Sixième album du groupe, 4 ans après Insidious, The Puritan sonne comme un nouveau départ pour Nightrage. Le combo nouvelle mouture s'est basé à Gothenburg en Suède, terre natale du Death Metal mélodique. Nightrage est passé par des secousses plus fortes côté line up, enregistrant trois départs en 2013 (le batteur, le vocaliste et le guitariste). Forcément, un tel bouleversement n'a pas manqué de bousculer le fonctionnement du groupe, pourtant habitué à changer son personnel à bord.
Une raison somme toute classique. Dans un tel contexte on peut comprendre que le nouvel album du groupe laisse le sentiment tout au long de l'écoute que le combo cherche avant tout à affirmer et retrouver ses marques, en assurant l'essentiel sans s'aventurer au delà de ce qu'il sait faire.
Attendez vous à une formule éprouvée, avec une bonne tripotée de charges furieuses Death metal, à l'image de ce "Son Of Sorrow" morceau le plus énergique de l'album. Mais on n'oublie pas le mélodique, on retrouve au programme de grandes envolées à coups de solis de guitare. Ronnie Nyman assure aux vocalises une prestation à la hauteur, mais tout de même, on a parfois le sentiment que le groupe est un poil en dessous des Sweet Vengeance et Descent Into Chaos pour ne citer qu'eux. Compte tenu du niveau du groupe par le passé, on en veut toujours plus, et là on se contente d'un minimum, solide mais pas aussi accrocheur que par le passé. Le trio permet à Nightrage de rester en vie, à défaut de tutoyer les sommets du genre. Pour ma part je reste dubitatif tout en appréciant un retour qui laisse sur sa faim.
Tracklist (38 minutes) 01. The Puritan 02. With A Blade Of A Knife 03. Desperate Vows 04. Endless Night 05. Foul Vile Life 06. Stare Into Infinity 07. Lone Lake 08. Son Of Sorrow 09. When Gold Turns To Rust 10. Fathomless 11. Kiss Of A Sycophant
Tiens encore un album d’un groupe italien de Bakerteam ou Scarlet Records enregistré par Simone Mularoni (DGM) au Domination Studio de San Marin en Italie. Ce dernier doit être un des patrons de ces labels ou en tout cas être dans leurs petits papiers tant ils assurent l’enregistrement des ¾ des groupes transalpins gérés par ces labels. Et puis après tout pourquoi pas, il est plutôt talentueux et assure aux groupe un son et une production à la hauteur. Et de l’autre côté des Alpes, ce ne fut pas toujours ainsi.
DE LA MUERTE se présente à nous avec un premier album éponyme. Les italiens évoluent dans un style hard/heavy qui se veut à la fois moderne et agressif. Les rivages d’Amérique centrale ont beau être assez éloignés, les italiens semblent avoir été ensorcelés par la culture mexicaine et les mélange entre traditions païenne et chrétienne à travers la figure de "Nuestra Señora de la Santa Muerte". Il s'agit d'une personnification de la mort, associée à des pouvoirs de guérison et protection sur cette terre et dans l’autre monde Cette sainte vénérée au Mexique et dans le sud des Etats-Unis a inspiré ce premier album et imprègne les dix « histoires damnées » qui le composent.
L’album débute sur les chapeaux de roue et vous ne pourrez pas reprocher aux italiens de mentir sur la marchandise. Ils proposent comme annoncé un métal racé, bourré de testostérone avec un côté sud-américain loin d’être désagréable. Les compositions vont directement à l’essentiel sans détour ni déviation inutile, en trois ou quatre minute la messe est dite pour notre plus grand plaisir. Le propos reste très clairement heavy métal avec la dose d’agressivité et de tranchant nécessaire tout en conservant la subtilité et l’approche mélodique du hard rock. LA paire de guitariste Gianluca Quinto et Christian D'Alessandro abattent un sacré boulot tout comme leurs camarades de la section rythmique. Joli coup de chapeau également à Gianluca Mastrangelo qui assure avec classe derrière le micro avec un chant puissant, habité et râpeux quand cela s’avère nécessaire. Il en fait parfois un chouia trop mais rien de rédhibitoire. La maîtrise technique qui émane de DE LA MUERTE en impressionnera plus d’un et vous ne devriez pas tarder à secouer la tête et taper du pied à l’écoute de ces brûlots. Les transalpins mènent cette aventure tambour battant et il faudra attendre « I'm Not A Legend » pour reprendre son souffle et apprécier le talent du groupe dans un exercice plus lent mais pas moins intéressant. La fin de l’album apparait être un peu plus fragile avec des chansons moins enthousiasmantes mais cela se pardonne aisément pour un premier album.
DE LA MUERTE se plait à utiliser toutes les ficelles du métier pour se faire connaître du plus grand nombre. Tous les clichés sont bien là sur la forme mais reconnaissons que sur le fond, les italiens proposent ici de solides chansons heavy rock à même de satisfaire les plus exigeants. Avec le beau soleil qui nous inonde depuis quelques jours, DE LA MUERTE se transforme alors en bande-annonce idéale de nos après-midi. Voici un belle entrée en matière !
Nous recevons à la rédaction ce deuxième album des italiens de TEMPERANCE et je découvre avec effroi qu’ils n’ont pas du tout tenu des remarques que j’avais formulées dans ma chronique de leur premier opus éponyme (chronique ici). Et je suis déçu, mon amour propre vient de prendre un coup, à croire qu’ils n’ont pas lu mon avis (éclairé). Vous parlez d’un manque flagrant de reconnaissance. Mais n’écoutant que mon légendaire professionnalisme, je m’attaque avec enthousiasme à l’écoute de ce Limitless.
Mais je déchante rapidement pour les raisons évoquées ci-dessus. Encore une fois, TEMPERANCE fait preuve d’un opportunisme impressionnant en intégrant dans sa musique toutes les tendances et gimmicks à la mode. Vous aimez le métal mélodique avec chant féminin ? Vous aimez AMARANTHE et le mélange entre les registres chant clair et chant hurlé ? Vous aimez les touches électro et les rythmiques martiales ? Et bien vous trouverez un peu de tout cela dans ce gloubi-boulga peu digeste et franchement racoleur. Le charme agit malheureusement et beaucoup, dont votre serviteur, se laisseront séduire à la première écoute avant de reprendre ses esprits et se rendre compte de la supercherie. Pour le premier album, nous pouvions pardonner un groupe nouveau qui cherchait son identité et un son propre. Pour le deuxième, plus de pitié, simplement le sentiment d’être pris pour un joli pigeon. Surtout qu’après quelques écoutes, le manque d’attrait et de finition finissent par sauter aux yeux. Une fois toutes les fioritures et les gimmicks retirés, il ne reste presque plus rien, des chansons sans grande âme ni intérêt. La chanteuse Chiara Tricarico offre une performance honnête qui ne parvient pas à masquer cependant la démarche peu ragoutante.
La forme est belle avec un pochette sympa signée Gustavo Sazes (ARCH ENEMY, AMARANTHE, JAMES LABRIE) et une production tout à fait honnête grâce encore une fois au musicien/producteur Simone Mularoni (DGM) dans son antre du Domination Studio à San Marin. Mais le fond convainc nettement moins. Je finirai par un petit adage : « On peut tromper une fois mille personnes mais pas mille fois la même ».
Tracklist (57:24 mn) 01. Oblivion 02. Amber & Fire 03. Save Me 04. Stay 05. Mr. White 06. Here & Now 07. Omega Point 08. Me, Myself & I 09. Side By Side 10. Goodbye 11. Burning 12. Get A Life 13. Limitless