Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Avec suffisamment d’alcool dans le sang, tous les fans de Metal à tendance plutôt brutale aiment le goregrind. Le goregrind, c’est un peu le Patrick Sébastien du Brutal, la gaudriole assurée avec une tendance aux gauloiseries basses de plafond, une simplicité touchante, des passages stupides mais catchy as fuck et une sale envie de faire la farandole en balançant des confettis en l’air. Ne niez pas, on vous a tous vus dans le pit des Rompeprop, Rectal Smegma et autres Gutalax… et avouez que vous vous marrez toujours ! Dans la même veine, Kaotoxin nous propose un split qui réunit deux dignes représentants des voix pitchées, guitares accordées hyper bas et groove qui te fait twerker le booty un vendredi soir, à savoir VxPxOxAxAxWxAxMxC et TxPxF, et le résultat est pour le moins décadent.

À l’instar des autres pointures du genre, ces deux formations assènent un goregrind standard mais efficace, avec les samples à la con de rigueur (le mix « Let Jesus Fuck You vs Schlager allemand » est juste parfait). Toutefois, le déséquilibre entre les deux formations est tel que ce split tourne rapidement à la demi-déception. En effet, d’un côté, nous avons des Autrichiens en forme olympique, avec un son énorme et quatre morceaux qui font l’effet d’un bulldozer dans un jardin d’enfants. Et de l’autre ? Eh bien, de l’autre, nous avons TxPxF qui, s’il ne manque pas d’idées, pèche par une prod’ vraiment faiblarde. Ca manque de punch, le bulldozer connaît des ratés et on reste sur sa faim.

Sans révolutionner le genre, ce split contient son lot de petites pépite goregrind qui donnent envie de se déguiser en super-héros et de filer tout droit vers Trutnov pour l’Obscene Extreme. Du Farandole Metal, comment peut-on y résister ? Par contre, il est dommage que toutes ces pépites soient uniquement du fait d’un seul groupe qui étouffe son concurrent sous une tonne de mucus et d’autres sécrétions corporelles.

Mister Patate (5/10)

Facebook officiel VxPxOxAxAxWxAxMxC

Facebook officiel TxPxF

Kaotoxin Records / 2014

Tracklist (38:57) 1. Vaginal Penetration of an Amelus with a Musty Carrot – Baptized in Clammy Scat 2. Vaginal Penetration of an Amelus with a Musty Carrot – Lacerate Some Farmers with a Harvester 3. Vaginal Penetration of an Amelus with a Musty Carrot – Playing Mohlvertel Rabbit Chase in a Nursery 4. Vaginal Penetration of an Amelus with a Musty Carrot – Mucus of a Giant Anal Papilla 5. Teen Pussy Fuckers – 40 y 13 (Paedolove) 6. Teen Pussy Fuckers – I Like Your Pussy Shaved Cause That Makes You Look Underage 7. Teen Pussy Fuckers – Whore(e)shipping Val's Ass 8. Teen Pussy Fuckers – Menstruation Is the Best Lubrication 9. Teen Pussy Fuckers – Neuk je moeder 10. Teen Pussy Fuckers – I Love Morritas de Secundaria 11. Teen Pussy Fuckers – Paedophilic Love 12. Teen Pussy Fuckers – Anal Ana (Taco y Burrito en tu Culito) 13. Teen Pussy Fuckers – She Loves to Rape and Be Raped 14. Teen Pussy Fuckers – Circus Macabrus (Bloodbastard cover)

Mastodon – Once More ‘Round the Sun

Mastodon_once_more_round_the_sunA priori ce sixième album de Mastodon s'annonçait sous les meilleurs auspices. Et ce dans la mesure ou Troy Sanders décrivait les nouvelles compos dans la veine de The Hunter. Une bonne nouvelle si l'on a apprécié l'effort précédent, un crève coeur pour ceux qui voient Leviathan comme un horizon indépassable.
A l'écoute de l'album on est tenté de donner raison à ces derniers, tant le groupe souffle le chaud et le froid. Un début un poil poussif refroidit les conduits auditifs, "Thread Lightly", un titre ne laisse guère d'impression mémorable. En revanche on retient parmi les titres convaincants et dynamiques, "The Motherload", "Chimes At Midnight", "High Road", ou "Aunt Lisa", où le groupe renoue avec son metal brut de décoffrage d'antan. Côté son, le groupe s'est rapproché d'une pointure, Nick Raskulinecz (un cv long comme le bras, avec des groupes tels qu'Alice In Chains, Death Angel, Deftones, Foo Fighters, Ghost, Evanescence, Rush ou Velvet Revolver).

