Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

The Crown – Cobra Speed Venom

Cobra Speed Venom, dixième album des vétérans de The Crown, qui approchent des trente ans de carrière, était annoncé sous les meilleurs auspices selon le groupe qui se disait « affamé et survolté ». Toujours suspicieux ? Cet effort a été enregistré sous la houlette du producteur Fredrik Nordström, qui avait travaillé sur Deathrace King, album qui avait marqué les esprits il y a près de 20 ans. Au delà de la déclaration d’intention, on doit se rendre à l’évidence en écoutant l’album, les suédois tiennent leurs promesses. Féroce et direct, l’album est une solide démonstration de force.
Le groupe de Death Thrash ne tarde pas a rentrer dans le lard, moins d’une minute après une intro sinistre et un poil classique (on sait qu’avec ce genre de ressort on va se prendre une baffe en pleine figure), The Crown sonne la charge. Non seulement le groupe déroule ses compos avec une rage intense, mais surtout il se paie le luxe de tenir la route jusqu’à la fin de l’album sans s’essouffler ou montrer des signes de faiblesse du côté de l’inspiration. Les suédois n’ont rien perdu de leur savoir en matière et délivrent des compos rapides, agressives et accrocheuses, sans négliger quelques passages mélodiques pour laisser l’auditeur respirer un peu. Des compositions comme  » Iron Crown « ,  « In The Name Of Death », « Necrohammer » ou la fin de  » Rise In Blood  » sont particulièrement dévastatrices pour les conduits auditifs, mais il faut se rendre à l’évidence, il n’y a pas de titres indigents dans cet opus. Même le titre final instrumental « Where My Grave Shall Stand » qui calme le jeu, tient la route en dépit de riffs de guitares assez convenus. On retient avant tout qu’a l’image de l’illustration de la pochette de l’album Johan Lindstrand et ses comparses surfent sur une vague qui emporte tout sur son passage. Il va de soi que les amateurs du groupe seront ravis du regain de forme de ces vétérans qu’on n’attendait pas vraiment.  En prime les titres bonus sont dans la veine de l’album et valent le détour. Avis aux amateurs.

Hamster (08.5/10)

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Metal Blade records / 2018

Tracklist (60 minutes) 01. Destroyed By Madness 02. Iron Crown  03. In the Name of Death 04. We Avenge! 05. Cobra Speed Venom 06. World War Machine 07. Necrohammer 08. Rise In Blood 09. Where My Grave Shall Stand 10. The Sign of the Scythe 11. Nemesis Diamond (bonus) 12. The Great Dying (bonus)

Cobra Speed Venom by The Crown

Saxon – Thunderbolt

Saxon est un vétéran du heavy-metal. En plus de quarante ans de carrière, le gang de Barnsley a connu beaucoup de hauts, très peu de bas. Saxon vieillit bien ; il reste aussi tranchant qu’à ses débuts. Machine de guerre sur scène comme sur album, le groupe de Biff Byford est toujours resté au top. Et ce, grâce à un line-up stable et frondeur qui nous a apporté, cette dernière décennie, une tripotée d’excellents albums (Call to arms, Battering ram).

Avec ce vingt-deuxième album, la petite entreprise de Saxon ne connaît pas la crise. Composé en grande partie par Byford et Nibbs Carter, Thunderbolt est un excellent cru. Les onze compositions vont droit au but. L’album commence fort avec « Thunderbolt » et son refrain taillé pour la scène. Un hymne instantané. La suite est du même acabit. Si « The secret of flight » est plus classique, il reste dynamique. La triplette heavy-rock « Nosferatu/They played rock’n’roll/Predator » est le point fort de l’album. Mais Saxon ne se repose pas sur ses lauriers. Il dégaine encore deux titres qui vont droit au but : « Sniper » et « Speed merchants ».

Thunderbolt est une réussite complète. Ses compos imparables, soutenues par la production impeccable de Andy Sneap, prouvent que le poids des années n’a aucune prise sur le quintet. Espérons que Paul Quinn et ses acolytes continuent de nous proposer des albums de cette trempe.

Nico (8,5/10)

Site Officiel : http://www.saxon747.com

Silver Lining music /2018

01. Olympus Rising 02. Thunderbolt 03. The Secret Of Flight 04. Nosferatu (The Vampires Waltz) 05. They Played Rock And Roll 06. Predator 07. Sons Of Odin 08. Sniper 09. A Wizard’s Tale 10. Speed Merchants 11. Roadie’s Song 12. Nosferatu (Raw Version)

Ministry – AmeriKKKant

2018 : Donald Trump est à la Maison Blanche, Al Jourgensen, dans un énième sursaut tente une fois encore de repousser l’envoi à la maison de retraite de Ministry avec ce quatorzième album studio. Vu les derniers soubresauts sur scène depuis 10 ans agrémentés de sorties discographiques piteuses (l’épouvantable live Last Tangle In Paris ou l’insipide From Beer To Eternity pour ne citer que ceux là), on ne peut qu’avoir de l’appréhension… Et cela se confirme, on écoute un interminable tunnel de quelque chose qui ressemble vaguement à Ministry, sans la moindre hargne, l’électroencéphalogramme affiche un calme sinistre. Une entrée loupée, avec ce sample martelé de Donald Trump, déformé et lourd, asséné pendant trois minutes. Histoire de faire fuir le moindre auditeur ayant encore un poil de santé mentale, suivent deux titres de huit minutes chacun, d’une mollesse abyssale.
Surgit alors le dernier râle au milieu de cette agonie, « We’re Tired Of It » cogne comme une bonne reprise du groupe comme il sonnait il y a quelques décennies, pas un poil de personnalité, mais  assez de rythme pour paraître jubilatoire pendant deux minutes. Quelle ironie de l’avoir intitulé « Nous sommes fatigués de ça »…  Le morceau suivant « Wargasm », sans être ébouriffant, tient aussi la route, rythmes variés, le rock indus se réveille brièvement, on pourrait presque y croire, avoir envie de faire un don à Al pour ses soins médicaux, pour lui payer un fix, ou aider la Croix Rouge à le ramasser…  La parenthèse enchantée se referme aussitôt avec le lourdingue « Antifa » qui sonne aussi comme une faible reprise d’antan qui ne soutient pas la comparaison… Vous me direz et le message anticapitaliste d’Al dans tout ça ? Du folklore schizophrène, limite gênant, Al sort un discours radical tout en étant signé chez Nuclear Blast, faut-il en rajouter ? On repart dans un tunnel judicieusement intitulé « Game Over » sans aucune inspiration. « Amerikkka » enfonce le dernier clou sur le cercueil. Dont resurgira sans nul doute Al dans quelques années. Si seulement Al Jourgensen avait tenu sa promesse de 2007, quand il avait annoncé que The Last Sucker serait l’ultime album de Ministry… nous infliger une deuxième résurrection qui foire lamentablement c’est un poil désagréable.

Hamster (euthanasie / 10)

 

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Nuclear Blast / 2018
Tracklist (48 minutes) 1. I Know Words 2. Twilight Zone 3. Victims of a Clown 4. TV5/4Chan 5. We’re Tired of It 6. Wargasm 7. Antifa 8. Game Over 9. AmeriKKKa