Suite à un dernier album, paru après à une longue période de remise en question, avec Scott Weiland et un E.P avec Chester Bennington, les frères DeLeo et Eric Kretz ont voulu continuer l’aventure Stone Temple Pilots. Les trois lascars, tel INXS à leur époque, ont engagé un candidat de X-Factor pour prendre la relève de ces deux excellents vocalistes.
S’il était légitime de s’inquiéter d’une telle manœuvre, bien peu rock’n’roll, ce deuxième album éponyme nous rassure sur l’état de santé du groupe. Le talent des frères DeLeo ne s’est pas émoussé avec le temps : ces mélodies immédiates nous ramènent fissa à la grande époque de Purple. « Meadow », le premier single, ne rate pas ça cible. La suite est du même tonneau. « Thought she’d be mine », « Roll me under », « Finest hour » ou la superbe ballade « The art of letting go » sont des compositions simples qui vont droit au but. Le dernier arrivé, Jeff Gutt, s’avère être à la hauteur de ses prédécesseurs. Il est un excellent copycat de Weiland. Donc, de fait, un bon chanteur. Ce septième album est un investissement rentable à 100 %.
La mort de Scott Weiland aurait pu leur être fatale, pourtant Stone temple pilots prouve que le trio restant a bien fait de continuer son chemin. Espérons juste ne pas avoir à attendre huit ans avant le prochain album.
Nico (9/10)
Site Officiel : http://stonetemplepilots.com/
Warner/2018
1.Middle Of Nowhere 2.Guilty 3.Meadow 4.Just A Little Lie 5.Six Eight 6.Thought She’d Be Mine 7.Roll Me Under 8.Never Enough 9.The Art Of Letting Go 10.Finest Hour 11.Good Shoes 12.Reds & Blues
Trois ans après la sortie de son précédent opus, The Wayward Son, bien des choses ont changé pour les mosellans de SEYMINHOL. Exit le bassiste historique, Christophe Billon-Laroute, qui a souhaité se focaliser sur son nouveau projet professionnel et exit Brennus Music au profit de Lion Music , Kévin Kazek et Nicolas Pélissier restent les derniers rescapés des débuts et mènent contre vents et tempêtes le navire. A leurs côtés, Thomas Das Neves poursuit sur la lancée du disque précédent alors que Vianney Habert (DEFICIENCY) arrive pour compléter le line-up.
La démarche du quatuor ne varie pas sur ce nouvel opus, ils proposent un métal progressif et symphonique racé et inspiré. Album concept au tour de la figure tragique d’Ophélie dans le Hamlet de Shakespeare, Ophelian Fields explore des rivages sombres, féminins, métaphysiques. L’album se révèle malheureusement très court mais il ne manque pourtant pas de variété. SEYMINHOL a encore plus que d’habitude su varier les plaisirs et mélange efficacement différents styles de musique, la douceur et l’accroche du rock enrichi ici et là de touches FM, gothiques et thrash. Kévin Kazek et Nicolas Pélissier veulent faire passer beaucoup d’émotions, Ophélie passant progressivement de la plus grande joie au plus profond drame et ils mettent en œuvre tout leur savoir-faire à travers ces dix compositions. Tout n’est pas génial, mais les standards restent élevés tout au long du disque. Ophelian Fields s’apprécie avec un casque sur les oreilles le livret dans les mains et au calme. La richesse et le fourmillement du travail d’écriture et de composition réalisé vous sautera ainsi aux oreilles. Au niveau technique, pas grand-chose à redire, les quatre musiciens sont bien en place. Seule la production un peu terne laisse quelques regrets.
Bien qu’un peu moins convaincant que The Wayward Son, plus mature et abouti, Ophelian Fields reste un chapitre solide et agréable de la carrière de SEYMINHOL. Avec le recul, que de chemin parcouru depuis Northern Recital en 2002. Le quatuor poursuit son chemin dans l’ombre mais il a su devenir un groupe de référence dans l’hexagone. Leur nouveau label finlandais pourrait leur faire toucher un plus large public et créer de nouvelles opportunités. C’est en tout cas ce que nous leur souhaitons.
Oshyrya (7,5/10)
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Lion Music / 2018
Tracklist (36:29 mn) 01. Intro Appetite 02. Act II, Scene 2 My Soul’s Idol 03. Interlude Nymph 04. Act II, Scene 1 Hidden Desire 05. Act III, Scene 2 Behind The Mask 06. Act IV, Scene 5 Her Majesty Of Flowers 07. Part 1 The Devil Takes My Soul 08. Part 2 Crown Of Thorns 09. Part 3 After 10. Outro
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Hamster Forever
Mar
14
Cobra Speed Venom, dixième album des vétérans de The Crown, qui approchent des trente ans de carrière, était annoncé sous les meilleurs auspices selon le groupe qui se disait « affamé et survolté ». Toujours suspicieux ? Cet effort a été enregistré sous la houlette du producteur Fredrik Nordström, qui avait travaillé sur Deathrace King, album qui avait marqué les esprits il y a près de 20 ans. Au delà de la déclaration d’intention, on doit se rendre à l’évidence en écoutant l’album, les suédois tiennent leurs promesses. Féroce et direct, l’album est une solide démonstration de force.
Le groupe de Death Thrash ne tarde pas a rentrer dans le lard, moins d’une minute après une intro sinistre et un poil classique (on sait qu’avec ce genre de ressort on va se prendre une baffe en pleine figure), The Crown sonne la charge. Non seulement le groupe déroule ses compos avec une rage intense, mais surtout il se paie le luxe de tenir la route jusqu’à la fin de l’album sans s’essouffler ou montrer des signes de faiblesse du côté de l’inspiration. Les suédois n’ont rien perdu de leur savoir en matière et délivrent des compos rapides, agressives et accrocheuses, sans négliger quelques passages mélodiques pour laisser l’auditeur respirer un peu. Des compositions comme » Iron Crown « , « In The Name Of Death », « Necrohammer » ou la fin de » Rise In Blood » sont particulièrement dévastatrices pour les conduits auditifs, mais il faut se rendre à l’évidence, il n’y a pas de titres indigents dans cet opus. Même le titre final instrumental « Where My Grave Shall Stand » qui calme le jeu, tient la route en dépit de riffs de guitares assez convenus. On retient avant tout qu’a l’image de l’illustration de la pochette de l’album Johan Lindstrand et ses comparses surfent sur une vague qui emporte tout sur son passage. Il va de soi que les amateurs du groupe seront ravis du regain de forme de ces vétérans qu’on n’attendait pas vraiment. En prime les titres bonus sont dans la veine de l’album et valent le détour. Avis aux amateurs.
Hamster (08.5/10)
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Metal Blade records / 2018
Tracklist (60 minutes) 01. Destroyed By Madness 02. Iron Crown 03. In the Name of Death 04. We Avenge! 05. Cobra Speed Venom 06. World War Machine 07. Necrohammer 08. Rise In Blood 09. Where My Grave Shall Stand 10. The Sign of the Scythe 11. Nemesis Diamond (bonus) 12. The Great Dying (bonus)
Cobra Speed Venom by The Crown