Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_07102014_Gran_DesigA la lecture de Wikipédia, j’ai appris que le jaune est le nom d'un champ chromatique correspondant à des couleurs claires situées entre l'orange et le vert. Un jaune est l'une des trois couleurs primaires de la synthèse soustractive des couleurs. Voilà voilà… Pourquoi que je vous parle de cela ? Il vous suffira de regarder la pochette de ce nouvel album des suédois de GRAND DESIGN pour comprendre. Sans doute une absence prolongée de soleil dans leur pays natal explique cette névrose pour cette teinte solaire…

Il faut bien avouer que nous avions été agréablement surpris par le précédent opus des scandinaves, Idolizer (chronique ici), sorti en 2011 déjà chez AOR Heaven. Le mimétisme avec les britanniques de DEF LEPPARD était impressionnant, à en devenir rapidement gênant même, mais je continue régulièrement à écouter des chansons aussi jouissives que « Get On with Action » ou « OughtoGraph ». Feu de paille ou confirmation d’un vrai potentiel ? Si le groupe parvenait à conserver ses belles qualités tout en développant un son plus personnel, le meilleur pouvait être espéré. Le temps du jugement arrive avec ce troisième opus, Thrill of the Night.

Dans la lignée du précédent album, l’écoute de ce disque fait franchement plaisir et transmettre une belle énergie tout au long de ces quarante-six minutes. La recette n’a pas vraiment changé, un hard rock ultra mélodique et très accrocheur. Difficile de résister à « U Got Me Good » ou « Rawk 'N' Roll Heart Attack » même si les ressemblances avec DEF LEPPARD sont encore une fois criantes. Le chanteur et producteur Pelle Saether continue de tenir fermement la barre et son timbre de voix assez aigu constitue l’une des marques de fabrique de GRAND DESIGN. Certains vont froncer les sourcils à l’écoute de sa performance mais il faut bien reconnaître qu’il se donne à fond. Les mélodies vous rentrent rapidement dans le crâne et les refrains sont particulièrement soignés. La ballade de rigueur n’est pas oubliée avec un « When The Greatest Love Of All Kicks In » sympathique.

Le plaisir est là c’est évident alors que le gang de Sheffield ne me fait plus vibrer depuis bien longtemps. Avec cette naïveté et cette fraicheur, GRAND DESIGN sonne à mes oreilles de façon beaucoup plus convaincante. Maintenant il est difficile de complétement soutenir la démarche. Difficile ici de séparer le bon grain de l'ivraie, le jaune du blanc. L’avenir nous dira si Thrill of the Night vieillit aussi bien qu’Idolizer.

Oshyrya (06/10)

 

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AOR Heaven / 2014

Tracklist (46:56 mn) 01. U Got Me Good 02. Rawk 'N' Roll Heart Attack 03. The Rush Is Gone 04. 10 Outta 10 05. When The Greatest Love Of All Kicks In 06. Rip Iddup 07. Get Up 'N Love Someone 08. You're The Only One 09. Who's Gonna Rawk U Tonite 10. Thrill Of The Nite

oshy_22_Vol_07102014La controverse déchire en ce moment même notre rédaction : pourquoi voit-on fleurir ces derniers mois, un nombre incalculable de reformations après parfois des décennies de silence. BLACK SABBATH : on peut comprendre, vu les camions de pognon que cela rapporte, mais tous ces groupes de seconde zone ? C’est bien la cas du groupe qui nous occupe aujourd’hui, les suédois de 220 VOLT. Qui allez-vous me dire ? On est bien d’accord, sans offenser nos amis scandinaves, on peut aisément affirmer qu’ils n’ont pas laissé un souvenir impérissable chez l’immense majorité d’entre nous. La démarche surprend tant la scène Hard FM, AOR ne semble pas connaître une nouvelle apogée en ce moment. Cela reste un mouvement de niche loin de pouvoir accéder au grand public.

