Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Igorrr – Amen

Après une attente aussi longue qu’insupportable, Gautier Serre se décide enfin à donner suite à l’exceptionnel Spirituality and distortion. Depuis cet album, Igorrr, qui a tourné un petit peu partout dans le monde, remporte un succès surprenant. Pourtant, sa musique n’est pas facile d’accès. Cela prouve que le public ne se contente pas de peu et c’est rassurant.

Malheureusement, en quarante-quatre minutes et quatorze secondes, Gautier Serre et ses compagnons n’arrivent pas à renouveler l’exploit du précédent album. Igorrr reste dans le créneau unique qu’il s’est créé : une folie musicale devenue… ordinaire.

Le tout est pourtant composé de façon brillante. La dinguerie et la démesure sont toujours là. Et ce nouvel opus arrive à entremêler avec succès influences orientales, surf, death-black metal, jungle, electro, breakcore et musique baroque, tout en retombant sur ses pattes. C’est un petit exploit en soit. Sur « ADHD », c’est la panacée. Aphex Twin copule avec un joli clavecin et de sublimes chœurs. C’est cohérent tout en dégageant une puissance incroyable.

La seconde partie de Amen (en gros à partir de « Mustard Mucous » et l’intervention d’une flûte à bec) s’énerve un peu plus et fera le bonheur des amateurs de death-metal. Jb Le Bail assure ses vocaux comme un chef. Il est devenu un élément moteur de Igorrr, sur album comme en concert. Sa prestation sur « Infestis » est puissante et restera une référence dans le genre.

Même s’il nous laisse sur notre faim, Amen est un excellent album. Car si l’effet de surprise n’est plus là, il s’inscrira quand même au Panthéon 2025. Igorrr est pétri de talent et propose une œuvre qui plie le game pour cette année.

Nico (8/10)

Site Officiel : https://igorrr.com/

Metal Blade /2025

01. Daemoni 02. Headbutt 03. Limbo 04. Blastbeat Falafel 05. ADHD 06. 2020 07. Mustard Mucous 08. Infestis 09. Ancient Sun 10. Pure Disproportionate Black and White Nihilism 11. Étude n°120 12. Silence

Sorti en 1994, Balls to Picasso présentait un Bruce Dickinson s’affranchissant d’Iron Maiden. Le chanteur quittait la formation qui lui avait fait connaître gloire et succès. Un choix courageux qui imposait le respect. Mieux encore, ce second album (après le plus classique Tattoed Millionaire) se trouvait être bien plus varié que ceux de la vierge de fer.

Maintenant, penchons nous sur cette « réinvention » nommée More Balls to Picasso. Nous n’y adhérons pas. Pour avoir écouté attentivement les deux versions, le tout présente peu d’intérêt : quelques guitares ont étés renforcées, une nouvelle section cuivre est présente sur « Shoot all the clowns » et certains titres ont été discrètement réorchestrés. A noter deux titres live récents en studio qui ne font pas plus avancer l’affaire. C’est bien peu et il aurait été judicieux de nous présenter cette nouvelle sortie avec l’original.

Alors d’accord, nous sommes en 2025 et le musicien doit faire rentrer du chiffre quoiqu’il arrive. Mais ici (et souvent ailleurs) c’est un grand NON ! Bruce Dickinson n’a sûrement pas besoin de ça pour remplir encore plus son portefeuille.

Au final nous ne pouvons que vous conseiller de dénicher l’expanded édition sortie en 2005 qui à le mérite de vous présenter un cd supplémentaire de quatorze titres (!) avec les habituelles b-sides et autres joyeusetés. Au moins, vous en aurez pour votre argent. Mais bon, Bruce, on t’aime quand même, ne t’inquiète pas.

(*/10)

Site Officiel : https://www.themandrakeproject.com

BMG/2025

01. Cyclops 02. Hell No 03. Gods of War 04. 1000 Points of Light 05. Laughing in the Hiding Bush 06. Change of Heart 07. Shoot All the Clowns 08. Fire 09. Sacred Cowboys 10. Tears of the Dragon 11. Gods of War (Live in the Studio) 12. Shoot All the Clowns (Live in the Studio)

Impureza – Alcázares

Nous avons connu Impureza avec leur précédent album, La Caída de Tonatiuh qui pratiquait un savant mélange de death-metal agrémenté d’influences flamenco. Les prestations fiévreuses des Orléanais ont fini de nous convaincre : Impureza, c’est du costaud. Alcázares, troisième album, arrive après huit ans d’attente.

Pourquoi changer une formule qui marche ? Impureza ne s’est pas posé la question ; le groupe continue sur sa lancée et y va à toute berzingue. Le death-metal prodigué par le quatuor est sans concession mais reste accessible au néophyte. Les incartades flamenco sont pertinentes, presque cinématographiques (l’intro « Verdiales », « Castigos Eclesiásticos », « Ruina del Alcázar »…). Elles apportent un vrai plus et affirment une personnalité forte.

Le premier morceau « Baja las tizonas de toledo » résume tout le savoir-faire du groupe en six minutes et vingt-sept secondes. La suite est tout aussi épicée : violente (« Covadonga ») mais toujours marquée par l’identité ibérique assumée du groupe (le tube « Pestilencia »). L’album s’écoute avec beaucoup d’intérêt et de plaisir. Il se termine avec le dantesque « Santa Inquisición » qui finit d’inscrire Impureza au Panthéon des formations qui comptent.

Alcázares, enrobé d’une superbe pochette nous évoquant Iron Maiden, est un donc album fort qui se démarquera sans aucun doute de la concurrence.

(9/10)

Site Officiel : https://impureza.bandcamp.com

Season Of Mist /2025

01. Verdiales 02. Bajo las Tizonas de Toledo 03. Covadonga 04. Pestilencia 05. Reconquistar Al-Ándalus 06. Murallas 07. La Orden del Yelmo Negro 08. Castigos Eclesiásticos 09. El Ejército de los Fallecidos de Alarcos 10. Ruina del Alcázar 11. Santa Inquisición