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Judas Priest – Redeemer Of Souls

Redeemer-of-souls-album-cover-art-1280C'est triste à constater : le dernier disque de Judas Priest, Redeemer Of Souls, est bien peu engageant à chroniquer. Non que ce disque soit extrêmement mauvais ou totalement raté (comme le furent par exemple Jugulator ou Nostradamus) : dans ce cas la chronique au vitriol serait facile à effectuer. Non : la chronique est laborieuse car rien n'est franchement intéressant, ni pour autant exécrable. Reedemer Of Souls est simplement banal et plat. Cherchons les responsables.

Panne sèche dans la côte

Commençons par la figure iconique du groupe. Rob Halford a rarement été aussi peu inspiré au niveau de ses mélodies vocales et il n'y a que des refrains vite oubliables ici. Franchement « Dragonaut » ou « Halls Of Valhalla » sont ce qu'il a fait de pire. On sait que le grand chanteur a perdu de sa superbe et a largement dû abandonner les montées dans les aigus, une chose qu'il reconnaît d'ailleurs avec honnêteté. Le groupe a choisi de plutôt ralentir le tempo pour ne pas le mettre en difficulté et donner de l'espace à un chant dans les médiums. Mais pourquoi être aussi plat dans ce registre qu'il pratiquait très bien jadis ? On sent partout une poussivité et la tentation du pilotage automatique (« March Of The Damned » ou « Battle Cry » sur lequel ses aigus sont très incertains). C'est inquiétant.

Il est vrai que ce ne sont pas les riffs de Tipton qui auraient pu l'inspirer. Ces derniers ne sont ni mauvais, ni ridicules : ils sont juste ternes. L'inspiration semble avoir déserté les lieux. Comment expliquer autrement qu'on propose une composition aussi négligeable en ouverture que ce « Dragonaut » ? Alors que jadis Judas Priest ouvrait ses disques par un « Painkiller », un « Turbo » ou un « Breaking The Law »… C'est toujours simplement effrayant. Et ce ne semble pas être le nouveau venu, Richie Faulkner, qui semble capable de relancer la machine, même s'il est crédité sur tous les morceaux. Certes la production est assez moyenne et poussive, mais je pense que cette faille provient à l'origine d'un problème d'inspiration et de motivation du groupe.

Métal de troisième âge

Il y a bien quelques éclairs d'inspiration – très fugaces –, sur le riff de « Sword Of Damocles » ou sur « Crossing Fire » voire sur la ballade de clôture, « Beginning Of The End », mais ils sont rares. Ce sont d'ailleurs les seuls morceaux de ce Redeemer Of Souls qui auraient pu être retenus dans les années 70 et 80 : les autres auraient tous fini comme des faces B de singles pour Defender Of Faith ou Screaming for Vengeance

Et dire que la carrière musicale de Judas Priest était un quasi sans faute sur les douze premiers disques du groupe anglais… Depuis, c'est plutôt à un lent déclin auquel nous assistons navrés. La seule qualité de ce Redeemer Of Souls est d'acter définitivement ce triste constat. Un album de métal pour le troisième âge…

Baptiste (4/10)

 

PS : pour appâter le chaland, le groupe propose une version double CD avec des bonus tracks. Comme ces chansons sont du même tonneau que celles du premier disque, ce n'est pas la peine de s'étendre dessus évidemment.

 

Columbia / 2014

Tracklist : 01. Dragonaut 02. Redeemer Of Souls 03. Halls Of Valhalla 04. Sword Of Damocles 05. March Of The Damned 06. Down In Flames 07. Hell & Back 08. Cold Blooded 09. Metalizer 10. Crossfire 11. Secrets Of The Dead 12. Battle Cry 13. Beginning Of The End

American Dog – Neanderthal

American-Dog–NeanderthalLa première chose que l'on remarque sur ce septième album du groupe nord américain c'est la pochette. Un saut qualitatif, bien plus classe qu'auparavant. Cette fois le groupe bénéficie d'un travail réalisé par l'artiste disparu Frank Frazetta. Son travail avait illustré des albums de Molly Hatchet, Nazareth et Yngwie Malmsteen. 

