Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Scarab – Serpents of the Nile

Il y a quelques mois je me suis décidé à vous parler de ViciSolum Productions. Un label dont je découvre peu à peu l’excellent travail. Comme ce que je disais récemment d’autres labels dont j’apprécie énormément le travail, ViciSolum Productions impressionne par la diversité et la qualité des productions composant leur catalogue. Là encore vous serez idiots de ne pas aller faire un tour sur le Bandcamp du label qui met à votre disposition en streaming l’intégralité de son catalogue ! (Bandcamp de ViciSolum Productions ici). Après Grorr (chronique ici) et Oceanwake (chronique ici), intéressons-nous à  Scarab, une autre de leurs signatures.


Cette formation de Death Metal nous vient d’Egypte, du Caire plus précisément. Originellement officiant sous le nom de Hate Suffocation, nom avec lequel il a réalisé deux démos : Destruction en 2004 et The Project Humanity en 2005. C’est en 2006 que Scarab prend son nom actuel ! Fort d’un Blinding the Masses sorti en 2009 où le groupe nous exposait un Death Metal non dénué d’intérêts, sinueux et massif aux frontières du Brutal Death Metal. Cet album, premier effort longue durée de Scarab souffrait d’une production un peu brouillonne mais c’était chose excusable par la qualité des compositions qu'il renfermait et le fait qu’il s’agissait d’un premier effort autoproduit.


Scarab nous revient-donc en Mars 2015 avec une nouvelle galette au titre évocateur puisque il s’agit de Serpents of the Nile ! Dès le premier abord on remarque l’artwork qui est l’œuvre de Rusalkadesign (Facebook Officiel ici) et est assez chouette avec un graphisme soigné ainsi qu'un packaging de malade. D’emblée on est aussi frappé par la qualité de la prise de son très organique et équilibré ! Le travail du Alan Hurley's Studio ainsi que le mastering au Hertz Studio est remarquable ! La sonorisation de la batterie m’a particulièrement emballé ! En plus ça tombe bien vu que le marteleur de futs Hatem El Akkad est très loquace et brillant ! Bref on sent que le groupe prend une nouvelle dimension en nous exposant un travail très « pro » !


Les autres musiciens ne sont pas en reste puisqu’ils font preuve d’une dextérité exemplaire. Comme on pouvait le sentir lors de leurs premiers efforts, les compositions de ce dernier skeud communiquent toujours cette progressivité de tous les instants mais ne perdent jamais la ligne de mire qui reste une efficacité impressionnante. La majeur partie des morceaux de Serpents of the Nile sont long et dépassent les 7 minutes mais paradoxalement le temps passe très vite. Un titre comme « Funeral Pharaoh » exprime bien mes dires et regorge de rebondissements rythmiques et d’attaques typiquement Thrash Metal et Brutal Death Metal ainsi que d’une emphase EPIC soutenue par des ambiances orientales et de légers claviers. On peut remarquer que ces ambiances orientales parsèment  la quasi-totalité de l’album mais elles restent assez discrètes et le propos Death Metal l’emporte largement.

 
Il est vrai que l’on pense toujours un peu à Nile mais on sent une réelle volonté de Scarab à s’extirper de cette influence en multipliant ces attaques Thrash Metal qui deviennent la marque de fabrique de nos égyptiens. Le long et volubile « Visions Of A Blood River » démontre bien ce que je dis ! J’ai adoré les passages en blastbeats rouleau compresseur de « Spells Of Coming Forth By Day » qui font méchamment headbanguer ! Là encore j’insiste sur le jeu de batterie ultime et parfait !


Cet album s’avère être un chouette skeud de Death Metal varié allant du Brutal Death Metal au Thrash Metal en passant par des ambiances orientales et d’autres instants plus Heavy Metal avec un duo de guitaristes éloquents ! Le tout est très EPIC ! Si en plus on prend en compte la progression au niveau du son et divers autres éléments comme l’artwork, on ne peut qu’encourager la démarche de Scarab. Comme pour les algérois de Lelahell (chronique ici)  je choisis de noter fort mais juste !


FalculA (8/10)

 
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ViciSolum Productions/ 2015 
Tracklist (55:41) : 1. Calling Forth the Ancient Spirits of Kemet 2. Visions of a Blood River 3. Spells of Coming Forth by Day 4. Serpents of the Nile 5. Pyramid of Illusions 6. Funeral Pharaoh 7. The Afterlife Illusions 8. Days of a Burial Mask.

ghUSa – 25 Years Of Death Metal

ghUSa, un nom qui sonne comme Gouda, et une réédition de leurs oeuvres intitulée 25 Years Of Death Metal. Bon, on va pas en faire un fromage, je m'attendais à avoir de quoi m'occuper pendant une paire d'heures, vu qu'on fête ici un quart de siècle. Que nenni. Bien qu'il soit question ici d'un double album, le groupe nous offre 17 morceaux, dont 4 reprises (Benediction, Dismember, Entombed et Grave, de grosses pointures du Death qui ramone). Donner un nom aussi ronflant à ce qui ferait tout juste un gros album si l'on retire les 4 reprises est ma foi un peu regrettable. Mais bon, "la qualité prime sur la quantité", "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", tous ces proverbes m'ont incité à y jeter une oreille attentive malgré cette première impression négative.

