Heureusement que des groups orphelins d’un chanteur comme HOLLOW HAZE font appel à des mercenaires comme Mats Levén car sinon ce dernier serait au chômage. On ne compte plus les albums sur lesquels chante le Suédois. Il est très doué c’est sûr mais cela fini quand même par agacer. Après un Poison in Black (chronique ici) pas désagréable en 2012 et un Countdown to Revenge (chronique là) plutôt réussi l’année suivante, le trio transalpin revient nous voir cette année avec Memories of an Ancient Time. Espérons qu’ils continuent de progresser et que nous soyons désormais enchantés par leurs nouvelles chansons. On ne change pas les bonnes traditions et donc comme évoqué ci-dessus, exit Fabio Lione bien trop occupé par RHAPSODY OF FIRE et ANGRA qui tenait le micro sur le précédent album et voici Mats Levén. Signalons en aparté qu’à la lecture de la page Facebook du groupe, ils semblent enfin avoir trouvé une chanteuse italienne en la personne de Giorgia Colleluori. Nous verrons bien dans les mois à venir la pertinence et la durabilité de cette association.
Donc sixième album, un nouveau chanteur et pour le reste cela reste du grand classique HOLLOW HAZE. Nick Savio continue de mener les débats à la guitare accompagné par ses camarades Camillo Colleluori (batterie) et Dave Cestaro (basse). Les transalpins distillent comme d’habitude un heavy métal accessible et mélodique, mélangeant à la fois force et finesse. Les différentes compositions se veulent calibrées autour des quatre à cinq minutes permettant au groupe se développer son style sans tomber dans le piège des développements stériles à rallonge. Les riffs se veulent tranchants, inspirés, soutenus par une solide section rythmique basse / batterie et de nombreuses nappes de claviers destinées à renforcer les ambiances. Les chanteurs invités font le reste…. En plus de Levén, HOLLOW HAZE a fait appel à d’autres intervenants venus leur prêter main forte: Rick Altzi (MASTERPLAN, AT VANCE), Amanda Somerville (AVANTASIA, EPICA…), Ivan Giannini (DERDIAN) et Claudia Layline (SERENADE).
Dans la continuité de Countdown to Revenge, HOLLOW HAZE ne démérite pas sur Memories of an Ancient Time et fait mouche à plusieurs reprises comme sur « Created to Live » ou « An Ancient Story » pour ne citer que quelques exemples. Avec un peu de recul, dans son ensemble, ce disque s’avère être agréable, le fruit d’un travail sérieux et solide. Mais devant le nombre de groupe important évoluant dans un registre similaire, les transalpins risquent d’avoir du mal à faire leur trou. Ils progressent c’est indéniable et ce dernier album est supérieur à son prédécesseur. HOLLOW HAZE laisse encore l’impression de jouer parfois petit bras alors qu’ils sont bien meilleurs quand ils font preuve d’une belle ambition, laissant passer un souffle épique au sein de leurs chansons. Pour passer un cap, ils doivent trouver de la stabilité au chant. Nous croisons les doigts pour Giorgia Colleluori.
Oshyrya (7,5/10)
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Scarlet Records / 2015
Tracklist (53:49 mn) 01. Out In The Darkness (intro) 02. Rain Of Fire Lights 03. Created To Live 04. An Ancient Story 05. A New Era 06. Night Is Calling 07. Angeli Di Fuoco 08. Silvertown 09. Eyes Of The Sphinx 10. Lance Of Destiny 11. Demon 12. Gate To The Eternity
Alors que NIGHTWISH change de chanteuse avec une grande régularité, son ancienne égérie, Tarja Turunen continue tranquillement son petit bonhomme de chemin de son côté. Vu de France, nous pourrions avoir l’impression que la carrière de la jolie finlandaise marque le pas et pourtant celle-ci écume les scènes du monde entier et semble avoir su fidéliser une solide base de fan. Comme son titre le suggère, ce concert a été enregistré le 27 mars 2011 au cours du What Lies Beneath World Tour au Luna Park de Buenos Aires en Argentine. Récemment les américains de DREAM THEATER ont également profité de la ferveur du public local immortaliser au même endroit un de leur concert.
