écoute avec un certain plaisir.

Fidèle témoignage du savoir-faire des suédois en concert, ce One Night of Blood reste un disque honnête. Le groupe reste appliqué et sérieux tout au long du show et démontre qu’il faut compter avec eux sur la scène power métal européenne. Rien d’exceptionnel sous le soleil mais un bon moment, tout simplement.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (69:42 mn) 01. Bloodtale 02. Iron Throne 03. When Demons Collide 04. In The Name Of Metal 05. When The Kingdom Will Fall 06. Moria 07. Nightmares From The Grave 08. Metalheads Unite 09. When All Lights Fail 10. Book Of The Dead 11. Metal Monster 12. Stormborn 13. Nosferatu 14. Nosferatu Symphony