Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Sorti en 1994, Balls to Picasso présentait un Bruce Dickinson s’affranchissant d’Iron Maiden. Le chanteur quittait la formation qui lui avait fait connaître gloire et succès. Un choix courageux qui imposait le respect. Mieux encore, ce second album (après le plus classique Tattoed Millionaire) se trouvait être bien plus varié que ceux de la vierge de fer.

Maintenant, penchons nous sur cette « réinvention » nommée More Balls to Picasso. Nous n’y adhérons pas. Pour avoir écouté attentivement les deux versions, le tout présente peu d’intérêt : quelques guitares ont étés renforcées, une nouvelle section cuivre est présente sur « Shoot all the clowns » et certains titres ont été discrètement réorchestrés. A noter deux titres live récents en studio qui ne font pas plus avancer l’affaire. C’est bien peu et il aurait été judicieux de nous présenter cette nouvelle sortie avec l’original.

Alors d’accord, nous sommes en 2025 et le musicien doit faire rentrer du chiffre quoiqu’il arrive. Mais ici (et souvent ailleurs) c’est un grand NON ! Bruce Dickinson n’a sûrement pas besoin de ça pour remplir encore plus son portefeuille.

Au final nous ne pouvons que vous conseiller de dénicher l’expanded édition sortie en 2005 qui à le mérite de vous présenter un cd supplémentaire de quatorze titres (!) avec les habituelles b-sides et autres joyeusetés. Au moins, vous en aurez pour votre argent. Mais bon, Bruce, on t’aime quand même, ne t’inquiète pas.

(*/10)

Site Officiel : https://www.themandrakeproject.com

BMG/2025

01. Cyclops 02. Hell No 03. Gods of War 04. 1000 Points of Light 05. Laughing in the Hiding Bush 06. Change of Heart 07. Shoot All the Clowns 08. Fire 09. Sacred Cowboys 10. Tears of the Dragon 11. Gods of War (Live in the Studio) 12. Shoot All the Clowns (Live in the Studio)

Impureza – Alcázares

Nous avons connu Impureza avec leur précédent album, La Caída de Tonatiuh qui pratiquait un savant mélange de death-metal agrémenté d’influences flamenco. Les prestations fiévreuses des Orléanais ont fini de nous convaincre : Impureza, c’est du costaud. Alcázares, troisième album, arrive après huit ans d’attente.

Pourquoi changer une formule qui marche ? Impureza ne s’est pas posé la question ; le groupe continue sur sa lancée et y va à toute berzingue. Le death-metal prodigué par le quatuor est sans concession mais reste accessible au néophyte. Les incartades flamenco sont pertinentes, presque cinématographiques (l’intro « Verdiales », « Castigos Eclesiásticos », « Ruina del Alcázar »…). Elles apportent un vrai plus et affirment une personnalité forte.

Le premier morceau « Baja las tizonas de toledo » résume tout le savoir-faire du groupe en six minutes et vingt-sept secondes. La suite est tout aussi épicée : violente (« Covadonga ») mais toujours marquée par l’identité ibérique assumée du groupe (le tube « Pestilencia »). L’album s’écoute avec beaucoup d’intérêt et de plaisir. Il se termine avec le dantesque « Santa Inquisición » qui finit d’inscrire Impureza au Panthéon des formations qui comptent.

Alcázares, enrobé d’une superbe pochette nous évoquant Iron Maiden, est un donc album fort qui se démarquera sans aucun doute de la concurrence.

(9/10)

Site Officiel : https://impureza.bandcamp.com

Season Of Mist /2025

01. Verdiales 02. Bajo las Tizonas de Toledo 03. Covadonga 04. Pestilencia 05. Reconquistar Al-Ándalus 06. Murallas 07. La Orden del Yelmo Negro 08. Castigos Eclesiásticos 09. El Ejército de los Fallecidos de Alarcos 10. Ruina del Alcázar 11. Santa Inquisición

Gaahl est une sommité dans l’univers du black-metal ; un être complexe qui a bourlingué un peu partout ; qui a produit des albums exceptionnels avec Gorgoroth et God Seed ; qui est LE vocaliste le plus terrifiant du metal noir ; qui a fait un courageux coming-out ; qui est devenu un mème (« Verre de vin…Silence…Satan ! »). Quatre années ont été nécessaires pour que le Norvégien donne une suite à l’excellent E.P The humming mountain. Évidemment, l’annonce de la sortie de ce deuxième album de Gaahls Wyrd a évidemment piqué notre curiosité.

Braiding the stories est la suite logique de ce que Gaahl a entrepris depuis plusieurs années. Il nous livre une musique bien plus subtile (« Voices in my head ») que la moyenne. Ici, le chanteur tente, ose et ne cesse de surprendre tout au long de ce qui restera, pour l’instant, son album le plus aventureux. L’agression n’est plus dominante, ce sont les ambiances qui prédominent. Et si le Norvégien maîtrise totalement son sujet, peut-on vraiment encore parler de black-metal ?

Ce second opus, s’il n’abandonne pas certains gimmicks du genre (« Root the will »), n’a plus grand chose à voir avec la musique des débuts. Nous naviguons désormais dans un dark metal d’excellente facture. Habile et imaginatif, cet opus est plein d’emphase (« Visions and time » très Swans dans l’esprit). Les influences bien loin du metal noir se bousculent et enrichissent un propos déjà bien intense. Ce qui fait de Braiding the stories un indispensable. Et qu’il soit black-metal ou pas n’a vraiment plus d’importance.

Nico (9/10)

Site Officiel : https://gaahlswyrd.bandcamp.com

Season of mist /2025

1. The Dream 2. Braiding the Stories 3. Voices in My Head 4. Time and Timeless Timeline 5. And the Now 6. Through the Veil 7. Visions and Time 8. Root the Will 9. Flowing Starlight