Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Zodiac – Road Tapes Vol. 1

oshy_11052015_ZodiaLe fan de rock seventies burné et très largement teinté de blues, ont forcément remarqué et su apprécier le talent des allemands de ZODIAC. Après deux albums assez réussis, A Hiding Place (2013 – chronique ici) puis Sonic Child (2014 – chronique ici) soit nos amis remettaient immédiatement le couvert au risque de se répéter et de perdre le feu sacré soit il continuait à se rappeler au bon souvenir de leur fan en proposant un album live. Ce deuxième choix a été fait et voici donc arrivé ce Road Tapes Vol. 1 avec la volonté d’offrir un témoignage fidèle du savoir-faire du groupe.

Les allemands n’ont pas fait d’impasse et tous leurs albums se voient ici représentés. Le dernier opus en date, Sonic Child, se taille assez naturellement la part du lion avec pas moins de quatre chansons interprétées. Mais A Bit Of Devil n’est pas oublié non plus avec deux titres au programme. Les plus chagrins souligneront que le premier EP éponyme datant de 2011 manque à l’appel et ils n’auraient pas tort. Signalons également une reprise au sein de cet océan de compositions originales, le « Cortez The Killer » de Neil Young. La prise de son est très bonne, à la fois limpide et hargneuse, les allemands prennent du plaisir sur scène et cela s’entend. Les interprétations s’avèrent justes et assez proches de leur version studio, un grand de folie supplémentaire n’aurait pas fait de mal. Cette musique est taillée pour la scène et présenté ainsi dans son plus simple appareil, ça passe ou ça casse. ZODIAC est talentueux sur disque et cela se confirme sur scène. Le feeling est bien présent même si le public se fait particulièrement discret, à part quelques manifestations entre les chansons.

Road Tapes Vol. 1 n’est pas le meilleur album live de tous les temps mais il remplit parfaitement son office. Si vous voulez avoir une petite idée de ce dont sont capables les allemands de ZODIAC, vous aurez ici votre réponse. Si vous avez eu la chance d’aller les applaudir, vous bénéficierez d’un joli souvenir, un joli témoignage d’une heure de rock maîtrisé et inspiré.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2015

Tracklist (59:13 mn) 01. Swinging On The Run 02. Free 03. Holding On 04. Cortez The Killer 05. A Bit Of Devil 06. Rock Bottom Blues 07. Diamond Shoes 08. A Penny And A Dead Horse 09. Moonshine 10. Coming Home

Helfir – Still Bleeding

oshy_11052015_HelfLa musique reste encore et toujours une histoire de passion. Si ce n’était pas le cas, serions-nous encore en train de perdre notre temps (comme tant se plaisent à le dire), moi à rédiger ces quelques lignes et vous à les lire. Un projet comme ce HELFIR fait du bien et devrait en réconcilier plus d’un désenchantés comme votre serviteur. Derrière cet album se cache un homme, Luca Mazzotta, qui s’occupe ici de tout sauf des parties de batterie sur cinq titres. Tout le reste vient directement de lui, on le devine travaillant en solitaire dans son petit studio entouré de son ordinateur et de tous ses instruments.

Après des études classiques, il collabore avec différents groupes rock transalpins avant de ressentir l’irrépressible besoin de coucher sur le papier avec des notes et des mots son ressenti intérieur, ses passions et ses sentiments intimes. Pour cela, il s trouvé le médium d’un rock sombre et mélodique, gothique diraient certains, une horlogerie de précision qui pardonne rarement le médiocre. HELFIR prouve encore une fois que l’âme humaine connait bien des turpitudes et que nous possédons chacun de nous une part d’ombre prête à jaillir.

