Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Jay Smith – King Of Man

oshy_27072014_Ja_SmitJay Smith est un chanteur et compositeur suédois inconnu au bataillon mais qui, rien qu’à voir la pochette de cet album, possède bien des atouts pour plaire à un large public. Avec un physique pareil, ces tatouages et un certain talent musical, il devient rapidement le gendre, rebelle, mais presque parfait. Mais méfiance car en cherchant un peu sur internet, il est aisé de découvrir que cette belle gueule d’ange est surtout célèbre dans son pays pour avoir remporté la compétition du Swedish Idol 2010. Oui, cela calme tout de suite… Autant en France, les vainqueurs de ces émissions ridicules disparaissent rapidement à quelques exceptions près, autant en Suède une belle carrière pour naître de ces programmes. Un seul exemple, celui d’Erik Grönwall désormais le chanteur de H.E.A.T. (chronique ici).

Le physique c’est bien mais la musique c’est mieux. Le premier album éponyme du suédois est devenu rapidement platine en 2010 dans son pays. Il espère bien renouveler la même performance avec celui-là et il s’est payé les services de Dan Sundquist, vainqueur d’un Grammy Award, aux manettes. Les chansons proposées ici ne manquent pas de charme mais le tout reste très sage et surtout extrêmement formaté pour plaire à un large public. Chacun trouvera chaussure à son pied avec ce mélange très large d’influences, entre rock, pop et country.

Avec un tel pot-pourri de genres, le savoir-faire et la puissance financière d’un Sony vous devinez que King of Man, s’écoute sans trop de problème. Il faut bien avouer que Jay Smith possède un beau timbre de voix, grave et chaud à même de faire passer un vaste spectre d’émotions. Cela me rappelle Chad Kroeger de NICKELBACK. Les singles radio sont nombreux et passent en rotation rapide sur les radios suédoises. Les chansons s’enchaînent, jolies, charmantes mais ne laissent pas beaucoup de trace dans l’esprit de l’auditeur. King of Man transpire le professionnalisme, le savoir-faire mais s’avère être sur la longueur un disque mou du genou et beaucoup trop formaté pour les hits parades européens. Rien n’est mauvais mais rien n’est génial non plus, cela manque bougrement d’énergie et de relief.

Le contrat de départ a été rempli puisque ce second album de Jay Smith a rapidement trusté les premières places des charts nationaux. Comme quoi le public agit franchement en mouton et adhère à un produit brillant, formaté mais sans âme ni grand intérêt. La machine marketing a été lancée et elle a obtenu les fruits escomptés. Souhaitons à Jay Smith de connaître une belle carrière sur le long terme et de ne pas rapidement tomber dans l’oubli comme ses homologues français.

Oshyrya (06/10)

 

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Gain Music – Sony / 2014

Tracklist (51:22 mn) 01. The Blues 02. Women 03. Keeps Me Alive 04. King of Man 05. Cowboys from Hell 06. Sanctuary 07. Keep Your Troubles At Bay 08. Ode to Death (Little Sister) 09. Tramp of Love 10. Evil I Might Be 11. Worries Won’t Bring It Back 12. Sanctuary Revisited

oshy_27072014_Ne_Tow_KingLes labels ont parfois de drôles idées. Voici que l’un d’eux nous envoie un lien pour télécharger et chroniquer NEW TOWN KINGS, un groupe de Ska & Reggae originaire de Colchester, Essex au sein de la perfide Albion. Qu’est ce qui dans « Metal » ou « Chronique » pourrait faire penser que cela nous intéresse ? Ou alors il s’agit là d’une stratégie machiavélique qui vise à tenter sa chance avec le pigeon que je suis. Et sur ce coup-là, ils ont eu raison car je n’ai pas fait attention, j’ai téléchargé avant de me rendre compte de mon erreur. Donc beau joueur, voici ma pénitence sous la forme de cette chronique qui n’a pas grand-chose à faire dans ces pages.

NEW TOWN KINGS est né en 2007 et possède déjà deux albums à son tableau de chasse: Sounds Of The New Town (2008) et M.O.J.O (2012). En 2013, la foudre tombe et le chanteur du groupe, Chris, décide de quitter ses camarades pour vivre de nouvelles aventures. Après bien des mois de doute, ils tombent finalement sur la perle rare en la personne de Dabs Bonner. Revivifier par ce sans frais, NEW TOWN KINGS propose cet EP pour confirmer son retour en forme et se rappeler au bon souvenir de ses fans. La démarche musicale des britanniques n’a pas foncièrement changée depuis leurs débuts et Pull Up & Rewind enfonce encore une fois le clou en mélangeant allégrement, avec un certain talent ska et reggae. L’évolution viendrait surtout de l’approfondissement de l’identité reggae du groupe, plus poussée que jamais. Si vous n’êtes pas allergiques à ces courants musicaux, vous pourriez prendre du plaisir, entre deux écoutes du dernier VOMITORY, à travers ces nouvelles chansons qui sentent bons le soleil et les vacances.

Maintenant aussi sympathique que soit la musique de NREW TOWN KINGS, nous serons nombreux à trouver que cela manque nettement de blast beat et de growls. C’est le risque à vouloir être chroniquer sur un site lu comme le nôtres par des poètes et des esthètes de la brutalité.

Oshyrya (One Step Beyond/10)

 

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Bomber Music / 2014

Tracklist (12:39 mn) 01. Change 02. Luna Rosa 03. Grabbed My Hand 04. Cool the Pressure Down

The Dagger – The Dagger

Dagger 1rst LpThe Dagger est un groupe suédois de hard-rock/heavy metal vintage. Formée en 2009 par David Blomqvist, Tobias Cristiansson et Fred Estby (tous trois membres de feu Dismember), la bande (à laquelle s'adjoint l'ex-Sideburn Jani Kataja) oublie le death metal pour nous faire remonter le temps.

En trois accords, la messe est dite. The Dagger nous transporte dans les glorieuses années 70. Inspiré par les ténors de l'époque, le quatuor a alors peu de chance de se tromper. Si elle n'innove en rien, la musique de The Dagger est solide, fraîche et en aucun cas opportuniste. Si on peut y entendre des morceaux influencés par Deep Purple (« Skygazer »), Rainbow ou encore Iron Maiden, l'ensemble dégage tout de même une personnalité marquée. Le résultat ne se fait pas attendre : c'est jouissif et sans déchet. Ce premier album se range sans honte à côté de ses glorieux aînés.

Porté par un groupe dont les membres ont de la bouteille, The Dagger est un exercice sincère et réussi de remise en question musicale. Il est d'autant plus surprenant que l'on aurait difficilement imaginé le grand Fred Estby accoucher d'une pareille musique à l'époque où ce dernier écrivait le nauséabond « Skin her alive ».

Nico (8/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/daggerofficial

Century Media / 2014

01. Ahead Of You All 02. Call Of 9 03. Ballad Of An Old Man 04. Skygazer 05. Electric Dawn 06. 1978 07. Dogs Of Warning 08. Nocturnal Triumph 09. Inside The Monolithic Dome 10. Dark Cloud