Bon, dans l'ensemble, c'est pas si mal. Le son est un peu dégueu/grésillant, comme je l'aime, le growleur a un beau petit brin de voix, on ressent une petite envie de dodeliner la tête (c'est d'ailleurs ce que je fais en écoutant l'album) et, au final, le boulot est fait. Sans casser une patte à un fromage de Herve non pasteurisé, ghUSa livre une prestation correcte, mais sans plus. Les reprises sont fidèles aux originales (aucune prise de risque, aucune volonté de s'approprier le morceau comme le font d'autres groupes), les compos originales sont plutôt efficaces sans atteindre des sommets… Une question me taraude donc : pourquoi rééditer cet album qui n'a rien de vraiment exceptionnel ? Pourquoi ne pas plutôt promouvoir un nouvel artiste plutôt que de nous rappeler qu'il y a une dizaine d'années, ghUSa a pondu une galette dont la majorité des auditeurs de Metal actuels se cogne ? Oui, je suis dur, mais cette tendance (j'ai même envie de dire "manie") de vouloir faire du neuf avec du vieux me sort par le fion.

J'espère au moins que cette réédition est une façon pour le groupe de se rappeler à notre bon souvenir avant un vrai nouvel album… parce que sinon, cette réédition aura été inutile.

Mister Porn (we want new shit/10)

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Great Dane Records / 2015
Tracklist (xx:xx)
CD1 : Come Sweet Death
1. Casket Garden (reprise de Dismember) 2. No Good For Living 3. Blessed Me (reprise d'Entombed) 4. Genocide 5. Soulles (reprise de Grave)
CD2 : Letter To My Son
1. The Nail 2. Letter To My Son(s) 3. Violation Domain (reprise de Benediction) 4. Nechema (The Jon’s Song) 5. Ponctual Choice 6. The Colour 7. The Wind 8. Silence 9. RU486 (EP 2002)  10. The Warrior (EP 2002) 11. Promo Tape 1994

Dew Scented – Intermination

Dew-Scented-InterminationInterminable insistance, voilà ce qui pourrait résumer le nouvel album du groupe allemand Dew Scented. Un groupe menée par Leif Jensen, qui depuis 1992 maintient contre vent et marées ses marottes, traditions, et hommage au thrash metal d'antan. Leif et ses comparses continuent d'épuiser la lettre I, seule habilitée à fournir les noms des albums du combo.
Côté musique, c'est le confort absolu pour tout fan soucieux de voir ses habitudes flattées à l'envie. Leif, hurle à s'en péter les tripes, accompagné d'une section ryhtmique abonnée au pilonnage constant, et de guitaristes qui décochent moulte riffs aggressifs dans une veine thrash Death, et qui tranchent dans le vif, Dan Swanö s'sest chargé du mixage au son abrasif à souhait.

Le dixième album du groupe déroule, nous sommes en terrain connu, Dew Scented se décarcasse pour désossser l'auditoire le pied au plancher. Un exercice qui manque un poil de varitété et subtilité, je vous le concède, mais dont l'efficacité ne se dément pas. Au moins la recette tient -encore- la route, le sacvoir faire du groupe permet d'éviter la casse. Pour le moment. Une réussite qui surpasse quelques handicaps, il est clair que les vocalises de Leif cantonnées dans un registre et la formule un peu trop  linéaire laissent un peu sur sa faim. Si vous avez l'impression que Dew Scented tourne en pilotage autmoatique ce ne serait pas totalement fortuit, à ce train, Dew Scented risque d'appeler son prochain album Insuffisance… 
En revanche si vous êtes fan absolu, tout va bien, la nouvelle dose va vous calmer. 

Hamster (07/10)

www.facebook.com/dewscented

www.dew-scented.net/

Metal Blade / 2015
Tracklist (46:07) 1. Declaration of Intent (Intro) 2. On a Collision Course 3. Scars of Creation 4. Affect Gravity 5. Means to an End 6. Ode to Extinction 7. Demon Seed 8. Power Surge 9. Ruptured Perpetually 10.Living Lies 11. Atavistic 12. Reborn 13. Radiation Sickness (Repulsion cover)