D'autres titres ne laissent pas d'empreinte, "Asleep In The Deep" est une errance pop un poil trop longuette. Le titre éponyme de l'album ne laisse aucun souvenir tangible. "Ember City", "Halloween" ne sont pas non plus des plus accrocheurs. Reste un morceau final psychédélique qui s'étire en longueur, qui prend son essor tardivement sans jamais laisser éclater l'orage. L'intervention de Scott Kelly de Neurosis sur cette compo n'y change pas grand chose, pas plus que les autres invités disséminés sur l'album. Qu'on ne se méprenne pas, ce n'est pas le côté acidulé le plus ennuyeux dans l'album, ni les prestations au chant clair des membres du groupe qui sont gênantes. Ce qui l'est au bout du compte c'est d'avoir seulement un tiers de de titres vraiment accrocheurs qui restent en mémoire. Du coup on ressort de l'écoute avec une impression mitigée. Il y a la matière pour un très bon EP, pas plus.

Un dernier mot sur la pochette, "un cauchemar psychédélique", qui a au moins un mérite, si tu fais une tâche dessus, jamais tu ne la retrouveras… 

Hamster (06.5/10)

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Reprise records – Warner / 2014

Tracklist (54:08) 1. Tread Lightly 2. The Motherload 3. High Road 4. Once More 'Round the Sun 5. Chimes at Midnight 6. Asleep in the Deep 7. Feast Your Eyes 8. Aunt Lisa 9. Ember City 10. Halloween 11. Diamond in the Witch House.    

 

Funest – Desecrating Obscurity

Mélodique, technique ou brutal, le Metal italien a su, au fil des années, s’imposer petit à petit comme une scène de plus en plus réputée et placer quelques-uns de ses représentants au premier rang de certaines scènes. C’est aujourd’hui au tour du Death old school aux forts relents de Suède d’accueillir un groupe transalpin, en l’occurrence Funest. Alors, peut-on sonner comme un grand blond nourri au houblon et au renne quand on vient du Sud ?

Oui. Et plutôt bien même.

Honnêtement, toute personne qui n’aurait pas jeté un œil à la biographie du groupe aurait été particulièrement chanceux s’il avait pu deviner la nationalité de cette formation. Funest fleure bon le caveau, le growl d’outre-tombe, le headbang facile et le groove imparable. On a beau être en présence d’un groupe qui, en quelque sorte, se contente de rendre hommage au Death du nord, il n’en reste pas moins que le résultat est foutrement efficace. Mieux encore : contrairement à un Brutally Deceased qui, au final, m’avait déçu sur son deuxième effort, Funest parvient malgré tout à sonner « frais » et à rester suffisamment accrocheur pour surnager parmi tous les nouveaux groupes qui officient dans le même registre. Cerise sur le gâteau, on notera la présence du frontman des excellents Interment sur deux morceaux, histoire d’encore renforcer un peu le lien avec la scène scandinave.

Pas original pour un sou mais efficace en diable, Desecrating Obscurity a suffisamment d’atouts pour faire pencher la balance en sa faveur. Pour un premier effort, Funest s’en sort avec les honneurs. Reste à voir si la prochaine sortie saura concrétiser l’essai et confirmer le potentiel des transalpins. À suivre…

Mister Patate (7,5/10)

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Memento Mori Records / 2014

Tracklist (39:56) 1. Intro – Desecrating Obscurity 2. Buried and Forsaken 3. Obsession for Desecration 4. Darkened Genesis 5. Fornicate the Deceased 6. Catacomb Torture (Mutilator From The Grave) 7. Interlude – Butchering The Prophet Of God 8. Marching On Dead Angels 9. Blessed Shepherd Of Decline 10. The Stench Of Blessing 11. Ascension In Desolation 12. Deranged Baptism