Et allez, dans le domaine du grand n’importe quoi voici le nouvel « album » des américians de TO THE WIND, Block Out The Sun & Sleep. Vous remarquerez les guillemets autour du mot album car quand je découvre que ce disque ne dépasse même pas les trente minutes, je ne suis pas sûr de vouloir le qualifier d’album. Si nous étions dans une veine grind, cet état de fait pourrait être acceptable mais ce ne serait pas moi qui signerais cette chronique. Mais là nous sommes bien en présence de onze nouvelles chansons, mais franchement le groupe l’a joué petit bras en ne parvenant même pas à offrir au moins une demi-heure de musique originale à ses fans. Carton rouge, au revoir et merci… Mais puisque je suis (très grassement) payé pour rédiger des chroniques, je vais aller un peu plus loin et vous donner mon sentiment concernant cet album.
TO THE WIND est né en 2008 quand les frères Ryan et Tanner Murphy ainsi que leur cousin Cory Lamb décident de rejoindre leurs amis Matt Farage et Anthony Laur pour mener à bien le projet de créer un groupe à même de proposer à tous la musique qu’ils aiment. Les américains ne chôment pas et proposent en autoproduction deux EPs puis un troisième chez Pure Noise Records cette fois-ci avant de sauter le pas et de sortir un premier album Empty Eyes. Voici la suite de leurs aventures avec Block Out The Sun & Sleep.
TO THE WIND va à l’essentiel et retire toute fioriture de sa musique. La grande majorité de leur chansons peinent à atteindre les trois minutes. Tout part d’un riff, d’une mélodie assez simple auquel il faut ajouter le chant hurlé de Tanner Murphy. L’approche musicale s’inscrit très nettement dans une veine métal / hardcore sans grande originalité même si le savoir-faire est évident. Il faut bien reconnaître que le groupe déploie une belle énergie et que certains refrains claquent. Si vous êtes fan de la vague machin-core qui sévit en ce moment, vous trouverez ici peut-être votre bonheur. Ce n’est pas le cas de votre serviteur qui s’est rapidement épuisé et ennuyé à l’écoute de ce très court disque. Les chansons finissent pas se ressembler et TO THE WIND tombe alors dans un pilotage automatique pas très excitant.
Alors si je résume : jolie pochette, album très court, limite foutage de gueule commercialement parlant, chansons calibrées et sans génie, l’ennui pointe rapidement le bout de son nez… Vous l’aurez compris l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous cette fois-ci. Sur scène pourquoi pas pour l’énergie dégagée mais sur disque, passez votre chemin.
Oshyrya (4,5/10)
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Pure Noise Records / 2014
Tracklist (29:30 mn) 01. Vacant Home 02. Trapped 03. Hands of the Clock 04. 21 05. Alone in Life 06. Block Out The Sun & Sleep 07. Skin Deep 08. Through My Eyes 09. Iron Rain 10. One and The Same 11. Growing Numb
Si les années 90 et 2000 avaient été bien sombres pour Night Ranger, réduit à enchaîner les disques moyens et les enregistrements live issus de concerts au Japon, la nouvelle décennie montre un certain regain de forme. En effet, Somewhere In California (2011) s'était avéré tout à fait plaisant et démontrait que malgré le départ de Jeff Watson, Night Ranger n'était pas moribond. Et que le nouveau guitariste, Joel Hoekstra, faisait un remplaçant plus qu'honorable à son prestigieux prédécesseur.
Pour ce High Road, il n'y aurait rien de bien neuf à dire par rapport à Somewhere In California : la musique de Night Ranger sonne de manière toujours aussi agréable. Elle a récupéré une bonne partie de son immédiateté et de sa légèreté qui firent le succès, jadis, de Dawn Patrol ou Seven Wishes. L'écoute du premier single, « High Road », donne un bon aperçu de cette accessibilité de bon aloi. Et de de la qualité globale de l'inspiration aussi. Remarquons toutefois que l'ensemble est globalement plus heavy que ce morceau et que les rythmés « Knock, Knock Never Stop » ou « I'm Coming Home » rappellent que Night Ranger n'a jamais glissé totalement dans l'AOR, malgré l'orientation radio de son hard rock mélodique.
