Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Insanity Alert – 666 Pack

Parfaite synthèse entre Nuclear Assault, D.R.I et Municipal Waste, Insanity Alert est le groupe à suivre. La récente réédition de leur premier album nous avait mis la puce à l’oreille : le thrash/crossover fébrile des Autrichiens rappelle la grande époque où le metal pouvait encore déconner sans tomber dans une beauferie crasse.

666 Pack est un album hirsute ! Pas le temps de souffler. En une trentaine de minutes, la messe est dite. Décomplexé, le quartet joue à fond la carte du revival. Ça fonctionne à plein tube : les riffs sont joués à 200 à l’heure, les vocaux sont beuglés comme il se doit et les compos ne se prennent pas une seconde au sérieux : reprises improbables (« Mosh, mosh, mosh » en hommage à Sabrina Salerno), morceaux gag à la S.O.D (« The ballad of Slayer », 6 secondes au compteur), chœurs virils (« Death By Wrecking Ball ») et speederies de bon aloi. Insanity Alert ne se pose pas de question, balance la sauce et s’en retourne victorieux au bercail. C’est clair, net, précis.

666 Pack est un album potache mais rondement mené. Ce troisième album nous ramène à cette période bénie où le fan de metal à baskets montantes MOSHAIT jusqu’au bout de la nuit. Une chose est sûre, le groupe insuffle un vent de fraîcheur et d’énergie à une scène thrash/crossover qui commençait à tourner en rond. Ce qui n’est pas un mince exploit.

Nico (8/10)

Site Officiel : https://insanityalert.bandcamp.com/

Season Of Mist/2019

01. Thirstkiller 02. The Body Of The Christ Is The Parasite 03. All Mosh / No Brain 04. Cobra Commander 05. Saturday Grind Fever 06. Echoes Of Death 07. Windmilli Vanilli0 8. Stop….Slammertime! 09. Why So Beerious? 10. Mosh Mosh Mosh 11. One-Eye Is King (In The Land Of The Blind) 12. Welcome To Hell 13. Two Joints 14. Chronic State Of Hate 15. I Come / I Fuck Shit Up / I Leave 16. A Skullcrushin’ Good Time 17. The Ballad Of Slayer 18. Demons Get Out! 19. 8 Bit Brutality 20. Death By Wrecking Ball 21. Dark Energon

« On ne change pas une formule qui gagne » : voilà probablement quel était l’état d’esprit de nos amis de TMDC au moment d’entrer dans le studio pour pondre un digne successeur à Versvs I, son dernier opus en date. On garde donc les mêmes fondamentaux, à savoir une prod’ en béton armé, un Death brutal qui n’a pas peur de s’aventurer vers des horizons plus expérimentaux, une voix off (un David Attenborough plus vrai que nature cette fois) et une campagne promotionnelle délirante.

Et pourtant, ce Vergelding a un petit quelque chose en plus. Il a cette petite touche indus plus marquée, qui lorgne tantôt vers le Ministry de la belle époque, tantôt vers un Rammstein martial en diable (« Fist Of Stalin » a de furieux relents de « Wollt Ihr Das Bett In Flammen Sehen » à la sauce Death Metal hollandais). Et mine de rien, cette petite différence apporte une saveur plus prononcée au tout.

Si je ne devais pointer qu’un défaut, c’est la durée finalement très limitée de l’album : une intro, un intermède musical certes réussi (qui reprend une mélodie de l’intro) et deux morceaux de l’album précédent en version live au Graspop. Au final, on tourne donc aux alentours de la grosse demi-heure de nouvelle musique, un comble quand on sait que leur EP Bloodcvlts affichait 40 minutes au compteur. Mais quand on y réfléchit, il est probablement préférable d’opter pour un album un poil plus court, mais aussi et surtout plus percutant et efficace.

Mister Patate (8,5/10)

Facebook officiel 

Human Detonator Records / 2018
Tracklist (47:01) 1. Planet Wrath 2. Dawn of the Planet of the Ashes 3. Come Forth Lazarus 4. Fist of Stalin 5. The #Snowflake Anthem 6. Rise of the Dhul-Fakar 7. Die Glocke (Live at Graspop Metal Meeting 2017) 8. The Furious Gods (Live at Graspop Metal Meeting 2017)

Fukpig – Bastards

En l’espace de 5 ans, les Anglais de Fukpig avaient craché 4 albums (ou plutôt 3 albums et demi, vu que The World Is Weakening n’était qu’un réenregistrement de 3 avec de nouveaux membres) avant de sombrer à nouveau dans l’oubli pendant 6 longues années.

Et un matin, au réveil, en consultant mon fil d’actu sur Facebook tout en satisfaisant un besoin naturel pressant, la nouvelle était tombée : un nouvel album de Fukpig. Je ne l’attendais pas vraiment, même si le groupe avait semé ici et là quelques indices, et le résultat est pour le moins percutant.

En termes de composition et de style, Fukpig reprend là où le groupe s’était arrêté, avec un mix de crust, de grind et d’une pincée de black, le tout portant deux chants qui s’opposent, s’invectivent. C’est toujours aussi basique, aussi rentre-dedans et aussi bourru qu’avant. Au niveau des thèmes abordés, là non plus, pas de surprises, les Anglais sont toujours aussi portés sur l’antifascisme, la guerre, les troubles sociaux (à croire que venir de Birmimgham pousse certains à se tourner d’office vers ces thématiques). S’il faut pointer une différence, c’est au niveau de la prod’. Plus pro, plus agressive, elle permet au groupe d’encore renforcer son impact. Bon, on est encore loin d’une prod’ à la Obscura, mais on sent tout de même un effort à ce niveau. Allez, les gars, dans la foulée, si vous réenregistriez vos deux premiers albums avec ce line-up…

Pas révolutionnaire sur la forme, Bastards est un album coup de poing, avec quelques hits imparables. Trop court pour lasser, trop simple pour ne pas se digérer aisément, il marque un retour aux affaires gagnant pour les affreux masqués.

Mister Patate (8/10)

Facebook officiel 

Devizes Records / 2018
Tracklist (30:43) 1. Dogshit Hair 2. Lets Make Britain Hate Again 3. Force Fed Fucking Bullshit 4. Antisocial Media 5. Bastards 6. The Altar of Austerity 7. Doctrines of the Obsolete 8. Meathead 9. Déteste 10. Ruled by Cunts 11. The Bleakest Toll 12. Last Brexit to Nowhere