Il sera inexact de voir dans ce Still Bleeding qu’une succession de compositions sordides et mélancolique où Mazzotta n’exprimerait que douleur et tristesse sur quarante minutes. L’italien est plus malin et subtil que cela, il varie beaucoup les atmosphères. Son propos est extrêmement difficile à décrire, pas de chant extrême ici, il s’exprime systématique en voix claire. A l’exception de quelques riffs de guitares un peu plus agressifs ici ou là, la musique dévoilée sous nos yeux se veut très accessible. Le ton général ne sent pas la grande joie de vivre sans jamais cependant tomber dans la grande déprime. Pour mieux vous faire saisir le talent de Mazzotta, reste à jouer au petit jeu des comparaisons. A l’écoute de Still Bleeding, les amateurs éclairés penseront à ANTIMATTER, ANATHEMA, STEVEN WILSON voir le MARILLION moderne. Difficile de ne pas être touché, de ne pas succomber au charme de ce disque. Oubliez les productions tonitruantes et ultra détaillées, l'épure est de mise ici. Oui son accent italien est assez marqué et oui la production sonne un peu faible parfois, mais ce n'est pas si grave ici. L'émotion prime.

Si notre monde moderne n’adorait pas les étiquettes et les catégories, HELFIR aurait de plaire à un large public. Mais sur un petit label typé métal transalpin, l’album passera sous le radar de 90% des gens. Pas assez hype pour les Inrockuptibles et les magazines tendances et pourtant bien meilleur que la plupart des artistes qu’ils se plaisent à porter aux nues. Soyez plus malins qu’eux et donner sa chance à ce bon album.

Oshyrya (07/10)

 

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My Kingdom Music / 2015

Tracklist (40:18 mn) 01. Oracle 02. My Blood 03. In The Circle 04. Alone 05. Dresses Of Pain 06. Black Flame 07. Portrait Of A Son 08. Where Are You Now ? 09. Night And Deceit

Di’Aul – Garden Of Exile

oshy_10052015_Di_AulSous le curieux sobriquet de DI’AUL se cache un groupe formé en septembre 2010 à Pavie en Italie de la rencontre entre quatre musiciens passionnés et fervents amateurs de douceurs Groove, Stoner et Thrash Metal. Après des mois de travail ils trouvent le bon équilibre, une chimie subtile entre heavy métal classique et atmosphères doom. Les transalpins continuent de progresser et enregistrent un premier EP, GV 12.31, tout en continuant à saisir toutes les opportunités possibles de se présenter au public sur scène. En 2012, ils sautent le pas et enregistre un premier album, And Then Came The Monsters. Les voici de retour avec un second opus, Garden Of Exile.

On ne change pas une recette qui gagne et DI’AUL nous offre encore une fois une série de chansons foncièrement rock. L’auditeur se voit ainsi immerger dans une ambiance lourde, brute et râpeuse qui possède un certain charme froid et hypnotique. Le son de guitare s’avère très épais et vous collera à la peau pour le meilleur et le pire. Les lignes mélodiques s’avèrent assez simples mais elles véhiculent pourtant énormément d’émotions. Le propos n’est franchement pas très joyeux et vous ne risquez pas de retrouver un moral au beau fixe après l’écoute du disque. Amateurs de doom dépressif, vous devriez trouver certains charmes à DI’AUL. De grosses responsabilités reposent sur Cosimo A. Cinieri qui officie derrière le micro. De sa voix grave, il doit donner sens à ce maelstrom poisseux et s’en tire plutôt bien. La section rythmique basse/batterie apporte leur pierre à l’édifice et renforcent encore ce sentiment oppressant qui nous saisit chanson après chanson.

Garden of Exil n’est pas un album facile et nombreux sont ceux qui peineront à apprécier un séjour dans ce marais humide et poisseux. Et le fond et la forme sont en parfaite cohérence, la production est assez directe et râpeuse, sans chichis ni effet qui viendrait adoucir la dureté crue du propos des italiens. Chaque écoute a été une épreuve et n’a pas laisser des souvenirs très positifs dans mon esprit. Les dépressifs de tout poil vont adorer…

Oshyrya (06/10)

 

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This Is Core Records / 2015

Tracklist (46:53 mn) 01. Till 24 02. Born in Black 03. Mistery Doom 04. In the Wood 05. Reborning 06. Funeral Blood 07. Black Snake Voodoo 08. The Fallen 09. The Beast