Rappelons que 220 VOLT est né en 1979 et a connu sa petite heure de gloire dans les années 80, surtout en Scandinavie. Leur premier opus, éponyme, a été signé chez CBS en 1983 et l’aventure durera jusqu’en 1988 à travers cinq albums avant un split en 1992. Depuis, quelques sorties ici et là, mais dans un franche anonymat. Fin 2012, Anders Engberg (ex-THERION, ex-LIONS SHARE) rejoint les guitaristes et membres fondateur Thomas Drevin et Mats Karlsson pour remettre 220 VOLT sous tension (NDLR: ah ah ah quel talent !) à travers ce Walking In Starlight.

Il n’y a pas que la pochette qui fasse très années 80 : la musique aussi sonne assez datée. Ne vous méprenez pas : le premier contact avec ce disque est loin d’être mauvais, malgré les années, le savoir-faire est indéniable. Mais disons que dès les premières mesures, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, nous avons bien ici affaire à un hard rock très accessible et mélodique comme les années 80 ont su en proposer par palettes entières. Les mélodies claquent et sont mémorisées très rapidement. Ajoutez à cela une belle performance d’Engberg avec une vaste palette vocale et beaucoup de conviction, et quelques refrains bien sentis comme sur « Walking In Starlight » qui ouvre ce disque de fort belle manière. Cette belle entame continue composition après composition à notre plus grand plaisir.

Le cru 2014 de 220 VOLT vaut le détour avec pas seulement une belle robe mais aussi un breuvage bourré de belle saveur. La production est soignée et apporte une vraie plus-value par rapport aux albums des années 80. C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe dit la sagesse populaire. C’est vrai si tous les ingrédients sont frais et que la cuisinière sait y faire. 220 VOLT remplit sans aucun doute tous ces critères.

Oshyrya (7,5/10)

 

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AOR Heaven / 2014

Tracklist (61:32) : 01. Walking In Starlight 02. System Overload 03. Broken Promises 04. Alive 05. Blind 06. Stranded 07. Get Me Out 08. The Waiting 09. Through The Wastelands 10. Burning Heart 11. Take A Good Look 12. One Good Reason 13. Guiding Light

Planet OF Zeus – Vigilante

planetofzeus-vigilanteA l'ancienne, les baguettes claquent et sonnent le démarrage en trombe du troisième album de Planet Of Zeus. Du groove à foison, des riffs de guitares et une section rythmique énergiques qu'on verrait à priori émerger du du sud des Etats Unis. Sauf que le groupe qui officie dans un stoner metallique avec une pincée de rock sudiste et d'autres ingrédients variés ne vient pas du Bayou, mais d'Athènes. Logique vu le nom du groupe, d'être proche du Mont Olympe en quelque sorte. Certes Planet Of Zeus ne va sans doute pas bouleverser la donne avec un album dont le contenu n'est pas débordant d'originalité de prime abord. En revanche le groupe maîtrise parfaitement son sujet, varie le tempo, et déborde d'énergie communicative. A l'image des prouesses du vocaliste à l'aise au chant clair comme au chant plus rageur, Planet Of Zeus est à l'aise dans tous les registres. Le groupe sonne comme un retour bienvenu aux fondamentaux authentiques du rock, flirtant parfois avec le heavy metal (A Girl Named Greed), ou la fusion à la sauce Red Hot Chili Peppers (Burn This City Down). On s'imagine bien volontiers dans le studio de répète du groupe, à prendre dans les conduits auditifs une bonne dose de décibels accrocheurs. Vigilante s'affiche comme un album solide et accrocheur qui remet au goût du jour une recette un poil désuette avec la manière. Planet Of Zeus gagne à être connu hors de Grèce. Avis aux amateurs.

Hamster (08/10)

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planetofzeus.gr

Ihaveadrum Records / 2014

Tracklist (45 minutes) : 01. The Great Dandolos 02. Second Coming 03. A Girl Named Greed 04. Burn This City Down 05. Tornado 06. No Tomorrow 07. Vigilante 08. Sky High Heels 09. Disappointment Blues 10. The Beast Within