Sur le précédent album, le nouveau venu Michael Harris (batterie) s'était intégré sans peine au groupe. Cette fois le groupe se renforce avec le guitariste Vinnie Salvatore. Si American Dog ne change pas d'un poil sa recette Hard rock teintée de Blues, il n'en demeure pas moins que le renfort à la guitare apporte de l'épaisseur au propos. Le vieux pick up rouillé roulant à tombeau ouvert s'est offert un turbo tout neuf, et le groupe ne se prive pas de s'en servir. Il est vivement conseillé de mettre le volume à fond (à 11 de préférence).  Le groupe de l'Ohio demeure direct et sans fioritures armé de son Hard Rock musclé tout terrain. Sans surprises pour les amateurs du groupe, mais toujours authentique et énergique, c'est bien l'essentiel. Le groupe conserve l'équilibre entre Blues et Hard rock, entre années 70 et 80, sur une tonalité généralement mid tempo. Les dix compos défilent, on ne voit pas le temps passé à headbanguer en cadence. Alors il va de soi que si vous avez apprécié les précédents efforts du combo, Neanderthal devrait en toute logique faire partie de votre discothèque. Chaudement recommandé.

Hamster (08/10)

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Bad reputation / 2014

Track Listing (46 minutes) 1. Carnivore 2. Who’s She Killin’ 3. Dirty Fun 4. Sun Won’t Shine 5. Neanderthal 6. Stuck In The Mud 7. We Ain’t Gonna Not Get Drunk Tonight 8. Dog Eat Dog 9. Start To Bleed 10. Devil Inside

 

Die Apokalyptischen Reiter – Tief. Tiefer

DAR-tiefCe n'est jamais agréable de subir une douche froide auditive de la part d'une groupe qu'on appréciait à plus d'un titre. J'ai toujours aimé le parti pris des cavaliers de l'Apocalypse qui ont privilégié la langue de Goethe au chant. J'ai toujours apprécié le culot, leur grain de folie et leur metal barré qui s'éclatait dans tous les sens, aussi bien en studio que sur scène. Alors forcément ce double album résonne comme une déception à la veille des 20 ans du groupe. De là à conclure que lorsque un groupe sort un double album il faut se méfier à priori, il n'y a qu'un pas… 
Cela dit il faut raison garder, ce n'est pas un constat d'une quelconque trahison du groupe, juste un constat de divorce pour "divergences musicales". Le groupe – qui l'avait laissé entendre à travers des déclarations sur ses changements de style- bazarde son metal unique en son genre pour une approche plus folk et plus rock qu'auparavant. On est bien en peine de trouver des morceaux énergiques et relevés dans cette promenade pour hippies. Oh bien sûr le premier morceau démarre de manière tonitruante, mais ça glisse vite comme une savonnette au refrain. Avec un poil d'indulgence on reconnait qu'on a du mal à retenir le postérieur de se tortiller au refrain." Wir " tient encore la route dans le registre énervé avec un chant rugueux à la sauce Crematory. Au troisième titre on plonge dans un mélange rock ambiant, s'il n'est pas désagréable, difficile de rester attentif. "Was Bleibt Bin Ich" et son refrain furieux relève le niveau mais hélas c'est un des derniers sursauts avant la plongée dans le néant. Un riff de guitare égaré sur "Es Wird Nacht", et une dernière folie surgit avec le titre "Die Welt Is Tief", dans la veine de System Of A Down. Voilà. Rideau. Un bien maigre bilan pour les amateurs de metal, l'album acoustique pour sa part exhume des titres d'anciens albums et remue le couteau dans la plaie. Plus "profond" selon le titre de l'album, pourtant le groupe n'a jamais sonné de manière aussi superficielle. C'est bien dommage.

Hamster (hors sujet / 10)

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Tracklist
Tief (38:24) 01. Freiheit, Gleichheit, Brüderlichkeit 02. Wir 03. Wo Es Dich Gibt 04. Was Bleibt Bin Ich 05. Ein Leichtes Mädchen 06. Ein Vöglein 07. Es Wird Nacht 08. Die Wahrheit 09. Zwei Teufel 10. Die Welt Ist Tief 11. So Fern

Tiefer (36:55) 01. Die Zeit 02. Der Weg 03. Friede Sei Mit Dir 04. Flieg Mein Herz 05. Das Paradies 06. Die Leidenschaft 07. Auf die Liebe 08. Der Wahnsinn 09. Terra Nola