C'est évidemment l'aspect du groupe que je préfère, même s'il faut remarquer que les inévitables ballades qui firent tant pour le succès commercial du groupe sont assez bien fichues (« Don't Live Anymore » doté d'ailleurs d'un break instrumental de qualité et de jolis solos d'orgue et de guitare et « Only For You Only »). Il est donc un peu triste que l'album perde légèrement de sa qualité dans sa deuxième partie, à partir d'un un peu quelconque « Hang On ». Ainsi, l'ultime ballade, « Brothers », semble bien dispensable. Remarquons toutefois que l'instrumental acoustique « LA No Name », où excelle la paire de guitariste, propose en clôture de disque quelque chose de nettement plus intéressant et qu'elle démontre bien le savoir des instrumentistes que sont les membres de Night Ranger.
High Road n'est certes pas du niveau des tout premier essais du combo californien mais fait très bonne figure dans sa discographie. Léger, frais tout en étant travaillé, il prend très bien la succession du déjà bon Somewhere In California.
Baptiste (7,5/10)
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Frontiers / 2014
Tracklist : 01. High Road 02. Knock Knock Never Stop 03. Rollin' On 04. Don't Live Here Any More 05. I'm Coming Home 06. X Generation 07. Only For You Only 08. Hang On 09. St. Bartholomew 10. Brothers 11. L.A. No Name
Ce Vans Warped Tour qui sillonne chaque été les Etats-Unis avec son tombereau de groupe pseudo modernes / hardcore-machin est une sacrée calamite. Comme il est de bon ton à chaque fois de présenter de « nouveaux » groupes considérés comme prometteurs pour les djeun’s rebelles d’outre-Atlantique, il apparait à chaque fois des tonnes de disques ou d’EP censés présenter ces groupes et surtout faire tourner la machine à cash sur le stand merchandising. Voici donc le nouvel EP des américains de FOUR YEAR STRONG avant leur apparition sur le scène principale de ce festival déprimant.
L’histoire n’est pas neuve puisque les premières sorties du groupe originaire de Worcester (Massachusetts) date de 2007. Ils évoluent dans un style que les spécialistes nomment hardcore mélodique ou easycore et comptent pas moins de quatre albums à leur actif dont le dernier In Some Way, Shape or Form date de 2011. Après trois années de silence et de nombreuses rumeurs de splits, les voici qui se rappellent à notre bon souvenir à travers cet EP. Le premier contact avec la musique des américains est assez amusant car nous sommes assez loin de ce que véhicule habituellement l’étiquette hardcore. Nous sommes ici en présence d’un groupe très très accessible avec des mélodies simples et les plus attrayantes possibles. On dirait un SUM 41 ou un BLINK 182 en plus speed mais rien de très méchant au menu. Des bonbons sucrés ont beau être parfois un peu épicés, ils ne risquent pas d’effrayer grand monde. Le groupe a choisi de privilégier l’énergie communicative à l’agression stérile.
Et cela fonctionne plutôt bien en cette période estivale. Les compositions ne prennent pas la tête, n’agressent pas l’auditeur et auraient tendance à donner la pêche. Cela reste formaté et sans grande surprise mais l’efficacité est là. Go Down In History a été enregistré, mixé et masterisé par Machine (FALL OUT BOY, EVERY TIME I DIE) au The Machine Shop. Du bon boulot.
Oshyrya (07/10)
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Pure Noise Records / 2014
Tracklist (16:37 mn) 01. What's In The Box? 02. Living Proof Of A Stubborn Youth 03. Tread Lightly 04. Go Down In History 05. So You're Saying There's A Chance…