Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

YorblindYorblind fait partie de ces groupes qui savent se faire discrets. Peu présents sur scène, les Franciliens avancent à leur rythme avec un E.P. et deux albums prometteurs. Malgré des changements impromptus de line-up, Yorblind nous offre ce troisième long format Blind… But alive. Le groupe nous prouve, en neuf titres, qu'il continue d'évoluer.

Ce dernier opus mêlant thrash, death et metal moderne, possède des compositions assez bien troussées. Après une intro accrocheuse, « I Am not » se révèle être un manifeste metalcore saupoudré de discrètes nappes synthétiques. Le vigoureux « The Spacegoat » nous ramène à l'époque de Reflexions. Le reste de l'album est du même tonneau : honnête, bien joué, solide. Mais, la production tire Blind… But alive vers le bas. Faiblarde et sans ampleur, elle handicape l'album au point qu'il est difficile d'adhérer aux idées originales (les éléments électroniques de « The Exploited ») que propose le groupe. Et les nombreux guests (membres de T.a.n.k., Magoa, Lokurah, Nerv, Gorod) n'y changent rien.

Blind… But alive reste intéressant. Il possède le mérite de proposer quelque chose en terme d'ambiance. L'album fourmille de détails qui enrichissent les compositions. Mais, avec une production adéquate, Yorblind aurait tapé dans le mille. Reste un espoir : parvenir à les découvrir en live, car Yorblind œuvre désormais avec Rash Roberts (ex-Horresco Referens).

Nico (6/10)

Site Officiel: https://soundcloud.com/yorblind

Klonosphère / 2015

01. Blind…, 02. I Am Not, 03. The Scapegoat, 04. The Exploited, 05. The Self Centered, 06. The Master, 07. Genesis, 08. The Teacher, 09. …but Alive

oshy_01062015_Gravey_JohnnyL’aventure des GRAVEYARD JOHNNYS débute en 2008 et donne rapidement naissance à un premier EP autoproduit et autofinancé, Streetblocks and City Lights. Histoire de battre le fer tant qu’il est chaud, le trio s’engage alors sur les routes britanniques et saisit toutes les opportunités de jouer également en Europe et en Scandinavie. Malgré de multiples changements de line-up, ils enregistrent en 2011 un premier véritable album, Songs From Better Days. Après avoir trouvé la perle rare en la personne du guitariste Callum Houston, les prestations continuent de se multiplier chez nous mais également outre-Atlantique avant que ne vienne le temps de retourner en studio. Voici le résultat de tout ce travail et de toute cette expérience scénique accumulée: Dead Transmission.

Comme bien souvent, ce disque promet une expérience courte mais intense via dix chansons rapides et optimisées pour frapper d’entrée. Avec ce mélange old-school entre Punk Rock et Rockabilly, GRAVEYARD JOHNNYS tente, un peu à l’image d’un VOLBEAT, de réhabiliter cette musique du passé en lui donnant un coup de jeune. Dès les premières secondes de cet album, le groove et l’énergie développés tout le long d’un « The Poison » surprend positivement et donne une furieuse envie de secouer la tête et taper du pied. La section rythmique s’en donne à cœur joie aux côtés de la guitare. Le tout donne un côté joyeux et dansant loin d’être désagréable. Le son et la production s’avèrent être assez brut mais cela ne nuit pas à l’ensemble. Ajoutez à cela la prestation réussie de Joe Grogan derrière le micro et vous obtenez un joli concentré d’adrénaline. Les compositions se veulent courtes allant directement à l’essentiel sans dépasser la barre des trois ou quatre minutes. Et malheureusement dix chansons plus tard, vous obtenez un album qui finit par ne pas dépasser les trente-deux minutes. Cela fait un peu chiche, nous n’aurions pas craché contre un ou deux titres supplémentaires.

GRAVEYARD JOHNNYS nous invite à un voyage nostalgique via une l’appropriation modernisée des sons et gimmicks populaires dans les années 50. Loin de faire vieillot, Dead Transmission sonne bien et devrait provoquer un large sourire sur le visage de bien des fans de rock. Si vous êtes fan de THE HIVES, d’Eddie Cochran voir des SEX PISTOLS vous devriez jeter un coup d’œil à cet album.

Oshyrya (07/10)

 

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Bomber Music / 2015

Tracklist (32:00 mn) 01. The Poison 02. For Tonight 03. Dead Transmission 04. Because of You 05. One Day or Forever 06. Ready to Roll 07. I Won't Wait 08. Compromise 09. Mothers 10. Little Witch

FM – Heroes And Villains

FM HnV cover HIAprès avoir eu la chance de voir FM en première partie de Foreigner il y a un an, j'ai pu faire le constat qui s'imposait : le groupe de Steve Overland a toujours fière allure. Malgré la cinquantaine très assumée des musiciens, ils sont sans doute meilleurs que jamais, épaulés qu'ils sont par une nouvelle recrue talentueuse en diable, le guitariste Jim Kirkpatrick. Le sommet de cette reformation est jusqu'alors sans doute Rockeville I dont j'ai dit le plus grand bien ici. Après un tel succès musical et un vrai renouveau commercial, il n'est pas surprenant que Frontiers ait signé le groupe après lui avoir fait une proposition de contrat tout à fait intéressante. 

Peut-être est-ce cette signature chez le label napolitain spécialisé dans un rock mélodique très 80' qui explique que Heroes And Villains sonne de manière plus typique de FM que le disque précédent ? En effet, la ballade « Incredible », le très catchy « Fire And Rain » ou le groovy « Cold Hearted » aurait pu être placée sur un hypothétique successeur à Tough It Out (1986). « Shape I'm In » est franchement prenant, notamment grâce à son refrain immédiat. « I Want Out » aurait sans doute pu être placé sur un des deux premiers disques du groupe et il faut prendre cette remarque pour un compliment tant on connaît le niveau d'excellence de FM à l'époque. Par contre, sur le très « stonien » « Someday I Wanna Rock 'n' Roll », le groupe renoue un peu avec l'orientation de Rockville et ce ici pour le meilleur tant le titre (et son piano) est entraînant. L'émotion diaphane sur la sompteuse ballade « Walking With Angels » nous renvoie elle aussi plus aux seventies qu'aux années 80 et c'est encore une fois totalement convaincant. 

Tout n'est pourtant pas exceptionnel : « Call On Me » est plaisante mais vaut surtout le détour par les parties solo de Kirkpatrick toujours aussi de bonne tenue. Même le single d'ouverture, l'agréable « Diggin' Up The Dirt », aurait pu mieux faire. On pourrait en dire de même de « Big Brother » au refrain un peu facile. Certes on note bien la qualité de la production, de l'interprétation des musiciens et surtout de la voix unique de Steve Overland, mais ce n'est pas pour autant mémorable. D'où un constat un peu plus mitigé que sur le prédécesseur de Heroes And Villains, mais si le positif l'emporte bien évidemment totalement sur le négatif. Car FM continue de faire honneur à sa réputation de qualité musicale et humaine avec ce nouvel opus.

Baptiste (7,5/10)

 

Frontiers / 2015

Tracklist : 01. Digging Up the Dirt 02. You’re the Best Thing About Me 03. Life is a Highway 04. Fire and Rain 05. Incredible 06. Call on Me 07. Cold Hearted 08. Shape I’m In 09. Big Brother 10. Some Days I Only Wanna Rock and Roll 11. I Want You 12. Walking With Angels