Le disque est le troisième opus live de la finlandaise. Ce concert a eu lieu avant la publication de Colours in the Dark et contient donc presque essentiellement des extraits des albums My Winter Storm et What Lies Beneath. Bien sûr les interprétations s’avèrent solides et assez fidèles, aucune raison ici d’être déçus ou dépaysés si vous aimez ces chansons. Tarja est en voix et assure avec talent toutes les parties de chant. Elle bénéficie également d’une grosse production et donc sur le fond pas grand-chose à redire. Malheureusement pour elle, les deux points d’orgue de ce concert restent les deux reprises de tube de son précédent groupe « Stargazer » et « Wishmaster ». Les compositions solo de la chanteuse ne sont quand même pas du même niveau même si un titre comme « I Walk Alone » tient bien la route. Un medley de tubes internationaux s’avère assez amusant même si BON JOVI en version lyrique laisse perplexe. Côté son, rien à redire si ce n’est souvent un public trop présent. Beaucoup penseront avoir affaire à un bootleg de très bonne qualité. Cela vient peut-être de la drôle de démarche adoptée pour accoucher de ce disque. En effet Luna Park Ride a été filmé par les fans au stade avant que la piste son ne soit mixée par Tim Palmer à partir des enregistrements réalisés par le Luna Park. Votre serviteur n’a pas vu les images mais nous avons de quoi nous inquiéter du côté patchwork de vidéos non-professionnelles.
En dehors de ces défauts loin d’être anodins, le timing même de la sortie de ce live est bizarre, il renvoie à une époque désormais révolue et s’inscrit avant la sortie du meilleur opus de la finlandaise, Colours in the Dark. Comprenne qui pourra en dehors du besoin d’occuper le terrain avant les prochaines sorties discographiques. La version DVD et Blu-ray se justifie sans doute, plus ne serait-ce que pour les 70 minutes de bonus présentant différentes performances certaines plus récentes. Cela sent d’ailleurs comme une stratégie pour éviter les critiques sur le fond. La démarche s’avère quand même être bizarre… N’ayant pas vu les images ne feront pas de commentaire. Pour la partie audio uniquement, seuls les fans transis trouveront ici leur bonheur.
Oshyrya (06/10)
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earMUSIC / 2015 Tracklist (68:23 mn) 01. Dark Star 02. My Little Phoenix 03. The Crying Moon 04. I Walk Alone 05. Falling Awake 06. Signos (Soda Stereo cover) 07. Little Lies 08. Underneath 09. Stargazers 10. Ciaran’s Well 11. In For A Kill 12. Where Were You Last Night – Heaven Is A Place On Earth – Livin’On A Prayer 13. Die Alive 14. Until My Last Breath 15. Wishmaster
A la lecture de leur site internet et de leur biographie, il est évident que les Suédois ne STERBHAUS ne manquent vraiment pas d’ambition. Il qualifie leur musique du très modeste « Swedish Blackened Thrash/Death » et affirme leur ambition de proposer une synthèse de quatre grands courants métal : Thrash, Death, Black et Heavy Metal. Rien que ça ! Le groupe n’est pas ici à son premier méfait avec New Level of Malevolence. Le projet est né vers 2007 et accouche les années suivantes de deux démos. Après moult péripéties et changements de personnel, STERBHAUS entre dans les studios Abyss de Peter Tägtgren afin d’enregistrer leur véritable premier opus, Angels for Breakfast…. And God for Lunch.
Comme on peut le voir, le groupe instille une certaine dose d’humour dans leur démarche et cela reste rafraichissant au moment où tant de groupes prennent cela beaucoup trop au sérieux. Musicalement le résultat est loin d’être fou fou. Oui des éléments des genres cités ci-dessus sont bien présents au niveau du chant extrême ou des gimmicks de certains riffs mais le quartet peine vraiment à proposer des compositions racées et accrocheuses. La lassitude pointe rapidement le bout de son nez même si quelques passages ou breaks pourront vous faire sortir de la torpeur. Parfois amusant, le mélange des styles fini par desservir STERBHAUS par ce côté patchwork. New Level of Malevolence est un disque hétérogène, un patchwork pas toujours très heureux. Les chansons affichent une durée comprise entre deux et six minutes et oscillent entre le moyen et le pas franchement réussi. Cela reste plus qu’écoutable mais malgré de nombreuses écoutes, aucun charme n’apparait.
Les membres du quatuor ne sont pas des manchots, en plus de la basse Hammarström éructe bien comme il faut mais le soufflé retombe toujours assez rapidement. La pochette brillante et colorée signé de Gyula Havancsak fait son petit effet en attirant l’œil mais malheureusement plumage et ramage ne sont pas à l’unisson. STERBHAUS annonce monts et merveilles mais la réalité est plus cruelle. New Level of Malevolence ne casse vraiment pas trois pattes à un canard.
Oshyrya (5,5/10)
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Black Lodge – Killhead Productions – Sound Pollution / 2015
Tracklist (46:14 mn) 01. Grudgeholder + Hatemonger 02. El Giftus Satanus 03. Necrostabbing the Corpsefinder 04. Bloodbarf 05. Crossed and Pissed and Devoured 06. New Level of Malevolence 07. Baby Jee and the 3 Stalkers 08. The King of the Red 09. It Came from the Brain 10. The Grand Theology