Author:
Hamster Forever
Juil
15
11e album du combo californien originaire d'Orange County, Gigantoid livre neuf nouvelles compos, sans fioritures, ni surprise. Fu Manchu fait ce qu'il sait faire, du stoner rock, un poil gras, agrémenté d'un gros son. Oscillant à un rythme de pachiderme le groupe ne devie pas de sa route, à l'exception notable du titre punk "No Warning" et dans une moindre mesure des remuants Invaders "On My Back" et "Triplanetary". Au delà de ce tiers d'album expédié à la vitesse de la lumière on retiendra également le spatial "The Last Question" ou le groupe prend le temps durant huit minutes de laisser parler le feeling. Au fond rien ne change, à l'image d'un line up stable depuis treize ans, le groupe sort à intervalles plus ou moins réguliers son hommage au genre initié par Black Sabbath. Le côté sulfureux en moins, la planche de surf en plus.
C'est un peu la marque de fabrique du groupe, à l'instar d'un célèbre groupe australien qui fête ses quarante ans (AC/DC), Fu Manchu fait son boulot, et le fait bien, mais il ne faut pas attendre plus que ces compos. Ce n'est pas le genre de la maison de tout bazarder à chaque nouvelle galette. Ici, le groupe creuse son sillon avec une constance inffaillible. Gigantoid sonne comme une bonne nouvelle, de la part d'un groupe vétéran en bonne santé encore capable de livrer des compos solides et puissantes. Avis aux amateurs.
Hamster (07/10)
www.fu-manchu.com
www.facebook.com/FuManchuBand
At the Dojo Records / 2014
Tracklist (38 minutes) 01. Dimension Shifter, 02. Invaders On My Back, 03. Anxiety Reducer, 04. Radio Source Sagittarius, 05. Mutant, 06. No Warning, 07. Evolution Machine, 08. Triplanetary, 09. The Last Question
Author:
Mister Patate
Juil
14
Dans la série « on a vraiment pas eu de bol », j’avoue que je fais fort avec Insain. Alors que leur précédent effort a pris la poussière pendant des mois sur ma pile d’arrivages pour cause de surcharge de travail et de journées de seulement 24 heures, voilà que j’arrive enfin à me pencher sur leur cas pour apprendre qu’ils se séparent. Bon, ça c’est fait. À la limite, si le propos qu’ils proposent sur Enlightening The Unknown était moyen, je pourrais me consoler en me disant que je ne rate pas grand-chose, mais après plusieurs écoutes, je suis en droit d’avoir des regrets. Des regrets de ne pas les avoir vus plus tôt, par exemple, des regrets d’avoir perdu mon temps avec une chiée de groupes tous aussi superflus les uns que les autres et d’avoir ainsi délaissé Insain.
Parce qu’Insain fait du Death avec un très grand D, le genre de Death qui te fait tendre l’oreille immédiatement. « Tiens, c’est frais et efficace », me suis-je dit après la première écoute, et les écoutes suivantes sont venues confirmer le talent de ces zicos. Sans tomber dans les extrêmes de la brutalité à outrance ou de la technicité échevelée, Insain livre un dernier effort équilibré et foutrement efficace. Le mix est très bon, les compos sont suffisamment complexes pour mériter l’attention de l’auditeur sans le noyer sous un torrent d’informations et le tout passe comme une lettre à la poste. L’air de rien, on tient là un groupe qui a de l’avenir…
… et qui décide de mettre la clé sous le paillasson. C’est moche. Ils ont certainement des raisons valables de prendre une telle décision, mais c’est un beau gâchis. Là où trop de groupes peu inspirés s’entêtent à occuper les ondes, des formations comme Insain partent sur un coup de génie, avec une galette plus que recommandable et qui laisse sur sa faim. Allez, les gars, faites-nous le coup du comeback dans quelques années, on vous en voudra pas, promis !
Mister Patate (8,5/10)
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Kaotoxin Records / 2014
Tracklist (25:00) 1. Abyssum invocatis 2. Absorbing 3. The Faceless One 4. Beyond Stellar Remnants 5. The Scourge 6. Enlightening the Unknown 7. Apex
Ah bien il faut faire confiance à nos amis allemands pour maintenir haut les bonnes traditions. Et la régularité métronomiques de leurs sorties fait bien partie des qualités de GRAVE DIGGER. Deux ans sont passées depuis la sortie du très réussi précédent opus, Clash of the Gods (chronique ici) et donc les fans commençaient à s’inquiéter. Tout le monde est désormais rassuré avec la publication ces jours-ci de Return of the Reaper, le DIX-SEPTIEME opus du groupe ! Respect encore une fois pour une telle longévité et ténacité de Chris Boltendahl le chanteur, depuis longtemps le seul représentant des fondateurs. Saluons également la présence ici de Stefan Arnold derrière les fûts depuis plus de dix-huit ans.
Le titre de l’album peut le faire aisément comprendre, après les approches très épiques des deux derniers opus, GRAVE DIGGER revient à une démarche plus classique pour lui, un heavy métal allemand dans toute son essence et sa pureté. Votre serviteur se désole de ce choix, lui qui pouvait enfin prendre son pied avec le groupe et même passer outre le timbre de voix du chanteur. Mais après une telle carrière, il vaut mieux y aller doucement sur les expérimentations et régulièrement revenir sagement dans le giron qui a fait sa gloire. Donc la recette du heavy métal teuton est appliquée avec application : grosses guitares, rythmiques pachydermiques, chœurs virils et chant grave et agressif de Boltendahl. Les refrains sont facilement mémorisables et claquent à l’image d’un « Wargod » ou « Hell Funeral » à même de faire un malheur sur scène.
Return of the Reaper propose douze nouvelles chansons, très calibrées pour une durée moyenne autour des quatre minutes. Pas de fioritures ici mais juste le rouleau compresseur allemand à son meilleur. Demandez aux brésiliens ce qu’ils en pensent… Katzenburg et ses claviers retrouvent la portion congrue et font de la figuration face à la guitare d’Axel Ritt. Le pari de ne conserver qu’un seul guitariste dans le groupe suite au départ en 2009 de Schmidt et Hermann était osé mais il faut constater quelques années plus tard que cela n’a pas porté préjudice du groupe. Aussi bien en rythmique qu’en lead sur les soli, Ritt abat un sacré boulot. Tradition respectée à nouveau avec une production en béton armé, un son limpide et ultra puissant.
Moins aventureux comme ces prédécesseurs, Return of the Reaper permet à GRAVE DIGGER de se rappeler à ses fans historiques et de se repositionner comme leader sur la scène heavy métal outre-Rhin. Je regrette pour ma part l’absence du souffle épique qui avait su m’enchanter sur Clash of the Gods mais les bons moments ont toujours une fin. L’univers a repris sa marche habituelle, l’anomalie a été corrigée. Ceci dit, Return of the Reaper reste un bon album sans surprise mais en tout cas diablement efficace.
Oshyrya (7,5/10)
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Napalm Records / 2014
Tracklist (43:34 mn) 01. Return Of The Reaper 02. Hell Funeral 03. Wargod 04. Tattooed Rider 05. Resurrection Day 06. Season Of The Witch 07. Road Rage Killer 08. Grave Desecrator 09. Satan's Host 10. Dia De Los Muertos 11. Death Smiles At All Of Us 12. Nothing To Believe